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États-Unis

Cinq ans après, renvoi d'un policier blanc accusé d'avoir asphyxié un Noir à New York

Emerald Snipes, fille d'Eric Garner, s'adresse à la presse à l’extérieur d'un tribunal de New York, le 16 juillet 2019.

La mort d'Eric Garner en juillet 2014 a contribué à faire émerger le mouvement "Black Lives Matter" et alimenté les accusations de racisme portées à l'encontre de la police américaine.

L'affaire avait en 2014 catalysé le mouvement #BlackLivesMatter dénonçant les violences policières contre les Noirs: lundi, le chef de la police new-yorkaise a annoncé le renvoi du policier accusé d'avoir asphyxié un Noir non armé qui résistait aux injonctions de la police.

Le chef James O'Neill a indiqué avoir décidé de suivre la recommandation d'une juge administrative, qui avait appelé à un licenciement à l'issue d'un procès disciplinaire qui s'était terminé en juin.

New York: renvoi d’un policier accusé d’avoir asphyxié un Noir en 2014
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"Je suis d'accord" avec cette recommandation, l'officier de police Daniel "Pantaleo ne peut plus servir de façon efficace comme policier à New York", a indiqué James O'Neill, tout en soulignant que la décision avait été "extrêmement difficile".

L'histoire, qui a déchaîné les passions et suscité de nombreuses manifestations, remonte au 17 juillet 2014: Eric Garner, 43 ans, père de six enfants, avait été violemment plaqué au sol par des policiers qui le soupçonnaient de vendre illégalement des cigarettes dans un quartier de Staten Island.

Obèse et asthmatique, M. Garner, qui refusait d'être interpellé mais n'était pas armé, avait perdu connaissance alors que cinq hommes s'employaient à le menotter, avant de décéder.

Les images de l'interpellation, filmées par un ami et mises en ligne peu après, avaient fait le tour du monde: on y entend Eric Garner, père de six enfants, répéter à maintes reprises, "Je ne peux pas respirer" ("I can't breathe").

Le policier Daniel Pantaleo avait ensuite gardé son emploi, mais était cantonné à des tâches administratives. Il avait été récemment suspendu dans l'attente de la décision de M. O'Neill.

Pressions

Son licenciement semblait cependant la seule option depuis la recommandation de la juge début août.

De puissantes associations de défense des droits civiques, dont celle du célèbre révérend Al Sharpton, avaient appelé le chef de la police à s'y conformer.

Le sujet était aussi devenu très sensible pour le maire démocrate de New York, Bill de Blasio, candidat à la présidentielle 2020, qui se positionne comme un grand défenseur des minorités et ne cesse de citer son bilan en matière de criminalité à New York parmi ses points forts.

M. O'Neill, qui a servi quelque 30 ans comme policier avant d'être promu à la tête de la police new-yorkaise, a immédiatement prédit que sa décision déclencherait la colère dans ses rangs.

"Si j'étais encore policier aujourd'hui, je serai probablement furieux contre moi", a-t-il reconnu.

Mais "c'est ma responsabilité de protéger la ville comme les policiers new-yorkais", s'est justifié M. O'Neill, tout en faisant valoir que les policiers exerçaient "l'un des métiers les plus difficiles au monde" et devaient prendre des décisions difficiles "en un instant".

Un syndicat de policiers new-yorkais, the Police Benevolent Association, l'a immédiatement accusé de choisir "la politique et ses propres intérêts plutôt que ceux des policiers qu'il prétend diriger".

Explications "mensongères"

Dans un avis de 46 pages, dont des extraits ont été publiés par les médias américains dimanche, la juge administrative Rosemarie Maldonado avait notamment estimé que le policier Daniel Pantaleo avait fourni, lors d'une enquête interne sur les circonstances de la mort d'Eric Garner, des explications "non plausibles et mensongères".

Elle avait aussi jugé "non fiables" les témoignages des autres policiers interrogés sur cet incident.

La procureure générale de l'Etat de New York, la démocrate noire Letitia James, a salué cette décision.

"Depuis plus de cinq ans, la famille Garner et les citoyens à travers le pays attendent que justice soit faite dans la mort d'Eric Garner (...) Si nous ne pourrons jamais changer les évènements qui ont eu lieu ni faire revivre M. Garner, un semblant de justice a été rendu aujourd'hui".

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Trump dénonce les accusations "ridicules" d'un lanceur d'alerte

Le président russe Vladimir Poutine serre la main du président américain Donald Trump à l’occasion de sa commémoration du Jour de l’armistice, cent ans après la fin de la Première Guerre mondiale, à l’Arc de Triomphe, à Paris, le 11 novembre 2018.

Le président américain Donald Trump a vigoureusement contesté vendredi avoir eu une conversation "à risque" avec le dirigeant d'un pays étranger, dénonçant les accusations en ce sens d'un lanceur d'alerte.

Le dossier, potentiellement explosif, reste encore entouré de nombreuses zones d'ombre. Selon le Washington Post et le New York Times la conversation au coeur de cette mystérieuse affaire concernait l'Ukraine.

Les élus du Congrès souhaitent de leur côté déterminer si le milliardaire républicain a sollicité des informations potentiellement compromettantes sur le candidat démocrate à la Maison Blanche Joe Biden ou sa famille lors d'un échange téléphonique en juillet avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky.

Le fils de M. Biden, Hunter Biden, a travaillé pour un groupe gazier ukrainien à partir de 2014, lorsque son père était vice-président de Barack Obama.

"C'est ridicule! C'est un lanceur d'alerte partial", a lancé M. Trump depuis le Bureau ovale, tout en assurant ne pas connaître son identité. "J'ai eu des conversations avec de nombreux dirigeants, elles sont toujours irréprochables", a-t-il poursuivi, très remonté.

A-t-il spécifiquement parlé de Joe Biden avec le président ukrainien ? "Ce dont j'ai parlé n'a pas d'importance", a-t-il rétorqué, avant cependant d'ajouter que "quelqu'un devrait se pencher sur Joe Biden", qui pourrait être son grand rival à la présidentielle 2020.

- "Aucune réponse" -

Signe de son courroux, l'homme d'affaires avait dès le début de la matinée publié deux tweets avec ces mêmes arguments, accusant "les démocrates radicaux (...) et leurs partenaires dans les médias bidon" de s'acharner contre lui.

"Bizarre qu'avec autant d'autres gens qui ont entendu ou ont eu connaissance de cette conversation absolument convenable et respectueuse, ils n'en aient pas également parlé. Vous savez pourquoi? Parce que rien de ce qui s'est dit n'était mal, c'était absolument parfait!".

Trouvant particulièrement préoccupante une "promesse" faite par le locataire de la Maison Blanche à un dirigeant étranger, selon le Washington Post, un lanceur d'alerte, lui-même membre des services de renseignement, a effectué le 12 août un signalement officiel auprès de l'inspecteur général des services de renseignement.

Ce dernier, Michael Atkinson, a alors considéré que la sensibilité de l'affaire imposait une notification urgente au Congrès. Il a été entendu jeudi à huis clos par la puissante commission du Renseignement de la Chambre des représentants. Mais les démocrates sont restés sur leur faim.

"Nous n'avons obtenu aucune réponse parce que le ministère de la Justice et le Directeur du renseignement national n'ont pas autorisé l'inspecteur général" à entrer dans les détails, a regretté le président démocrate de la commission, Adam Schiff. "Nous n'avons pas le signalement, nous ne savons pas si les informations de presse sont exactes ou inexactes" a-t-il ajouté.

- Rencontre Trump-Zelensky mercredi -

Gangrénée par la corruption, l'Ukraine a élu en avril à la présidence un comédien jusqu'ici novice en politique, Volodymyr Zelensky.

Le tête-à-tête prévu mercredi entre Donald Trump et ce dernier en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, sera, dans le contexte des révélations encore embryonnaires sur le lanceur d'alerte, scruté avec une attention particulière.

Quelle sera la teneur de la discussion ? "Le président félicitera de nouveau M. Zelensky (...) et saluera ses efforts dans la lutte anti-corruption", a simplement indiqué un responsable américain s'exprimant sous couvert d'anonymat.

Pour Nancy Pelosi, présidente démocrate de la chambre basse du Congrès, les informations concernant "un lanceur d'alerte fiable" à propos des communications du président avec un dirigeant étranger "soulèvent des questions graves et urgentes pour notre sécurité nationale".

Jeudi soir, l'avocat de Donald Trump, Rudy Giuliani, a, un temps, reconnu qu'il avait demandé à Kiev d'enquêter sur le fils de Joe Biden.

Hillary Clinton, rivale malheureuse de Donald Trump à la présidentielle de 2016, a retweeté vendredi cet entretien avec un message accusateur: "Le président a demandé à un pouvoir étranger de l'aider à gagner une élection. Encore une fois".

Une allusion claire aux soupçons de collusion entre l'équipe de campagne de Donald Trump et Moscou en 2016, qui ont empoisonné les deux premières années de mandat du républicain.

Après une longue enquête, le procureur spécial Robert Mueller n'a pas pu prouver une quelconque entente entre la Russie et l'entourage du candidat républicain. Il a toutefois mis en lumière une série de pressions exercées sur l'enquête par le président, qui pourrait constituer un délit d'entrave à la justice.

Aliens et base secrète dans le désert du Nevada: la mobilisation fait un flop

FILE - In this July 22, 2019 file photo, signs warn about trespassing at an entrance to the Nevada Test and Training Range near Area 51 outside of Rachel, Nevada.

Les réseaux sociaux annonçaient deux millions de personnes pour "donner l'assaut" à une base secrète de l'armée américaine dans le désert du Nevada, accusée par les conspirationnistes de tout poil d'y cacher des aliens: ils ne sont finalement pas plus d'une centaine à avoir fait le déplacement.

Tout a commencé par un message sur Facebook organisant un événement intitulé "Prenons d'assaut la Zone 51, ils ne peuvent pas nous arrêter tous".

L'idée était d'envahir le 20 septembre à 03h00 du matin cette fameuse "Zone 51", une base de l'US Air Force si secrète que son existence même n'a été reconnue par la CIA qu'en 2013.

Relayé par les médias et moqué par les humoristes, l'événement avait fait grand bruit, incitant même l'armée américaine à adresser une sévère mise en garde aux audacieux qui auraient vraiment l'idée d'envahir le site.

Au total, deux millions de personnes s'étaient inscrites lorsque Facebook a supprimé début août l'événement, qui ne respectait pas ses critères de publication.

Seul hic: Matthew Roberts, l'initiateur de cet événement, a depuis reconnu qu'il s'agissait d'une simple blague qui lui était passée par la tête "quand il s'ennuyait à 02H00 du matin". Le jeune homme dit avoir été inspiré par un autre message Facebook qui appelait à voler les 10.000 lacs du Minnesota, avoir trouvé l'idée de la "zone 51" pour faire encore plus loufoque puis être allé se coucher.

Selon des médias locaux, seule une centaine de personnes, souvent déguisées ou portant parfois un bonnet en papier d'aluminium pour se protéger des ondes, a finalement répondu à l'appel dans la nuit de jeudi à vendredi, pour un rassemblement plutôt festif qui s'est soldé par une seule arrestation.

L'infortuné contestataire est un homme ayant uriné sur l'entrée du site, dont la route d'accès avait été fermée environ 1,5 km en amont par les autorités.

Selon le shérif local, les "festivals" organisés dans deux bourgades voisines en marge du rassemblement n'ont attiré qu'environ 1.500 personnes, bien moins qu'attendu par les organisateurs.

Les déchets de l'un sont les trésors de l'autre !

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Assemblée générale de l'ONU la semaine prochaine à New York

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Nouveau patron à l'Agence américaine pour les médias globaux

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