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NBA - San Antonio et Aldridge affolent OKC et les statistiques

Gregg Popovich, le légendaire entraîneur des San Antonio Spurs, Denver, Colorado, le 8 avril 2016.

C'est sans doute le plus beau match disputé cette saison en NBA: San Antonio a terrassé Oklahoma City 154 à 147 au terme d'une rencontre au scénario haletant, dominée par LaMarcus Aldrige et ses 56 points.

Plus de trois heures après le coup d'envoi et après 49 minutes passées sur le terrain à batailler face à Russell Westbrook et Paul George, Aldridge a piqué un dernier sprint.

Une fois la victoire acquise, après deux prolongations, l'imposant pivot des Spurs s'est précipité vers l'arbitre principal pour récupérer le ballon du match.

Cette soirée du 10 janvier fera en effet date dans sa carrière: il a dépassé de onze unités son précédent record personnel de points (45 en mars 2018) et il est devenu seulement le septième joueur dans l'histoire de la franchise texane à atteindre le chiffre magique des 50 points.

Il est aussi le premier joueur des Spurs à finir un match avec au moins 50 points depuis plus de dix ans (2008) et son ancien coéquipier français Tony Parker qui fera justement son retour à l'AT&T Center lundi sous le maillot de Charlotte.

Ce n'est pas pour autant que "LMA" va fanfaronner et sortir de sa réserve naturelle: "Je me suis vite senti en confiance et j'ai toujours essayé d'attaquer le panier", a-t-il simplement commenté.

- 84,2% de réussite à 3 points -

Aldrige, 33 ans, n'est pas le seul à avoir affolé les statistiques.

Son équipe a débuté par un incroyable sans-faute à trois points, avec ses 14 premiers tirs primés tentés réussis, du jamais-vu en vingt ans en NBA.

Il a fallu attendre la septième minute du 3e quart-temps pour qu'un joueur de San Antonio, Derrick White, rate son premier tir à trois points.

Les Spurs, portés aussi par Marco Belinelli (19 pts, dont trois paniers à trois points en une minute), ont fini la rencontre avec 84,2% de réussite derrière l'arc (16 sur 19).

Ils ont également offert à leur emblématique coach Gregg Popovich sa 1.222e victoire, ce qui le place au 3e rang du classement des meilleurs entraîneurs de l'histoire, derrière Don Nelson (1.335) et Lenny Wilkens (1.332).

OKC, un temps au bord du KO, a pourtant bien failli dépasser sur le fil San Antonio qui a pourtant compté jusqu'à 16 points d'avance.

Le Thunder est revenu dans la rencontre grâce à Paul George (30 pts) et à Russell Westbrook.

- Miami stoppe Boston -

Le MVP de la saison 2016-17 s'est offert un "triple double" (trois catégories de statistiques à dix unités et plus) avec 24 points, 13 rebonds et 24 passes décisives !

Mais Aldridge a remis San Antonio sur les rails dans le 4e quart-temps avec 12 points, et en prolongation, tandis que Westbrook se contentait d'un petit point dans le final.

Grâce à cette 14e victoire sur ses 18 derniers matchs et à ce septième succès consécutif à domicile, San Antonio, mal parti en octobre et novembre, est 6e de la conférence Ouest (25 v-18 d), plus très loin du podium et d'OKC (3e, 25 v-16 d).

Denver reste le surprenant leader à l'Ouest après avoir écrasé les Los Angeles Clippers 121 à 100 et signé sa 28e victoire en 40 matchs grâce à un "triple double" de Nikola Jokic (18 pts, 14 rbds, 10 passes décisives).

Enfin, Boston est tombé de haut à Miami (115-99): les Celtics ont subi la loi de Dwyane Wade qui mettra un terme à sa carrière en fin de saison et qui a marqué 19 points.

Les Celtics venaient pourtant de remporter leurs quatre précédents matchs, mais ils restent à la 5e place de la conférence Est (25 v-16 d), loin de Milwaukee (1er, 29 v-11 d) et Toronto (2e, 31 v-12 d).

- Résultats du Championnat nord-américain de basket-ball (NBA) après les matches disputés jeudi:

San Antonio - Oklahoma City 154 - 147 (2 a.p.)

Sacramento - Detroit 112 - 102

Denver - LA Clippers 121 - 100

Miami - Boston 115 - 99


Avec AFP

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Mondial 2022 au Qatar: Michel Platini placé en garde à vue

Le Président de l'UEFA Michel Platini se présente devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour faire appel de l'interdiction du comité d'éthique de la FIFA, qui s'est tenue à Lausanne, en Suisse, le 29 avril 2016.

L'ex-patron de l'UEFA Michel Platini a été placé mardi en garde à vue à Nanterre, près de Paris,dans le cadre de l'enquête française pour corruption sur les conditions d'attribution de la Coupe du monde de football 2022 au Qatar, a-t-on appris de sources concordantes.

Le Parquet national financier (PNF) a ouvert en 2016 une enquête préliminaire pour "corruption privée", "association de malfaiteurs", "trafic d'influence et recel de trafic d'influence" autour des conditions d'attribution par la Fédération internationale de football (FIFA), des Coupes du monde de football 2018 en Russie et 2022 au Qatar.

La justice française s'intéresse en particulier à "une réunion secrète" au Palais de l'Elysée le 23 novembre 2010, à laquelle participaient Nicolas Sarkozy, le prince du Qatar, Tamim bin Hamad al-Thani, et Michel Platini alors président de l'UEFA et vice-président de la FIFA. Cette réunion avait été révélée par l'hebdomadaire France Football.

L'ex-bras droit du président Sarkozy, Claude Guéant, était pour sa part entendu en audition libre par les enquêteurs de l'Office anticorruption de la police judiciaire (OCLCIFF), à Nanterre également, selon une source proche de l'enquête, confirmant une information du site Mediapart.

La désignation à la surprise générale du Qatar, richissime émirat gazier préféré aux Etats-Unis par les membres du comité exécutif de la FIFA, avait été l'un des déclencheurs de la grave crise qui secoue la FIFA depuis 2015.

En octobre 2015, l'ancien président de la FIFA Sepp Blatter, contraint au départ, avait mis en cause la France. Selon lui, "un arrangement diplomatique" existait pour que les Mondiaux 2018 et 2022 aient lieu en Russie puis aux Etats-Unis, un plan qui aurait échoué à cause de "l'interférence gouvernementale de M. Sarkozy", qui avait réfuté toute intervention.

M. Blatter avait été entendu comme témoin en Suisse en 2017 dans le cadre d'une demande d'entraide pénale de la justice française. Il a été suspendu six ans par la FIFA "de toute activité liée au football" pour un paiement controversé de 2 millions de francs suisses (1,8 million d’euros), à son ex-ami et allié Michel Platini, lui aussi suspendu quatre ans.

D'autres enquêtes distinctes ont été ouvertes en Suisse et aux Etats-Unis.

NBA: une marée humaine à Toronto pour la parade victorieuse des Raptors

Parade en l'honneur des Raptors, nouveaux champions de la NBA, Toronto, Canada, le 17 juin 2019.

Plusieurs centaines de milliers de personnes se sont réunies lundi dans les rues de Toronto pour acclamer les joueurs de basket des Raptors lors d'une parade assombrie par des coups de feu qui ont provoqué un bref mouvement de panique.

Des coups de feu ont été tirés près de Nathan Phillips Square, au coeur du centre-ville, en fin d'après-midi, alors que la parade en l'honneur des vainqueurs du championnat de la NBA touchait à sa fin. Quatre personnes ont été blessées sérieusement, sans que leur pronostic vital ne soit engagé, et deux autres personnes ont été arrêtées, selon la police. Aucun motif n'a pour l'instant été évoqué.

Malgré un mouvement de panique dans la foule, la situation est rapidement revenue à la normale et les festivités ont continué.

La police de Toronto n'a pas donné de détails sur le nombre de personnes présentes pour le rassemblement, mais les organisateurs évoquaient jusqu'à deux millions de personnes.

Les Raptors, menés par leur joueur vedette Kawhi Leonard, ont battu le double tenant du titre Golden State par 114 à 110 lors du sixième match de la finale jeudi, devenant la première équipe non-américaine à remporter le titre le plus convoité du basket.

Des centaines de milliers de supporters vêtus de rouge et noir, les couleurs de l'équipe, ont noirci Nathan Phillips Square, place emblématique devant la mairie de la métropole économique du Canada, où la parade est arrivée avec près de trois heures de retard.

Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, s'est rendu sur place pour l'occasion. Après avoir multiplié poignées de main et autres selfies, il s'est fait tirer le portrait avec les joueurs en coulisses avant de monter avec eux sur scène.

"Ce que nous avons vu ici, c'est le rassemblement de tout un pays, et c'est ce que nous célébrons", s'est ensuite exclamé Justin Trudeau. "Nous aimons tellement cette équipe, nous voulons qu'ils fassent la même chose l'an prochain!", a-t-il poursuivi.

- 'We the North' -

"Un jour comme aujourd'hui où ma ville a gagné le championnat, c'est absolument incroyable. J'ai pris un jour de congé aujourd'hui. J'ai appelé mon patron pour lui dire que je ne viendrais pas au travail, il m'a dit de ne pas m'inquiéter car il ne viendrait pas non plus", s'exclame Adrian Griffin, 46 ans, venu assister à la parade avec sa famille.

Comme lui, de nombreux Torontois ont pris une journée de congé pour assister au retour victorieux des Raptors. De nombreuses familles faisaient partie de la foule dense qui bordait les rues de la métropole sur le passage de la parade.

"Toute la famille soutient les Raptors et Toronto. Nous sommes très fiers et heureux", explique Angelica Bettencourt, accompagnée de ses deux enfants.

En milieu de matinée, les joueurs sont partis du sud-ouest de Toronto et ont entamé leur lente procession pour rejoindre le centre-ville en passant par le boulevard longeant le lac Ontario.

Sur leur passage, les supporteurs ont crié "Let's go Raptors" en agitant pancartes et drapeaux au passage des joueurs, qui saluaient la foule en buvant du champagne sur des bus rouge et noir roulant au pas.

La plupart des rues du quartier financier, en plein coeur de la ville, ont été fermées à la circulation. Des pilotes de l'armée de l'air canadienne ont survolé, en formation, la foule célébrant sous un grand soleil et en musique l'arrivée des Raptors.

Le maire de Toronto, John Tory, a tweeté une lettre proclamant le 17 juin comme journée "We the North" ("Nous le Nord"), du slogan de l'équipe torontoise. Il a également rebaptisé une rue de Toronto "Raptors Way" et a symboliquement remis les clés de la ville à l'équipe.

La dernière grande parade triomphale d'une équipe de Toronto remonte à 1993, lorsque les Blue Jays avaient remporté le Championnat nord-américain de baseball.

Avec AFP

Mondial féminin : poussives, les Bleues terminent en tête de leur poule

Wendie Renard après son penalty durant le match Nigeria-France à Rennes en France le 17 juin 2019.

Auteures d'une piteuse prestation, les Bleues ont assuré la première place de leur poule grâce à un penalty de Wendie Renard contre le Nigeria lundi à Rennes (1-0), mais devront nettement élever leur niveau en 8e de finale du Mondial-2019.

La France a maintenant rendez-vous dimanche au Havre pour affronter le troisième du groupe C, D ou E en 8e. Même si les calculs sont difficiles à faire avant la fin du premier tour, il pourrait s'agir de l'Australie ou du Brésil, dans la poule C.

Il faudra en tout cas faire beaucoup mieux sur le terrain, malgré les trois succès de rang, une première pour la France en Mondial. Car les Françaises ont eu besoin d'un scénario rocambolesque pour s'en sortir face aux Nigérianes.

Après une faute contre Viviane Asseyi et le recours à la vidéo, l'arbitre a sorti le rouge contre Ngozi Ebere et sifflé un premier penalty, raté par Renard. Puis un deuxième dans la foulée, encore grâce à la VAR, en reprochant à la gardienne d'être sortie trop tôt sur la tentative initiale de la défenseure française...

Renard a cette fois marqué son 23e but en sélection et soufflé un grand coup, après 79 minutes de jeu indigentes, alors que le public breton très enthousiaste ne demandait qu'à s'enflammer.

- Thiney souffre -

Le match raté de Gaëtane Thiney, symbolisé par sa frappe dévissée à la 58e minute malgré un service impeccable de Delphine Cascarino, a incarné à merveille les difficultés françaises.

Très crispées, elles ont eu un mal fou à construire le jeu. Aucune de leurs tentatives n'a trouvé le cadre en première période: frappe de Viviane Asseyi à côté dès la 11e minute, tête au-dessus de Valérie Gauvin à la 14e ou une bonne reprise de volée d'Amandine Henry, encore à côté (17e).

Et les Bleues se sont surtout distinguées par leurs approximations, poussant la capitaine Amandine Henry à pester après Asseyi dès la 20e minute. Comme un air de Danemark-France au Mondial-2018 chez les garçons, pénible troisième match de poule des joueurs de Didier Deschamps...

Malgré un léger sursaut en deuxième période et les "Allez les Bleues!" du public pour une frappe dans le petit filet de Delphine Cascarino, elles n'ont guère fait mieux, entre les têtes non cadrées de Renard ou la frappe qui s'envole de Bilbaut.

Corinne Diacre, qui avait voulu ménager ses cadres avec quatre changements dans son onze de départ, à dû se résoudre à faire rentrer Eugenie Le Sommer et Kadidiatou Diani dès la 63e minute.

Bretonne de l'étape, Le Sommer a eu droit à une grande ovation des quelque 28.000 spectateurs du Roazhon Park.

Les Bleues pourront certes se dire qu'elles ont fait un sans-faute avec trois victoires conte la Corée du Sud 4-0, la Norvège 2-1 et ce triste Nigeria-France.

Mais l'éventuel quart de finale qui pourrait avoir lieu contre les Etats-Unis, championnes du monde en titre et impressionnantes depuis le début du tournoi, a de quoi faire peur.

- "Mieux que les garçons" -

Au moins, les Françaises pourront-elles s'appuyer sur leur public une nouvelle fois au rendez-vous au Roazhon Park, et son ambiance familiale dans les travées.

De nombreuses jeunes filles qui jouent au foot étaient venues admirer leurs aînées comme Amandine, fan.... d'Amandine Henry, milieu de terrain comme elle. "Moi, je trouve ça même mieux que les garçons. C'est plus tactique et elles se plaignent moins", lance-t-elle.

Venue avec sa soeur, Zohra, qui joue au club de Sablé-sur-Sarthe, arborait fièrement le maillot des Bleues. Cette adolescente de 15 ans "aime les rebondissements du foot féminin, les joueuses et leurs attitudes: elles ne sont pas là à crier quand il y a faute".

Sans doute, mais attention aux prochains matches...

Rubrique sport du 17 juin 2019 avec Yacouba Ouédraogo

Rubrique sport du 17 juin 2019 avec Yacouba Ouédraogo
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Mondial-2019 : l'Allemagne étouffe l'Afrique du Sud et termine première

L'équipe d'Allemagne avant son match contre l'Espagne à Valenciennes le 12 juin 2019.

Au rendez-vous des favorites. L'Allemagne a surclassé l'Afrique du Sud (4-0) pour remporter son groupe B du Mondial féminin de football, lundi à Montpellier.

Les doubles championnes du monde (2003, 2007) peuvent déjà penser à leur 8e de finale, samedi 22 juin à Grenoble, contre un des meilleurs troisièmes (du groupe A, C ou D).

Après deux victoires étriquées contre la Chine et l'Espagne (1-0 chaque fois), la Mannschaft est montée en régime, avec la même équipe de départ que contre la Roja.

La sélectionneuse Martina Voss-Tecklenburg n'a pas fait tourner, alors que la qualification était déjà en poche. "Nous voulions remporter ce match pour obtenir les 9 points", a-t-elle expliqué.

Elle était toujours privée de sa star Dzsenifer Marozsan (fracture de l'orteil du pied droit), qui ne sera pas forcément rétabli pour les 8es.

- Cadeaux -

Son équipe a aussi profité des cadeaux des Banyana-Banyana.

Pour sa première participation, l'Afrique du Sud est éliminée sans prendre le moindre point. Elle avait offert plus de résistance à l'Espagne (3-1) et à la Chine (1-0).

Mais dans la chaleur de Montpellier, elle a offert les deux premiers buts. D'abord sur un corner aisément repris de la tête par Melanie Leupolz, immobile et pourtant libre de tout marquage (14).

Un autre cadeau, de la gardienne sud-africaine, a offert le deuxième but à Sara Daebritz. Andline Dlamini, très bonne en-dehors de cette erreur, n'a pas contrôlé un centre-tir pas bien méchant de Verena Schweers (29).

Ce but, au moment où les Banyana-Banyana mettaient enfin le nez à la fenêtre, les a achevées.

L'Allemagne a enfin marqué un but construit, quand la capitaine Alexandra Popp a dévoré à l'impulsion Lebohang Ramalepe pour reprendre de la tête un centre de Svenja Huth (40).

Après la pause, Lina Magull a corsé l'addition, reprenant un ballon repoussé sur le poteau par Dlamini (58).

Les Sud-Africaines ont animé la fin du match. La véloce Thembi Kgatlana, buteuse contre l'Espagne, a bien failli sauver l'honneur, mais elle a perdu son duel avec Almuth Schutl (75).

Le bilan reste honorable pour la sélectionneuse, Desiree Ellis. "Nous avons réduit l'écart (avec les meilleures équipes), en continuant à travailler, en côtoyant le meilleur niveau, notre équipe n'a pas de limite", estime-t-elle.

Du coup, l'Allemagne n'a encaissé aucun but depuis le début du tournoi, elle a également soigné son attaque. Au rendez-vous des favorites.

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