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Netanyahu poursuit son offensive contre l'Iran à Paris

Benjamin Netanyahu et Emmanuel Macron à l'Elysée, Paris, le 10 décembre 2017.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu poursuit mardi à Paris son offensive pour tenter de créer un front commun contre l'Iran, lors d'une visite controversée trois semaines après les affrontements sanglants à Gaza.

Le chef du gouvernement israélien a planté le décor dès le premier jour de sa tournée européenne, lundi à Berlin, en mettant en garde Angela Merkel contre un nouvel afflux de réfugiés syriens, si rien n'est fait pour contenir l'influence croissante de Téhéran au Moyen-Orient.

Après la chancelière allemande, le président français Emmanuel Macron va réitérer à son tour la nécessité de sauvegarder l'accord sur le nucléaire iranien qui, à défaut d'être parfait, offre aux yeux des Européens le seul garde-fou contre la prolifération nucléaire dans la région.

Selon ce texte signé en 2015 et dont les Etats-Unis sont sortis avec fracas le 8 mai, l'Iran renonce à toute ambition nucléaire militaire en échange d'une levée des sanctions internationales qui paralysent son économie.

Benjamin Netanyahu, qui a rallié l'Amérique de Donald Trump sur sa ligne, martèle pour sa part que l'accord n'empêchera pas l'Iran de se doter de la bombe atomique et l'aide à financer son expansion régionale (Syrie, Liban, Irak), au détriment de la sécurité d'Israël, en renflouant son économie.

Les deux dirigeants - qui se rencontrent pour la troisième fois à Paris depuis juillet 2017 - devraient constater une nouvelle fois leurs divergences sur les moyens de ramener la stabilité dans la région, tout en faisant la même analyse des menaces.

- Approche frontale -

Le "diagnostic est partagé sur le fait que la présence militaire de l'Iran ou de groupes pro-iraniens en Syrie représente une menace durable", relève la présidence française.

Mais Paris appelle à compléter l'accord existant en discutant avec l'Iran de ses activités balistiques et de son influence régionale, là où Israël est sur une approche beaucoup plus frontale pour forcer Téhéran à renégocier l'accord nucléaire.

"L'objectif de Benjamin Netanyahu c'est de sortir du tête-à-tête avec Washington" et de "contraindre a minima les Européens à renforcer l'accord existant", si besoin en réintroduisant des sanctions contre l'Iran, estime Laurent Khalfa, chercheur associé à l'Institut Prospective et Sécurité en Europe (IPSE) à Paris.

L'Etat hébreu mise pour cela sur deux leviers, la menace de sanctions américaines contre les entreprises européennes - qui ne sont pas encore entrées en vigueur - et l'axe entre les Etats-Unis, Israël et l'Arabie saoudite, dit-il.

Face à l'urgence iranienne, le conflit israélo-palestinien se trouve relégué à l'arrière-plan, même si le président palestinien Mahmoud Abbas est attendu prochainement à Paris et si Emmanuel Macron doit se rendre en Israël et dans les Territoires palestiniens d'ici la fin de l'année.

En décembre 2017, le président français avait exhorté Benjamin Netanyahu à faire des "gestes" envers les Palestiniens mais le processus de paix semble plus enlisé que jamais depuis la reconnaissance par Washington de Jérusalem comme capitale d'Israël.

- "Start-up nation" -

La situation s'est encore envenimée après la mort d'au moins 61 Palestiniens, tués par des tirs israéliens lors de manifestations le 14 mai le long de la barrière séparant la bande de Gaza d'Israël.

Emmanuel Macron a condamné "les violences des forces armées israéliennes" tout en rappelant "son attachement à la sécurité d'Israël", une position jugée trop simpliste dans l'Etat hébreu et trop complaisante à gauche de l'échiquier politique en France.

Les associations pro-palestiennes ont appelé à manifester contre Benjamin Netanyahu, qu'elles accusent de "crimes de guerre", dans toutes les grandes villes de France en fin d'après-midi.

Trois syndicats français de journalistes ont aussi jugé "insupportable" qu'il soit reçu par le président Macron.

Les deux dirigeants veulent de leur côté mettre à profit la Saison culturelle croisée France-Israël qu'ils lanceront mardi soir, à l'occasion des 70 ans de l'Etat d'Israël, pour montrer ce qui rassemble les deux pays.

"Macron a une approche extrêmement pragmatique, avec une volonté de découpler le sujet du conflit israélo-palestinien du volet de la coopération bilatérale", estime Laurent Khalfa en notant l'intérêt du président pour le modèle israélien de "start-up nation".

Le président et le Premier ministre inaugureront d'ailleurs une exposition retraçant les innovations technologiques israéliennes, israel@lights, au Grand Palais.

Avec AFP

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L'OMS suspend les essais cliniques relatifs au Coronavirus

Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'Organisation mondiale de la santé assiste à la 73e Assemblée mondiale de la santé virtuelle lors de l'épidémie de coronavirus à Genève, le 19 mai 2020.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé lundi avoir suspendu "temporairement" les essais cliniques avec l'hydroxychloroquine qu'elle mène avec ses partenaires dans plusieurs pays, par mesure de précaution.

Cette décision fait suite à la publication d'une étude vendredi dans la revue médicale The Lancet jugeant inefficace voire néfaste le recours à la chloroquine ou à ses dérivés comme l'hydroxychloroquine contre le Covid-19, a indiqué le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, au cours d'une conférence de presse virtuelle, précisant que la suspension avait été décidée samedi.

L'OMS a lancé il y a plus de deux mois des essais cliniques portant notamment sur l'hydroxychloroquine, baptisés "Solidarité", dans le but de trouver un traitement efficace contre le Covid-19.

Actuellement, "plus de 400 hôpitaux dans 35 pays recrutent activement des patients et près de 3.500 patients ont été recrutés dans 17 pays", a expliqué le patron de l'OMS.

Or, selon la vaste étude parue dans The Lancet, ni la chloroquine, ni son dérivé l'hydroxychloroquine ne se montrent efficaces contre le Covid-19 chez les malades hospitalisés, et ces molécules augmentent même le risque de décès et d'arythmie cardiaque.

L'étude a analysé des données d'environ 96.000 patients infectés par le virus SARS-CoV-2 admis dans 671 hôpitaux entre le 20 décembre 2019 et le 14 avril 2020, sortis ou décédés depuis. Environ 15.000 d'entre eux ont reçu l'une des quatre combinaisons (chloroquine seule ou associée à l'antibiotique, hydroxychloroquine seule ou associée à ce même antibiotique), puis ces quatre groupes ont été comparés aux 81.000 malades du groupe témoin n'ayant pas reçu ce traitement.

Les essais menées par l'OMS et ses partenaires concernant l'hydroxychloroquine seront suspendus le temps que "les données" recueillies par les essais Solidarité "soient examinées", a indiqué M. Tedros.

"Il s'agit d'une mesure temporaire", a précisé la Dr. Soumya Swaminathan, en charge du département Scientifique à l'OMS.

L'hydroxychloroquine est un dérivé de la chloroquine, prescrite depuis plusieurs décennies contre le paludisme. Connue en France sous le nom de Plaquénil, l'hydroxychloroquine est prescrit contre le lupus ou la polyarthrite rhumatoïde.

L'hydroxychloroquine connaît depuis fin février une notoriété inédite depuis que le professeur français Didier Raoult a rendu publiques plusieurs études, qui selon lui montrent une efficacité de l'hydroxychloroquine associée à un antibiotique, l'azithromycine.

L'effervescence autour de l'hydroxychloroquine a connu un regain lorsque le président américain Donald Trump s'en est fait l'apôtre, au point d'en prendre lui-même quotidiennement à titre préventif.

Au Brésil, le président Jair Bolsonaro est convaincu de ses effets, au point que le ministère de la Santé a recommandé son usage pour tous les patients légèrement atteints.

Lundi, le chef de l'OMS a tenu à rappeler qu'hydroxychloroquine et chloroquine "sont reconnus comme généralement sûrs pour les patients atteints de maladies auto-immunes ou de paludisme".

Première sortie publique de Joe Biden depuis le 15 mars

L'ancien vice-président Joe Biden parle lors de la troisième journée de la Convention nationale démocrate à Philadelphie, 27 juillet, 2016. (AP Photo / J. Scott Applewhite)

Le candidat démocrate à la Maison Blanche, Joe Biden, a fait lundi sa première sortie publique en plus de deux mois, avec un masque, pour une brève cérémonie de dépôt de gerbe sur un monument aux anciens combattants américains près de son domicile, en ce jour férié de Memorial Day.

"Cela fait du bien de sortir de chez moi", a lâché le candidat, 77 ans, reclus depuis mi-mars avec sa femme, Jill, dans sa maison de Wilmington dans le Delaware, dont il sortait tout de même pour des promenades périodiques à pied et à vélo, selon lui.

Joe Biden n'avait participé à aucun événement public depuis un débat dans un studio de télévision contre son ex-rival des primaires Bernie Sanders le 15 mars, un confinement handicapant en pleine campagne présidentielle, alors que son adversaire Donald Trump est très présent dans l'actualité et sort régulièrement de la Maison Blanche.

Le président, lui, ne porte pas de masque en public. Il a repris le golf ce week-end, après plus de deux mois d'interruption, alors que le déconfinement est largement engagé dans l'ensemble des Etats-Unis.

La campagne de l'ancien vice-président de Barack Obama s'était brusquement arrêtée avec les premières décisions de confinement en mars. Un meeting dans l'Ohio avait été annulé à la dernière minute le 10 mars et remplacé par un discours dans une salle à demi-vide à Philadelphie ce soir-là, puis il avait fait une conférence de presse dans un hôtel de Wilmington le 12 mars.

C'est confiné qu'il a célébré sa victoire aux primaires, et depuis plus de deux mois, il tente de faire campagne à distance, depuis un studio installé dans sa maison, pour le scrutin présidentiel de novembre.

Lundi, il a échangé quelques mots avec des soutiens et des journalistes, à bonne distance, et en gardant son masque sur le visage, ce qui a rendu la compréhension difficile. "N'oublions jamais les sacrifices de ces hommes et femmes. N'oublions jamais", a-t-il dit.

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