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NBA: Kevin Durant souffre d'une rupture d'un tendon d'Achille

Kevin Durant, Oakland, Californie, le 12 juin 2017.

Le diagnostic redouté est tombé mercredi: Kevin Durant souffre d'une rupture du tendon d'Achille de la jambe droite et l'ailier de Golden State sera éloigné des parquets NBA pendant de longs mois.

C'est Durant lui-même qui a annoncé la nouvelle.

"Je me suis rompu le tendon d'Achille, l'opération eu lieu aujourd'hui et a été un succès", a écrit le meilleur joueur du Championnat 2015 sur son compte Instagram, en légende d'une photo le montrant dans un lit d'hôpital.

"Mon parcours pour revenir (sur les parquets) a déjà débuté. Ma famille et mes proches sont à mes côtés et nous avons sincèrement apprécié toutes les marques d'affection et de soutien que nous ont envoyées les gens", a-t-il ajouté.

"Cela va être un long chemin, mais je suis taillé pour ça, je suis un joueur de basket", a ajouté le longiligne ailier.

Durant, 30 ans, s'est blessé lundi lors du match N.5 de la finale 2019 entre Golden State et Toronto.

Alors qu'il tentait de déborder le pivot espagnol de Toronto Serge Ibaka, il a arrêté de jouer et s'est effondré en se tenant la jambe droite, en début de 2e quart-temps.

Il avait regagné les vestiaires soutenu par un coéquipier et un soigneur, sous les sifflets des supporters de Toronto, trop contents de voir Golden State diminué après la perte de son meilleur marqueur.

- "Je suis fier" -

Sa blessure a déclenché une polémique, car Durant n'avait plus joué depuis un mois et soignait depuis le 8 mai une déchirure au mollet droit.

Certains observateurs avaient accusé Golden State d'avoir joué avec sa santé. Une accusation que Durant a lui-même balayée après son opération.

"Comme je l'ai dit lundi, j'ai mal au plus profond de moi, mais je vais bien. Le basket est ma plus grande passion et je voulais être sur le terrain lundi pour aider mes coéquipiers dans notre quête d'un troisième titre de suite", a-t-il insisté.

"C'est simplement la vie d'un joueur de basket, je suis fier d'avoir pu tout donner physiquement, je suis fier de mes frères pour leur victoire", a poursuivi le meilleur joueur des deux dernières finales NBA.

Ce qui n'a pas empêché son entraîneur Steve Kerr de faire part de ses regrets.

"On avait rassemblé toutes les informations possibles qui nous disaient que le pire qui pouvait lui arriver était qu'il se reblesse au mollet (...) Si nous avions su qu'il aurait pu se blesser aussi gravement ou même que c'était une possibilité, nous n'aurions jamais laissé Kevin rejouer", a admis le coach des double champions NBA.

Durant, qui a marqué onze points en douze minutes lors de la victoire de Golden State (106-105) à Toronto, va maintenant débuter une longue et éprouvante convalescence.

Il pourrait manquer une bonne partie de la saison 2019-20, voire l'intégralité.

Son coéquipier DeMarcus Cousins, qui s'est rompu un tendon d'Achille en janvier 2018, n'a repris la compétition qu'un an plus tard.

- Un an pour Cousins, 8 mois pour Bryant -

L'ancienne star des Los Angeles Lakers Kobe Bryant avait été victime d'une blessure similaire en janvier 2013, mais avait rejoué huit mois plus tard.

Cette blessure pourrait également changer la donne sur le marché des transferts qui s'ouvre officiellement en NBA le 1er juillet.

Durant avait la possibilité de résilier sa dernière année de contrat avec Golden State, son équipe depuis 2016, pour devenir "agent libre".

L'ailier, qui pèse 27 points et 7,1 rebonds par match de saison régulière depuis ses débuts en NBA, devait susciter beaucoup de convoitise, notamment des New York Knicks et des Los Angeles Lakers.

Il pourrait maintenant rester à Golden State jusqu'au terme de contrat pour sa convalescence durant laquelle il est assuré de toucher un salaire de 31,5 millions de dollars (27,8 M EUR).

Avec un acteur majeur en moins, le mercato estival risque d'être mouvementé pour recruter les autres stars en fin de contrat, comme Kawhi Leonard (Toronto), Kyrie Irving (Boston), Jimmy Butler (Philadelphie) et Klay Thompson (Golden State).

En attendant, Durant a apporté son soutien à son équipe qui est menée trois victoires à deux dans la finale 2019 avant le match N.6 jeudi dans sa salle.

"Je sais que mes frères peuvent gagner ce match N.6 et serai derrière eux avec toute la +Dub Nation+", a-t-il assuré.

Durant a reçu le soutien de ses coéquipiers et d'autres joueurs NBA mais aussi de stars du sport américain comme le quarterback des New England Patriots, Tom Brady.

"Tu va revenir plus fort que jamais, je n'en ai aucun doute", a-t-il estimé.

Avec AFP

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Grand spectacle au Mondial 2019: l'Australie remonte le Brésil

La Brésilienne Marta, fête avec ses coéquipières du Groupe C de la Coupe du Monde, à Montpellier en France, remporté par l'Australie (3-2) le 13 juin 2019.

Une remontada, beaucoup de joueuses de talent, des belles actions en pagaille: l'Australie a remonté deux buts pour battre le Brésil (3-2) dans un match magnifique, jeudi à Montpellier au Mondial-2019.

L'Australie se rachète de son entrée manquée contre l'Italie (2-1) dans ce groupe C relevé.

"C'est une des plus belles performances du football australien, je suis très fier des filles", a salué leur sélectionneur, Ante Milicic.

Les Brésiliennes devront impérativement finir le travail contre les "Azzurre" mardi, pour gonfler les trois points déjà pris contre la Jamaïque (3-0), mais sans la Parisienne Formiga, suspendue et blessée au pied.

Elles peuvent se mordre les doigts d'avoir gaspillé leur avance, acquise grâce à un penalty de Marta 27 s.p.) et le but magistral de Cristiane (38), au terme d'une action collective. Mais les "Matildas" étaient un brin au-dessus, dans le jeu collectif et dans l'envie.

L'opposition de style a donné toute sa saveur au match. Moins bien organisées mais plus instinctives, à l'image de la formidable Debinha, les Brésiliennes ont d'abord frappé en contres.

Marta, remise de sa blessure à la cuisse gauche qui lui a fait manquer le premier match, a ouvert le score sur penalty (27 s.p.) avant de sortir à la pause.

La faute est venue d'Elise Kellond-Knight, qui a légèrement tiré par le maillot Leticia Santos et l'a déséquilibrée.

- Le plus beau but -

Puis les Brésiliennes ont marqué peut-être le plus beau but depuis le début de la compétition: après un petit-pont de Tamires sur Emily Gielnik, la latérale a parfaitement lancé Debinha dans la profondeur, dont le centre a été parfaitement repris d'une tête décroisée par Cristiane.

La buteuse auriverde revient ainsi à une longueur de l'Américaine Alex Morgan (5 buts) après son triplé contre les "Reggae Girlz".

Mais les "Matildas" n'ont pas baissé les bras. Après des tentatives de Tameka Yalop (43) et Gielnik (45), elles ont décroché la réduction du score juste avant la pause, Caitlin Foord reprenant en force une déviation de Chloe Logarzo dans une défense brésilienne submergée (45+2).

A la mi-temps, Vadao a remplacé ses deux stars, Marta par Ludmila et Formiga par Luana. Formiga a été touché au pied, a expliqué le sélectionneur. A 41 ans, elle s'est épuisée à passer une mi-temps à chasser seule les deux milieux avancés de l'Australie, dont l'increvable Tameka Yalop.

Pour la deuxième période, Vadao a aussi troqué son 4-1-4-1 pour un 4-3-3 calqué sur celui des Australiennes. Mais cela n'a pas empêché le retour des Océaniennes, sur centre de Chloe Logarzo transformé en but (58), personne ne le touchant, ni Samantha Kerr, la destinatrice, ni les Brésiliennes.

Kerr, la star australienne, n'a pas marqué, mais elle a poussé Monica à marquer contre son camp (66). L'attaquante était hors-jeu, signalé, sur l'action, mais elle n'a pas touché le ballon. Après consultation de la vidéo, la Suissesse Esther Staubli a finalement accordé le but.

Les Brésiliennes ont poussé jusqu'au bout, et réclamé un "penalty évident", selon Marta pour un ceinturage sur Andressa. "Il y a de quoi être en colère", a pesté la star brésilienne.

Mais les Australiennes, plus fraîches, ont tenu. Toutes les actrices de ce match ont en tout cas offert une très belle publicité au foot féminin.

Mondial 2019: La Chine envoie l'Allemagne... et les Bleues en 8e de finale

Le bonheur de la Chine est contagieux: son succès contre l'Afrique du Sud (1-0) jeudi propulse l'Allemagne et surtout la France, pays organisateur, en huitièmes de finale du Mondial féminin.

Quatre jours avant leur dernier match de poule, à Rennes contre le Nigeria, les Bleues sont assurées de terminer au pire parmi les quatre meilleures "troisièmes" de groupe.

Les joueuses de Corinne Diacre auront sûrement à cœur de réaliser un sans-faute, après leurs victoires initiales contre la Corée du Sud (4-0) et la Norvège (2-1), mais cela leur permet d'aborder encore plus sereinement leur dernier match de poule en Bretagne.

Le court succès des Chinoises fait également les affaires de l'Allemagne, prétendant comme la France au titre mondial, assuré de finir dans les deux premières places qualificatives du groupe B.

Dans un Parc des princes à moitié rempli, la Chine a fait honneur à son rang de 16e nation au classement Fifa devant des "Banyana Banyana" (49e rang mondiale) courageuses mais peu dangereuses pour le second match de leur histoire en Coupe du monde.

Les Chinoises ont fait le siège de la gardienne sud-africaine avant de trouver la solution par Li Ying (40e). La N.10 a jeté sa jambe gauche pour reprendre victorieusement, du tibia, un centre de Zhang Rui venu de la droite.

Ce but à l'arraché permet à l'équipe de Chine d'effacer quelque peu la désillusion du match précédent, où elle s'était inclinée de justesse (0-1) face à l'Allemagne, une des nations favorites pour le sacre mondial.

La voilà revenue à la hauteur de l'Espagne (3 points également), son prochain adversaire lundi au Havre et surtout son plus sérieux concurrent dans le groupe B. La rencontre dans la cité normande aura un air de "petite finale" pour la qualification en huitième de finale.

"L'Espagne est une équipe très forte, ils ont un style traditionnel qui ressemble à la sélection masculine", mais "j'espère que les joueuses vont pouvoir déployer leur potentiel", a lancé le sélectionneur chinois, Jia Xiuquan.

- Kgatlana trop seule -

Si la victoire des Chinoises ne souffre d'aucune contestation, elles ont cependant eu du mal à concrétiser leurs temps forts jeudi, par manque de précision plus que d'occasions.

Elles en ont eu à la pelle, notamment par la "locale" Wang Shuang, mais les tentatives de la jeune attaquante du Paris SG (33e, 84e) n'ont pas fait mouche.

Deux minutes après avoir marqué, elles ont failli récidiver sur une tête de Wang Shanshan (42e). La barre transversale puis la "goal line technology", qui a photographié le ballon sur la ligne de but, ont refusé le 2-0. Yang Li a eu sa chance aussi en toute fin de partie mais la gardienne a repoussé sa frappe à bout portant (90e).

Volontaires mais très maladroites, les Sud-Africaines n'ont eu que quelques contre-attaques à se mettre sous la dent, sous l'impulsion de Thembi Kgatlana qui a soit manqué de jus, soit de partenaires pour mener à bien ses raids.

"Bien sûr nous sommes déçus mais c'est une performance honorable", a réagi la sélectionneuse Desiree Ellis, "fière" de son équipe.

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