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NBA: Les Clippers remportent la première "bataille de L.A." face aux Lakers


Kawhi Leonard, à gauche, alors avec les Toronto Raptors, contre Stephen Curry des Warriors, Oakland, Californie, le 5 juin 2019. (Sergio Estrada-USA TODAY Sports)

La première "bataille" aux Clippers ! Menés par leur nouvelle star Kawhi Leonard déjà très efficace, ils ont battu (112-102) les Lakers de LeBron James et Anthony Davis, mardi pour ce qui était la grosse affiche en ouverture du championnat NBA.

N'en déplaise au champion en titre Toronto, qui, en fin d'après-midi, a eu l'honneur, comme le veut la tradition, d'ouvrir la saison avec une victoire au forceps acquise aux dépens de New Orleans (130-121 après prolongation), tous les regards étaient tournés vers le Staples Center où se déroulait le premier épisode de cette rivalité naissante.

Et inédite, de fait, lorsqu'on regarde le passé glorieux des Lakers (16 titres NBA en 31 finales) et celui sans histoire des Clippers, qui n'ont jamais dépassé les demi-finales de conférence Ouest et n'ont logiquement pu faire autrement que de rester dans l'ombre.

Si sportivement c'est bien sous un autre jour que débute cette nouvelle saison, avec des Clippers considérablement renforcés cet été par l'arrivée de deux All-Stars ayant grandi à L.A., Kawhi Leonard et Paul George (absent pour soigner ses épaules), en terme de popularité il reste également tout à faire.

La politique marketing du club fait pourtant le nécessaire pour attirer des fans. Billets à dix dollars aux 200 premiers qui arrivent habillés en bleu et rouge, slogans renvoyant une image d'authenticité à l'opposé du clinquant des Lakers ("Squad over self"/"L'équipe au-dessus de l'ego" ou "Streetlights over Spotlights/"Les lumières de la rue au lieu des feux de projecteurs")...

- Kawhi "Terminator" -

Mais dans ce Staples Center que les deux franchises se partagent, ce sont surtout les "Lakers fans" qui ont donné de la voix durant la rencontre pour supporter leurs joueurs, James et Davis en premier évidemment, mais aussi huer la star d'en face, Leonard.

Ce dernier, qui a connu des ambiances à domicile d'une ferveur incomparable à Toronto et San Antonio, avec lesquels il a remporté deux bagues (2014, 2019), a dû être légèrement surpris.

Mais, fidèle à sa capacité à rester de marbre, il n'a rien laissé transparaître, malgré une légère nervosité décelée dans ses premières tentatives manquées. Au cours du 2e quart-temps en revanche, il a ainsi inscrit 16 de ses 30 points en quelques minutes pour permettre à son équipe de s'échapper légèrement à la pause (62-54).

Une mi-temps durant laquelle il était le héros d'une vidéo promotionnelle, sur laquelle il discute avec Arnold Schwarzenegger et Linda Hamilton, qui sont à l'affiche de "Terminator Dark Fate", un nouvel épisode de la saga à sortir le 1er novembre.

- Davis également performant -

L'acteur lui conseille de montrer ses émotions, l'actrice le trouve "assez drôle en fait". Et Kawhi de quitter la salle de musculation avec une lumière rouge dans les yeux qui caractérise les robots-tueurs du futur imaginés par James Cameron.

Et c'est bien en mode "Terminator", comme il en a pris l'habitude dans les grands matches qu'il a fini par faire plier le rival "Angelino" avec d'autres paniers importants dans le dernier quart-temps, sous les yeux de l'actrice Kate Hudson, rare célébrité remarquée dans une salle où Jack Nicholson et bien d'autres stars de Hollywood ont l'habitude d'aller quand les Lakers reçoivent.

En face, les deux stars des Lakers ont été loin de démériter. Pour sa première, Anthony Davis a imposé ses épaules dans la raquette, inscrivant 25 points et captant 10 rebonds. Quant à James, il a tutoyé le triple double avec 18 points, 9 rebonds et 8 passes.

Mais les Clippers ont dans leur ADN des vertus de guerriers qui leur ont permis la saison passée d'arracher une place en play-offs contre toute attente. En l'absence de Paul George, l'autre recrue-star qui soigne des épaules endolories, Leonard a pu apprécier le travail des soldats Montrezl Harrell et Lou Williams, auteurs de 17 et 21 points.

Comme l'a dit un célèbre ex-Lakers, Kobe Bryant, "ce n'est pas le duo qui compte, mais l'équipe autour". Dans la quête pour le titre NBA qui anime ces désormais deux vrais rivaux, cela fera probablement la différence au printemps prochain.

-Le champion en titre Toronto débute par une victoire au forceps

Le champion NBA en titre Toronto a eu besoin d'une prolongation et d'un immense Pascal Siakam pour s'imposer à domicile aux dépens de New Orleans (130-122), mardi lors du coup d'envoi de la saison 2019-2020 du Championnat NBA.

Les Raptors, qui viennent de prolonger de quatre ans le contrat de Siakam, ont vu le Camerounais, qui gagnera 130 millions de dollars sur la durée, sortir un match monstrueux avec 34 points, 18 rebonds et 5 passes décisives à son actif.

Mais il n'était pas seul pour permettre à Toronto de réussir ses débuts devant son bouillant public de la Scotiabank Arena, puisque Fred Van Vleet a également inscrit 34 points, son record en carrière. Le meneur Kyle Lowry a aussi été un important contributeur avec 22 points, 6 passes et 5 rebonds.

Côté Pelicans, en l'absence du rookie-phénomène Zion Williamson blessé à un genou et indisponible jusqu'à décembre, cinq joueurs ont marqué plus de 13 points dans un match où leur jeu collectif a longtemps posé des problèmes à la défense de Toronto, qui s'était appuyé sur ce point fondamental et sur le talent de Kawhi Leonard (maintenant avec les Clippers) pour remporter en juin le premier titre de champion de son histoire contre Golden State.

Avec AFP

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