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Netanyahu assure que les migrants africains représentent une menace "pire" que les jihadistes


Le Premier ministre Benjamin Netanyahu donne un discours à Washington, le 7 mars 2018.

Le Premier ministre israélien a affirmé que la barrière électronique placée à la frontière israélo-égyptienne avait sauvé Israël d'attaques jihadistes et ce qu'il a qualifié de "pire" menace", l'arrivée massive de migrants illégaux africains.

"Sans cette barrière, nous serions confrontés à de graves attaques de terroristes du Sinaï et, pire, à une arrivée massive de migrants africains illégaux", a déclaré M. Netanyahu lors d'une conférence consacrée au développement de la région sud d'Israël.

Selon le ministère de l'Intérieur, 42.000 migrants africains vivent en Israël, principalement originaires du Soudan et d'Érythrée.

>> Lire aussi : La justice suspend un plan d'expulsion de milliers d'Africains en Israël

Ils sont arrivés très majoritairement après 2007 en s'infiltrant à partir du Sinaï égyptien, où la frontière avec Israël était à l'époque poreuse.

Un plan gouvernemental controversé prévoit l'expulsion prochaine de milliers de migrants africains entrés illégalement dans le pays.

"Nous parlons d'un Etat juif et démocratique mais comment assurer qu'il reste juif avec 50.000 ou 100.000 migrants par an ?", a demandé M. Netanyahu.

"Un million, un million et demi et on peut fermer la baraque", a ajouté le Premier ministre, se félicitant "qu'au lieu de fermer la baraque, on a installé une barrière".

>> Lire aussi : Des migrants africains menacés d'expulsion entament une grève de la faim en Israël

Le gouvernement israélien avait approuvé en 2010 la construction de la barrière électronique entre l'Egypte et Israël pour bloquer l'immigration clandestine, le trafic de drogue et d'armes et les "infiltrations de terroristes".

Cette barrière, dont la construction a été achevée en 2014, s'étend le long de la frontière de 242 km entre Israël et l'Egypte, de la pointe sud de la bande de Gaza à la ville d'Eilat.

Les forces armées égyptiennes ont lancé le 9 février une vaste campagne antijihadistes centrée notamment sur la péninsule du Sinaï où le groupe Etat islamique (EI) a été très actif.

Avec AFP

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