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Netanyahu a un mois pour rester politiquement en vie

Benjamin Netanyahu,Jérusalem, le 28 février 2019

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu entame, tambour battant malgré la menace d'une inculpation pour corruption, la dernière ligne droite avant des législatives qui décideront le 9 avril de son avenir politique.

M. Netanyahu, 69 ans dont près de 13 années au pouvoir, est engagé dans une bataille incertaine contre une alliance centriste conduite par un nouveau venu, l'ex-chef d'état-major Benny Gantz, et l'ancien ministre Yaïr Lapid.

Le pacte conclu en février par MM. Gantz et Lapid a changé la dynamique d'une compétition dont M. Netanyahu était, auparavant, donné gagnant. La victoire lui ouvrirait la voie d'un cinquième mandat et d'un record de longévité à la tête du gouvernement dans l'histoire de l'Etat d'Israël.

A un mois du vote, le Likoud, le parti de droite de M. Netanyahu, pointe dorénavant deuxième dans les sondages, derrière la liste Gantz-Lapid, appelée Bleu-blanc d'après les couleurs nationales. En annonçant le 28 février son intention d'inculper M. Netanyahu pour corruption, le procureur général a injecté encore davantage d'incertitude sur les intentions des électeurs.

Histoire de compliquer les pronostics, les sondages donnent Bleu-blanc en tête, mais les projections en sièges des autres listes indiquent que les centristes auraient plus de mal que M. Netanyahu à former une majorité de gouvernement.

Le scrutin a toutes les allures d'un référendum pour ou contre M. Netanyahu, figure dominante jusqu'à en paraître imbattable.

Certain de les rassurer avec ses lettres de créance militaire, son adversaire M. Gantz proclame aussi vouloir réconcilier ses concitoyens divisés par les manières et l'autoritarisme selon lui de M. Netanyahu.

- Electeur de base -

Dans une campagne où les méchancetés ne laissent guère de place au débat de fond, M. Netanyahu dénigre ses concurrents centristes comme une bande de "gauchistes" et de "faibles", malgré la présence de trois anciens chefs d'état-major aux quatre premières places de la liste Bleu-blanc et les différences pas toujours perceptibles avec le programme du Likoud.

"D'un certain point de vue, je pense que ce qu'ils font va nous aider", dit à l'AFP Ofer Shelah, candidat de Bleu-blanc, en parlant de la campagne à charge du Likoud.

"Nous n'arriverons sans doute pas à atteindre l'électeur de base du Likoud, mais je crois que beaucoup d'autres préféreront nous faire confiance", déclare-t-il à l'AFP.

Stature et réussite de M. Netanyahu, insuffisances de ses concurrents "gauchistes"... Le Likoud n'a aucune intention de changer d'argumentaire, "parce que c'est la vérité", dit Eli Hazan, directeur du Likoud pour les affaires étrangères. "C'est ça que nous avons à proposer au public".

Sa destinée politique en jeu, M. Netanyahu n'a pas seulement déclenché un tir de barrage contre ses rivaux, les médias et les enquêteurs quand le procureur général a dit son projet de l'inculper.

Réputé pour son farouche instinct de survie, il a aussi donné un sérieux coup de barre à droite. Il s'est attiré la réprobation en Israël et à l'étranger en poussant deux partis nationalistes religieux à accepter sur leur liste des candidats d'un parti d'extrême droite largement considéré comme raciste. Objectif: garantir à la droite le plus de sièges possibles pour former une coalition.

Il a appelé à la rescousse le président américain Donald Trump, tweetant une vidéo où celui qu'il appelle son "ami" tresse les louanges du Premier ministre israélien.

- Question de feeling -

La campagne a mis en lumière la droitisation de l'opinion israélienne, dans laquelle "de gauche" ou "gauchiste" (le mot est le même en hébreu) est souvent synonyme de concessions faites aux Palestiniens.

Le programme de Bleu-blanc évoque une "séparation" d'avec les Palestiniens, sans parler d'Etat palestinien. M. Netanyahu se garde d'aborder le sujet, sinon pour fortifier le crédit sécuritaire qui contribue tant à sa popularité.

Il s'est prononcé ces dernières années pour une formule de "state minus" ("Etat moins" en anglais), un Etat palestinien qui n'en aurait pas toutes les prérogatives et dans lequel Israël resterait en charge de la sécurité.

La sécurité demeure une préoccupation primordiale dans un pays qui a livré huit guerres, dont certaines pour sa survie, depuis sa création en 1948, selon un décompte officiel ne prenant pas en compte une multitude d'opérations militaires toujours d'actualité.

Mais les Israéliens se déterminent aussi beaucoup sur la personnalité de leurs leaders et leurs affinités avec eux.

L'opinion qu'ont les électeurs de centre droit sur la campagne agressive menée par M. Netanyahu et sur ses ennuis judiciaires pourrait faire la différence le 9 avril, dit Gideon Rahat, professeur de science politique. "S'il perd la droite modérée, alors sa stratégie aura échoué".

Avec AFP

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L'industrie aérienne envisage des réductions d'effectifs dans les 12 mois

Le logo de l'Association du transport aérien international (IATA), au salon international du tourisme ITB à Berlin, Allemagne, le 7 mars 2018. REUTERS / Fabrizio Bensch - UP1EE370TU52S

La plupart des compagnies aériennes envisage des réductions d'effectifs dans les douze mois à venir en raison d'une reprise du trafic aérien freinée par les incertitudes liées au Covid-19, selon un sondage publié mercredi par l'Association internationale du transport aérien (Iata).

"La majorité (55%) des responsables des compagnies aériennes interrogés s'attendent à devoir réduire leurs effectifs au cours des 12 mois à venir" en raison d'un trafic qui va rester faible à court terme, a indiqué l'Iata dans un communiqué.

Cette déclaration est le résultat d'un questionnaire sur la confiance des dirigeants de compagnies que l'organisation a envoyé à plus de 300 compagnies aériennes partout dans le monde.

45% des dirigeants ont indiqué avoir déjà réduit leurs effectifs en raison de l'impact de la crise du Covid-19 sur le secteur du transport aérien.

57% d'entre eux s'attendent à un recul de leur rentabilité au cours des 12 prochains mois et pensent que les prix des billets pourraient baisser en raison de la faible reprise de la demande. 19% misent sur une augmentation progressive des tarifs une fois que l'équilibre entre l'offre et la demande sera retrouvé.

L'Iata, qui regroupe 290 compagnies aériennes, table sur un retour du trafic aérien d'avant-crise en 2024 et estime à 63% la chute du trafic en 2020 par rapport à 2019 avec un manque à gagner de 419 milliards de dollars pour le secteur, en raison de la crise du coronavirus.

L'Asie Pacifique et l'Europe devraient être les premières à retrouver un trafic au niveau de celui de 2019 alors que l'Amérique du Nord et l'Amérique latine devraient connaître un retour à la normale plus lent qu'ailleurs, selon l'Iata.

Le secteur du transport aérien a été frappé de plein fouet par la crise du coronavirus avec la quasi-totalité des flottes d'avions clouée au sol et la suppression de dizaines de milliers d'emplois.

L'américaine United a annoncé qu'elle pourrait congédier jusqu'à 36.000 salariés. American Airlines a évoqué le chiffre de 25.000 suppressions.

L'allemande Lufthansa veut supprimer 22.000 emplois, Air Canada 20.000, British Airways 12.000, Air France-KLM jusqu'à 12.500, l'australienne Qantas 6.000, le scandinave SAS 5.000, le britannique EasyJet 4.500.

LATAM, la compagnie la plus importante d'Amérique latine, a annoncé la suppression de 2.700 emplois et est placée, comme la colombienne Avianca, sous la protection de la loi américaine sur les faillites.

En dépôt de bilan, le géant australien Virgin Australia est en passe d'être racheté par une société américaine et a annoncé mercredi qu'il allait fermer l'une de ses filiales et supprimer 3.000 postes.

La britannique Virgin Atlantic a déposé le bilan aux Etats-Unis et a déjà annoncé la suppression de 3.000 emplois.

Industrie aérienne africaine: “des faillites à partir de mai-juin”, selon l’expert Abderhamane Barthé
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Les points de contrôle à New York pour faire appliquer la quarantaine covid-19

Des gens sont assis devant le Metropolitan Museum of Art le samedi 2 mai 2020 à New York, en respectant la distanciation sociale afin de prévenir la propagation du coronavirus. (Photo AP / Ron Blum)

New York va mettre en place des postes de contrôle aux accès clés de la ville afin de s'assurer que les voyageurs en provenance d'Etats américains très affectés par le coronavirus respectent bien la quarantaine qui leur est imposée, a annoncé le maire de la ville mercredi.

Les visiteurs venus de 35 Etats connaissant une forte recrudescence de l'épidémie, comme les très peuplés Etats de Floride et du Texas, sont actuellement soumis à une quarantaine de deux semaines à leur arrivée à New York.

Afin de tenter de mieux faire respecter cette mesure, le maire Bill de Blasio a annoncé que les forces de l'ordre allaient installer "des points d'enregistrement des voyageurs" au niveau des principaux ponts et tunnels menant à la métropole à partir de jeudi.

Les voyageurs en provenance des Etats problématiques devront alors remplir un formulaire de santé. Celui-ci doit aussi aider les autorités à faire un suivi des contacts en cas d'infection.

Les personnes arrivant dans les aéroports de New York doivent déjà remplir ce formulaire. Quiconque refuse de le faire risque une amende de 2.000 dollars.

"La ville de New York tient bon contre le Covid-19, et les New-Yorkais ont montré une discipline exemplaire", a déclaré M. de Blasio. "Nous n'allons pas laisser cet effort nous filer entre les doigts et nous allons continuer à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger la santé et la sécurité des New-Yorkais."

Les individus ne respectant pas la quarantaine imposée risquent une amende de 10.000 dollars.

Plus de 32.000 personnes sont mortes du Covid-19 dans l'Etat de New York, selon l'université Johns Hopkins.

La ville a été l'épicentre de l'épidémie américaine au printemps, mais a ensuite réussi à la maintenir sous contrôle, même lorsque les cas sont repartis à la hausse dans d'autres parties du pays à partir de la fin juin.

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