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L'église pousse au dialogue au Nicaragua

Le Cardinal Miguel Obando y Bravo après une entrevue avec le leader du Front révolutionnaire sandiniste du Nicaragua (FSLN) Daniel Ortega à Managua, au Nicaragua, le 11 décembre 2004.

Le président nicaraguayen Daniel Ortega rencontrera jeudi les évêques pour étudier une reprise du dialogue avec l'opposition, qui intensifie la pression sur le gouvernement en bloquant de nombreuses routes, après de violentes manifestations qui ont fait plus de 120 morts.

La réunion, proposée par la hiérarchie catholique (qui joue le rôle de médiateur dans le conflit), "a été acceptée par le président et se tiendra demain jeudi 7 juin à 15H00 (21H00 GMT) à la Maison des peuples", a déclaré la Conférence épiscopale du Nicaragua (CEN) dans un communiqué.

Le rendez-vous a pour objectif d'"aborder les sujets si indispensables à notre patrie, la justice et la démocratie, dont dépend toujours la paix, dans le but d'évaluer l'opportunité de reprendre le dialogue", ont indiqué les évêques dans une lettre adressée au président.

Les évêques avaient pris la décision de suspendre le dialogue après la mort de 16 manifestants, le 30 mai, dans des manifestations à travers le pays. Le lendemain, ils avaient annoncé que le dialogue ne reprendrait pas tant que la répression continuerait.

La CEN s'est posée en médiateur depuis le mois de mai, essayant de réunir à la même table le gouvernement et l'opposition, formée de représentants des étudiants, d'entreprises et de la société civile.

Le dialogue vise à sortir le pays de la grave crise politique et sociale dans laquelle il est plongé depuis le début des manifestations, le 18 avril. Réprimées d'une main de fer par les autorités, elles ont fait 121 morts et 1.300 blessés, selon un dernier bilan de l'ONG Centre nicaraguayen des droits de l'homme (Cenidh).

La Commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH) a dénoncé mercredi, à Washington, les "nouvelles formes et pratiques répressives" du gouvernement du Nicaragua contre les manifestants.

- "Défendre Masaya" -

"Nous voulons tous la paix, nous voulons le dialogue, nous voulons travailler ensemble et nous écouter, discuter de tous les sujets parce qu'il y a une solution à tout", avait assuré lundi Rosario Murillo, Première dame et vice-présidente du pays. Dans une apparente tentative d'apaisement, elle s'était dit "engagée en faveur du dialogue, du travail, de la sécurité et de la paix".

Mais sur le terrain, la situation est loin d'être apaisée. Les opposants ont assuré mercredi que la majorité des routes du pays étaient bloquées, en particulier au sud de la capitale, dans le but de protéger la ville de Masaya, cible de pillages, d'incendies et d'offensives des forces antiémeutes.

"L'idée est d'augmenter les blocus pour défendre Masaya, qui est devenue une cible de la dictature", a déclaré à l'AFP l'ex-guérillera et dissidente du sandinisme au pouvoir, Monica Baltodano.

Les barrages routiers de l'opposition concernent également l'accès à Grenade, un centre historique et touristique, où de nouveaux affrontements ont fait au moins un mort, mardi.

"Nous sommes attristés par les événements d'hier (mardi) dans la ville historique de Grenade, patrimoine culturel du Nicaragua, qui a été dévasté, incendié comme à l'époque (du flibustier américain) William Walker", qui s'était fait élire président du Nicaragua en 1856, a déclaré Murillo.

Selon le gouvernement, les incendies ont touché des édifices publics, des bâtiments du parti au pouvoir et des commerces.

- "Il tue son peuple" -

Les protestations sont menées par des jeunes qui défendent leurs villes avec des pierres et des mortiers faits maison face aux balles réelles des forces antiémeutes du gouvernement.

"Notre seule arme est ce mortier (...). L'objectif est d'essayer de continuer à nous défendre jusqu'à la fin", a déclaré à l'AFP Álvaro Torres, un mécanicien qui a passé l'après-midi à fabriquer des mortiers artisanaux avec trois voisins pour défendre leur quartier à Masaya, à 30 km au sud de la capitale.

"C'est injuste ce que fait Daniel Ortega,(...) il tue son propre peuple", a dénoncé Zeneyda del Rosario Cuesta, mère d'un adolescent de 17 ans tué dimanche par un coup de feu, dont la famille affirme qu'il venait de la police.

Mardi, l'assemblée générale de l'Organisation des Etats américains (OEA) a adopté une déclaration "en soutien au peuple nicaraguayen", dans laquelle elle exhorte le gouvernement Ortega et tous les membres de la société à dialoguer de manière constructive face à la crise et à mettre fin à toute violence.

Avec AFP

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Kanye West, candidat de Dieu et contre Trump à la Maison Blanche

Kanye West assiste au WSJ. Magazine Innovator Awards 2019 au Museum of Modern Art de New York, le 6 novembre 2019.

Il sera le candidat de Dieu à la Maison Blanche: Kanye West a assuré mercredi au magazine Forbes qu'il ne soutenait plus Donald Trump à la présidentielle américaine de novembre et a remis en question la capacité du démocrate Joe Biden à mobiliser l'électorat noir.

Dans ce long entretien fait par téléphone, le rappeur milliardaire reconnaît qu'il se lance dans la course à la dernière minute et qu'il prendra une décision définitive d'ici un mois.

"On en parle depuis des années", explique-t-il en référence à ses ambitions présidentielles, révélées samedi dans un tweet, et à ses deux principaux soutiens: sa femme Kim Kardashian et le fantasque patron de Tesla Elon Musk.

"Voyons si la nomination est pour 2020 ou pour 2024, parce que c'est Dieu qui nomme le président", dit le rappeur qui s'est rapproché ces derniers mois de la religion. "Si c'est 2020, alors j'aurais été nommé par Dieu".

Sans structure en place, il ne donne aucun détail sur sa campagne, mais assure qu'il ne soutient plus le milliardaire républicain après avoir été un de ses plus fervents partisans, notamment en portant en 2018 une casquette rouge au slogan présidentiel "Make America Great Again" dans le Bureau ovale.

"J'enlève la casquette rouge avec cet entretien", explique-t-il à Forbes, ajoutant qu'il sera le candidat d'un nouveau parti appelé "Jour de naissance".

Mais il évite de critiquer le locataire actuel de la Maison Blanche, sauf sur sa gestion du mouvement de colère contre le racisme qui s'est répandu depuis deux mois dans le pays, alimentant les soupçons d'une candidature destinée à perturber celle de Joe Biden, actuellement en tête des sondages nationaux.

"Dire que le vote noir est démocrate est une forme de racisme et de suprématie blanche", affirme Kanye West, en reconnaissant qu'il n'hésiterait pas à priver l'ex-vice président des voix de la minorité noire qui vote majoritairement pour les démocrates.

Le rappeur, qui a annoncé avoir eu le coronavirus, affiche également sa méfiance face aux vaccins qui ont, selon lui, paralysé de nombreux enfants, une assertion fausse et fermement combattue par le monde scientifique.

"Quand ils disent que le moyen de régler le Covid-19 est un vaccin, je suis extrêmement prudent", explique-t-il. "C'est la marque de la bête", lance-t-il en référence au Diable.

Donald Trump a jugé que cette candidature surprise était "intéressante" tout en estimant que l'élection de 2024 devrait être son véritable objectif.

Joe Biden n'a pas commenté l'annonce de Kanye West.

Retrait des Etats-Unis de l'OMS: des critiques à travers le monde

Le président américain Donald Trump et le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom, lors du sommet du G20 à Hambourg, dans le nord de l'Allemagne, le 7 juillet 2017. (Photo SAUL LOEB / AFP)

Le gouvernement des Etats-Unis a officiellement lancé la procédure qui lui permet de se retirer de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). En lançant la procédure de retrait, le président Donald Trump met à exécution ses menaces de quitter l'agence onusienne qu'il accuse d'avoir tardé à réagir face à la pandémie de coronavirus.

Washington a envoyé la notification de son retrait au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, qui est le dépositaire pour l'OMS. Il a confirmé l’avoir reçue.

Pour que la décision soit effective, les Etats-Unis, membre fondateur de l'OMS en 1948, doivent être à jour dans leurs contributions et respecter un délai d'un an. Le retrait ne sera donc effectif que le 6 juillet 2021.

Les Etats-Unis apportent 15% du budget de l'agence onusienne, soit 400 millions de dollars par an.

Des responsables de santé et des adversaires de M. Trump ont critiqué sa décision. Son rival présumé pour le scrutin de novembre, le démocrate Joe Biden, a promis que les Etats-Unis reviendront immédiatement dans l'OMS s'il est élu, selon le quotidien Politico.

Pour la Fédération des scientifiques américains, ce retrait ne fera que nuire à la lutte mondiale contre le coronavirus, qui s'accélère et dont le pic n'est pas encore atteint dans le pays.

Un porte-parole de la diplomatie chinoise, a estimé qu’il sape les efforts internationaux et aura un impact grave sur les pays en développement. Pour le gouvernement allemand, le retrait constitue un revers de la coopération internationale.

Depuis le début de la pandémie, Donald Trump accuse de se montrer trop indulgente avec la Chine, où le coronavirus est apparu en premier. Il reproche aussi au patron de l'OMS, l'Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, d'avoir tardé à réagir face à la pandémie de coronavirus et de s'être montré incapable de réformer l'organisation.

Washington rompt officiellement son alliance avec l'OMS

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