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Des adolescentes enceintes et 24 bébés libérés d'une "usine à bébés" au Nigeria

Une infirmière osculte une femme enceinte dans une maternité du district d'Obio à Port Harcourt, au Nigeria, le 24 mars 2011. (REUTERS/Akintunde Akinleye)
Une infirmière osculte une femme enceinte dans une maternité du district d'Obio à Port Harcourt, au Nigeria, le 24 mars 2011. (REUTERS/Akintunde Akinleye)

La police nigériane a libéré 24 bébés et quatre adolescentes enceintes d'une maternité illégale dans la ville pétrolière de Port-Harcourt dans le sud du Nigeria, a annoncé mardi un porte-parole de la police.

"Lors d'une opération d'infiltration menée mardi, nos hommes ont découvert une organisation s'adonnant à la traite d'enfants à Woji à Port-Harcourt où 24 bébés âgés entre un et deux ans et quatre adolescentes enceintes ont été secourus", a précisé Nnamdi Omoni.

Il a ajouté que les victimes "fragiles et mal nourries" ont été hospitalisées. Des enquêtes sont en cours pour retrouver les personnes qui ont dirigé cet établissement.

Plusieurs autres "usines à bébés" du même type ont été découvertes ces dernières années par la police nigériane.


Les opérations de police visant à fermer ces "usines" sont relativement fréquentes au Nigeria, notamment dans le sud. Des jeunes filles piégées avec des promesses d'emplois se retouvent enceintes et forcées d'accoucher des enfants à "vendre".

Les bébés garçons sont généralement vendus pour 500.000 nairas (1.400 USD, 1.250 euros) tandis que les filles sont "vendues" pour 300.000 nairas, a indiqué la police dans des cas précédents.

L'Unesco a classé le trafic d'êtres humains en troisième place des crimes les plus fréquents commis au Nigeria, après la corruption et le trafic de drogue.


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