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Un représentant de l'opposition accusé de terrorisme au Nicaragua


Des policiers se font photographier avec le président Daniel Ortega, à Masaya, au Nicaragua, le 13 juillet 2018.

Le leader paysan Medardo Mairena, l'un des représentants de l'opposition nicaraguayenne dans le dialogue avec le gouvernement, a été accusé à Managua de terrorisme, assassinat et tentative de saper l'ordre constitutionnel du pays.

L'audience judiciaire a été fixée au 15 août prochain.

Le juge pénal de Managua, Henry Morales, a validé l'accusation du parquet général pour terrorisme, crime organisé, assassinat, enlèvement, vol et obstruction des services publics formulée contre Medardo Mairena, incarcéré à Managua.

Selon le parquet général, il est également poursuivi pour avoir dirigé un groupe criminel coupable de "graves entraves à l'ordre public" et pour avoir tenté de saper l'ordre constitutionnel.

L'acte d'accusation désigne Medardo Mairena comme l'un des meneurs des blocages routiers organisés dans les départements de Boaco, Chontales, Nueva Guinea (centre) et de Río San Juan (sud-est) lors des manifestations pour réclamer le départ du président Daniel Ortega.

>> Lire aussi : La police a pris le contrôle du quartier rebelle de Masaya au Nicaragua

Il est également accusé d'avoir mené, la semaine dernière, une attaque à Morrito (sud-est), au cours de laquelle quatre policiers et un civil ont été tués.

Tout comme M. Mairena, un autre dirigeant paysan, Pedro Mena, a également été mis en cause.

"Medardo n'est pas un terroriste, c'est un défenseur des droits du peuple", ont déclaré des manifestants qui protestaient mardi devant le palais de justice.

Medardo Mairena dirige le Conseil national pour la défense de la Terre, du Lac et de la Souveraineté, un mouvement paysan qui a notamment lutté ces cinq dernières années contre le projet du canal interocéanique au Nicaragua.

>> Lire aussi : Washington exhorte le président Ortega à arrêter l'attaque à Masaya

Le mouvement paysan a appelé à une manifestation mercredi devant la prison d'El Chipote, à Managua, pour exiger la libération de M. Mairena et de ses compagnons.

Le Nicaragua, pays le plus pauvre d'Amérique centrale, est secoué depuis trois mois par des violences qui ont fait plus de 280 morts et quelque 2.000 blessés.

Un mouvement de protestation a été lancé le 18 avril contre le gouvernement de Daniel Ortega, 72 ans, à la tête du Nicaragua depuis 2007 après l'avoir déjà dirigé de 1979 à 1990, et accusé d'avoir instauré avec son épouse Rosario Murillo, vice-présidente, une "dictature" marquée par la corruption et le népotisme.

Avec AFP

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