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Tony Parker, le passage de témoin en NBA

Les SpursTony Parler et Tim Duncan, champions de la NBA, San Antonio, le 15 juin 2014.

Tony Parker n'est plus le meneur titulaire des San Antonio Spurs: Gregg Popovich l'a annoncé dimanche à l'ancien international français qui s'est aussitôt engagé à "aider de son mieux" son successeur, Dejounte Murray.

Contre Indiana dimanche, Parker a suivi le début de la rencontre du banc des remplaçants, avant de faire son entrée en jeu, comme joker de luxe, pour permettre aux titulaires de souffler.

C'est dans l'histoire récente des Spurs une scène inhabituelle et rarissime qui s'est produite seulement 21 fois depuis 2001, la date de son arrivée à San Antonio, mais à laquelle il va falloir maintenant s'habituer.

Parker, 35 ans, l'a en effet officialisé après la défaite de son équipe (94-86): il ne fait plus partie du cinq majeur des Spurs après avoir disputé 1165 matches de saison régulière, dont 1151 comme titulaire en seize saisons et demie.

"L'entraîneur (Gregg Popovich) m'a annoncé avant le match qu'il pensait que l'heure était venue", a-t-il expliqué.

"Je lui ai répondu: +Oh, il n'y a pas de problème pour moi+. Comme pour Manu (Ginobili), comme pour Pau (Gasol), il fallait bien que ce jour arrive", a poursuivi "TP".

Le très respecté Popovich croit qu'il est temps pour les Spurs d'entrer dans une nouvelle ère et de tourner, en douceur, la page des années Tim Duncan-Manu Ginobili-Tony Parker, l'un des meilleurs "Big Three" de l'histoire de la NBA.

'Très dangereux'

Le nouveau meneur des Spurs, Dejounte Murray, a fait ses débuts en NBA en 2016 après avoir été choisi par San Antonio en 23e position de la Draft à l'issue d'une seule saison en NCAA, le Championnat universitaire.

Passé par l'université de l'Etat de Washington, Murray (1,96 m, 77 kg) a fini sa première saison NBA avec des statistiques sans relief (3,4 pts et 1,3 passes par match).

Mais en début de saison, en l'absence de Parker, convalescent après une rupture du tendon du quadriceps gauche début mai, la blessure la plus grave de sa carrière, Murray, 21 ans, a montré qu'il avait les épaules assez larges pour diriger le jeu des Spurs.

"Il va vite devenir un joueur très dangereux", avait prévenu dès le début de la saison Popovich.

Sans Parker, ni Kawhi Leonard, la franchise texane s'est installée la 3e place de la conférence Ouest, derrière Golden State et Houston.

Quand Parker est revenu dans le groupe fin novembre, il a repris sa place dans le cinq majeur, reléguant Murray sur le banc.

L'exemple Ginobili

Jusqu'à ce dimanche où Popovich a tranché, sans que Parker, pourtant quadruple champion NBA, sacré meilleur joueur de la finale 2007 et sélectionné à six reprises pour le All Star Game, ne s'en offusque.

"Si +Pop+ voit quelque chose qui peut être bénéfique pour l'équipe, je ferai de mon mieux", a-t-il assuré.

"Je soutiens sa décision et je vais aider +DJ+ (Dejounte Murray) du mieux que je peux et donner mon meilleur avec les remplaçants", a martelé Parker qui arrive en fin de contrat en juin prochain.

Pour son premier match comme nouveau meneur des Spurs, Murray a fini la rencontre avec huit points, sept rebonds et quatre passes décisives en 28 minutes, tandis que Parker a marqué 12 points et réussi cinq passes décisives en 20 minutes.

S'il n'imitera pas son ancien coéquipier Tim Duncan, resté titulaire pendant 19 saisons avec les Spurs jusqu'à son départ à la retraite en 2016, Parker a un bel exemple de longévité à ses côtés sur le banc avec Ginobili.

A 40 ans, l'Argentin tourne à des moyennes de 9,1 points et 2,4 passes décisives par match, avec encore de beaux coups d'éclat, comme ses deux matches de suite à plus de 20 points début janvier.

Parker est confiant: "J'ai toujours l'intention d'apporter ma contribution, comme je l'ai fait ce soir (...) Il faut attendre dix-onze mois pour être vraiment de retour d'une telle blessure, à moi d'être patient", a-t-il assuré.

Avec AFP

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NBA: Lillard affole Portland

Damian Lillard, à gauche, Portland, le 8 mars 2016.

Damian Lillard, grâce à un incroyable panier à trois points marqué à la dernière seconde à quasiment dix mètres de l'arceau, a qualifié sa franchise de Portland pour les demi-finales de la conférence Ouest de la NBA, aux dépens d'Oklahoma City mardi.

Auteur d'un match fou à 50 points, la star des Blazers a pris les choses en main à cinq secondes de la sirène, alors que les deux équipes étaient à égalité. Mais personne n'imaginait que le meneur resterait si loin du cercle pour déclencher son tir. L'audace a payé: les joueurs du Thunder, éliminés quatre rencontres à une dans la série et battus 118-115 dans ce match N.5 alors qu'ils menaient de 15 points dans le dernier quart, ont constaté les dégâts, devant un public de Portland en fusion.

"Parfois, c'est à ton tour d'avoir à traverser quelque chose. Et quand tu continues de te battre, de travailler, il y a une récompense qui t'attend", a philosophé le joueur âgé de 28 ans.

Son rival d'Oklahoma City, l'emblématique Russell Westbrook, essuie une nouvelle désillusion: pour la troisième année consécutive, il a certes réalisé la performance exceptionnelle de compter un triple double de moyenne (trois unités de statistiques supérieures à 10) en fin de saison régulière, mais sa franchise a été éliminée dès le premier tour des play-offs. Pourtant, OKC n'a cessé de se renforcer en deux ans, avec les arrivées notables de Paul George (2017) et Dennis Schröder (2018).

Au contraire, les Blazers étaient eux bien diminués par l'absence de leur pivot Jusuf Nurkic, victime en toute fin de saison régulière d'une effroyable double fracture à la jambe gauche. Mais Portland a trouvé les ressources en donnant les clés du jeu à Lillard, en puisant aussi un surplus de motivation lors de la défaite au match N.3. Sur le parquet à l'issue de celle-ci, les joueurs du Thunder ne s'étaient pas privés de célébrer avec exubérance leur premier succès de la série.

"Ils sont sortis en faisant toutes ces célébrations... Après une victoire, c'est ça qu'ils ont décidé de faire. Nous, on s'est dit qu'on voulait gagner quatre matches, et qu'il n'y aurait ensuite plus rien à dire", a expliqué Lillard.

- Demies connues à l'Est -

Les Blazers ne connaissent pas encore leur adversaire en demi-finale de conférence Ouest, mais ils en savent un peu plus. Denver a en effet pris un avantage important sur San Antonio mardi, en remportant devant son public le match N.5 (108-90) pour mener 3-2 dans la série avant de se déplacer au Texas jeudi.

Tout est clair à l'Est en revanche, où les demi-finales sont connues. Sans surprise, Toronto et Philadelphie se retrouveront, après avoir assuré leur qualification mardi en s'imposant tous deux dès le 5e match. L'autre demie, connue depuis la veille, opposera Milwaukee à Boston.

Les Toronto Raptors ont surclassé le Magic d'Orlando 115-96, avec un Kawhi Leonard déterminant (27 points). Pascal Siakam aussi s'est illustré, avec 24 points, six rebonds et quatre passes.

Quant aux Sixers de Philadelphie, ils ont terminé le travail contre Brooklyn, 122-100, à l'issue d'un match qu'ils ont largement maîtrisé, à la faveur notamment des 23 points et 13 rebonds de Joel Embiid.

Celui-ci n'a pas peur d'affirmer les ambitions de sa franchise: "On prendra match après match mais nous savons que nous avons le talent pour tout gagner", a-t-il affirmé.

- Résultats des matches du 1er tour des play-offs de la Ligue nord-américaine de basket (NBA), disputés mardi (toutes les séries se disputent au meilleur des sept matches):

. CONFERENCE EST

A Toronto,

Toronto bat Orlando 115 - 96

Toronto qualifié pour le prochain tour, vainqueur quatre victoires à une

A Philadelphie,

Philadelphie bat Brooklyn 122 - 100

Philadelphie qualifié pour le prochain tour, vainqueur quatre victoires à une

Les demi-finales:

Milwaukee - Boston

Toronto - Philadelphie

. CONFERENCE OUEST

A Denver,

Denver bat San Antonio 108 - 90

Denver mène la série 3-2

A Portland,

Portland bat Oklahoma City 118 - 115

Portland qualifié pour le prochain tour, vainqueur quatre victoires à une

Avec AFP

La page des sports du 23 avril avec Yacouba Ouédraogo

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L'ancien club d'Eto'o au bord de la banqueroute

Le milliardaire russe Suleiman Kerimov, propriétaire d'Anzhi Makhachkala lors d'un match contre le Lokomotiv de Moscou, Russie, le 17 novembre 2017

L'Anzhi Makhachkala, club russe qui s'était fait connaître au début des années 2010 en recrutant à prix d'or Roberto Carlos ou Samuel Eto'o, est au bord du dépôt de bilan, a prévenu son entraîneur, Magomed Adiyev.

"Le club souffre, et le mot est faible. Il est mourant", s'est alarmé Magomed Adiyev après une nouvelle défaite en championnat contre l'Akhmat Grozny (1-0). L'entraîneur en a appelé aux autorités locales pour sauver de la banqueroute le club du Daguestan, une république du Caucase russe.

Selon la presse russe, l'Anzhi Makhachkala est endetté à hauteur de 250 millions de roubles (3,5 millions d'euros) et peine à trouver de nouveaux sponsors, risquant de perdre sa licence professionnelle.

Alors détenu par le milliardaire russe Souleïman Kerimov, aujourd'hui mis en cause en France dans une affaire de fraude fiscale, l'Anzhi Makhachkala s'était fait connaître en 2011 en recrutant à prix d'or l'attaquant camerounais Samuel Eto'o, le défenseur brésilien Roberto Carlos ou encore l'entraîneur néerlandais Guus Hiddink.

"Cela ne donne pas une bonne image du Daguestan quand on dépose le bilan sans raison sérieuse (...). Un club avec une telle tradition, qui a eu tant de joueurs célèbres", a ajouté l'entraîneur du club russe.

Les autorités locales se disent au courant des difficultés de l'Anzhi Makhachkala, mais selon le service de presse de la République du Daguestan, cité sur le site internet de la Fédération russe de football, "il est trop tôt pour dire si le club pourra jouer au niveau professionnel la saison prochaine".

A six matches de la fin du championnat, Anzhi Makhachkala est 15e et avant-dernier du championnat. Le club affronte mercredi le CSKA Moscou (4e).

Raheem Sterling appelle à accentuer la lutte contre le racisme dans le foot

Raheem Sterling célèbre son but contre le Napoli à l'Etihad stadium, Angleterre, le 17 octobre 2017

L'attaquant de l'équipe d'Angleterre Raheem Sterling a décrit le problème du racisme dans le football comme étant "profond" et "loin d'être réglé", dans le cadre d'un manifeste publié par le Times mardi, qui propose des solutions pour tenter de lutter contre le fléau.

Signé par plusieurs grands noms du football et des personnalités politiques, le manifeste appelle notamment à promouvoir les personnes issues des minorités ethniques à des postes importants, tout comme à une plus grande sévérité dans les sanctions pour les insultes racistes, de la part des autorités du sport, mais aussi des médias sociaux et des sponsors.

"Il semble fou qu'en 2019 je ressente le besoin d'écrire un éditorial dans un journal pour appeler à des changements radicaux dans le sport que j'aime. Mais je le fais parce que le problème du racisme dans le football est grave, profond et loin d'être réglé", écrit Sterling dans le Times.

"Vous avez tous entendu parler des différents incidents racistes de ces derniers mois: les insultes que j'ai subies à Chelsea en jouant pour Manchester City, les huées subies par les joueurs noirs de l'équipe d''Angleterre au Monténégro, le traitement que le joueur de la Juventus Moise Kean a enduré en Italie, et les insultes sans fin dans les médias sociaux", détaille le joueur de Manchester City d'origine jamaïcaine.

"Mais ce n'est malheureusement que la pointe de l'iceberg. Dans le monde entier, les joueurs, les supporters et les entraîneurs noirs et asiatiques sont victimes de racisme. Tous les jours, de la pelouse des parcs à celle de la Ligue des champions. Les personnes qui dirigent le sport sont très loin d'en faire assez pour résoudre le problème", insiste Sterling.

Le joueur de Manchester City, devenu une figure de proue de la lutte contre le racisme après avoir été victime à plusieurs reprises d'insultes racistes, appelle donc par exemple à un retrait de neuf points en championnat et à trois matches à huis clos en cas d'insultes racistes.

NBA: les Bucks retrouvent les demi-finales de conférence, Utah se relance

Giannis Antetokounmpo, à gauche, contre Serge Ibaka, Oklahoma City, le 9 décembre 2014.

Les Milwaukee Bucks disputeront les demi-finales de la conférence Est des play-offs NBA pour la première fois depuis 18 ans, après leur quatrième victoire en quatre matches face aux Detroit Pistons (127-104) lundi.

Dans la conférence Ouest, Utah a évité l'élimination en remportant son premier match (107-91) contre Houston, mais les Rockets mènent toujours la série 3 victoires à 1.

Milwaukee a été porté par une nouvelle performance exceptionnelle de Giannis Antetokounmpo. Le Grec, candidat au titre de meilleur joueur de la saison (MVP), a marqué 41 points.

La meilleure équipe du Championnat 2018-2019, qui avait survolé les trois premiers matches, a difficilement démarré le quatrième, avant de se reprendre et de s'imposer par 23 points d'écart.

"C'est important de prendre une seconde ce soir pour savourer. C'est une bonne soirée pour Milwaukee. C'est une bonne soirée pour les Bucks", s'est réjoui l'entraîneur de la franchise du Wisconsin, Mike Budenholzer.

Milwaukee, qui n'a remporté qu'un seul titre NBA en 1971, a ainsi mis fin à une série de huit éliminations au premier tour des play-offs, dont trois lors des quatre dernières saisons.

"Je me souviens de notre première série de play-offs" en 2015, a déclaré Antetokounmpo, du haut de ses 24 ans. "Chicago, le dernier match, le match 6, ils nous avaient battus de 50 points ou un écart de dingue comme ça (120-66, ndlr). Quand on compare où nous étions et où nous sommes maintenant, c'est une aventure incroyable".

Les Bucks auront désormais du temps pour préparer leur rencontre face aux Boston Celtics, la franchise la plus titrée de l'histoire qui a elle aussi balayé son adversaire, Indiana, en le battant quatre fois.

- Le Jazz durcit le ton -

Point commun entre les deux équipes, Milwaukee est devenue la deuxième franchise de l'histoire des play-offs à remporter ses quatre matches du premier tour par au moins 15 points d'écart après Boston, en 1980.

Leurs victimes lors de cette série, les Detroit Pistons menés par Blake Griffin, ont établi un record en NBA avec une 14e défaite consécutive en séries éliminatoires. Cette série noire a débuté en 2008.

Dans l'autre conférence, les Utah Jazz ont gagné le droit d'y croire en dominant enfin les Houston Rockets de James Harden, grâce notamment à une fin de match pied au plancher de Donovan Mitchell, auteur de 19 points lors du dernier quart-temps remporté par son équipe 31-12.

"Ce n'est pas fini", a tonné l'arrière du Jazz, qui a marqué au total 31 points, soit un de plus que Harden. "Il nous en reste encore un, et encore un et encore un".

Le prochain match de la série est programmé mercredi à Houston. Utah devra encore s'imposer pour décrocher un match 6 dans sa salle vendredi et un éventuel match 7 décisif dimanche à Houston.

Pour Mitchell, le Jazz a enfin trouvé la clé pour renverser la tendance dans cette série mal engagée.

"Nous avons eu du mal au tir depuis le début de la série", a-t-il analysé. "Nous n'avons pas joué assez dur au début. Les deux derniers matches, nous avons durci le ton. Ce n'était pas possible que nous sortions comme ça."

- Résultats des matches du 1er tour des play-offs de la Ligue nord-américaine de basket (NBA), disputés lundi (toutes les séries se disputent au meilleur des sept matches):

. CONFERENCE EST

A Detroit,

Milwaukee bat Detroit 127 - 104

Milwaukee qualifié pour le prochain tour, vainqueur quatre victoires à zéro

. CONFERENCE OUEST

A Salt Lake City,

Utah bat Houston 107 à 91

Houston mène 3 victoire à 1

Avec AFP

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