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NBA: Houston et Milwaukee frappent fort d'entrée

Giannis Antetokounmpo des Milwaukee Bucks, le 28 septembre 2015.

Houston et Milwaukee ont fait forte impression dimanche lors de leur premier match des play-offs NBA: les Rockets ont dominé Utah 122 à 90 et les Bucks ont écrasé Détroit 121 à 86.

Au lendemain d'une soirée d'ouverture marquée par les défaites surprises à domicile de Toronto, Philadelphie et Denver, la logique a cette fois été respectée.

Houston a neutralisé sans mal la stratégie mise en place par Utah pour tenter de limiter l'impact du meilleur marqueur du Championnat 2018-19, James Harden.

Marqué de près par deux joueurs du Jazz qui ont limité ses raids dans l'axe, "The Beard" (littéralement la barbe) n'a certes pas eu son rendement offensif habituel (29 points), mais le MVP en titre a distillé dix passes décisives.

Ses coéquipiers ont profité des ouvertures dans la défense du Jazz avec pas moins de six autres joueurs à dix points et plus, dont Eric Gordon (17 pts) et Clint Capela (16 pts).

Résultat, Houston a distancé Utah dès la fin du premier quart-temps et a globalement dominé son sujet, à part un passage à vide au retour des vestiaires qui a permis à Utah de revenir à cinq points (66-61).

Mais la franchise de Salt Lake City est alors resté muette pendant quatre minutes, pendant que les Rockets reprenaient le large.

- Gobert se demène -

Si Donovan Mitchell était dans un mauvais jour (19 pts, 7 sur 18 au tir), le pivot français du Jazz Rudy Gobert s'est démené avec 22 points (8 sur 10 au tir) et 12 rebonds.

Cela n'a pas suffi pour faire douter Houston qui mène une victoire à zéro avant le match N.2 mercredi, toujours dans sa salle

"Tout le monde a apporté sa contribution, on était bien en place en défense, c'est ce qu'il va falloir faire à chacun de nos matches dans cette série", a expliqué Harden.

"Mais attention, il faut s'attendre à ce que Utah modifie des choses dès le prochain match. Si on veut atteindre notre objectif, il ne faut pas qu'on baisse la garde", a-t-il prévenu.

A Milwaukee, les Bucks qui n'ont plus franchi le 1er tour depuis 2001, n'ont eu besoin que d'un quart-temps (38-18) pour mettre KO Détroit.

La meilleure équipe de la saison régulière (60 v-22 d) a surclassé les Pistons qui étaient privés de leur meilleur marqueur Blake Griffin, blessé au genou gauche.

Pour ne rien arranger, Andre Drummond (12 pts, 12 rbds) a été exclu durant le 3e quart-temps pour avoir perdu son calme face à Giannis Antetokounmpo et l'avoir violemment bousculé.

L'ailier grec de Milwaukee, seul joueur capable de priver Harden d'un deuxième trophée de MVP, n'a pas eu à forcer son talent.

Il a passé 23 minutes sur le parquet et martyrisé Détroit avec 24 points et 17 rebonds. "C'est important de commencer par une victoire aussi nette", a-t-il assuré.

- Portland renoue avec la victoire -

Portland a chassé le spectre de ses piètres prestations de 2017 et 2018. Eliminés à chaque fois en quatre matches, les Trail Blazers ont écoeuré Oklahoma City 104 à 99.

Damian Lillard a marqué 30 points, mais c'est le pivot turc Enes Kanter qui a fait le plus de dégâts face à ses anciens coéquipiers avec 20 points, 18 rebonds et deux contres.

Il a contrarié avec sa défense agressive les deux atouts offensifs d'OKC, Paul George et Russell Westbrook.

Le premier a marqué 26 points, mais a fini le match avec un piètre 8 sur 24 au tir. Le second s'est offert un "triple double" (trois catégories de statistiques à dix unités et plus) avec 24 points, 10 rebonds et 10 passes décisives, mais n'a pas réussi à faire la différence dans le "money time" face à Kanter.

"J'étais dans la pire équipe du championnat et elle ne me faisait pas jouer, car j'étais trop âgé", a lancé, revanchard, Kanter à l'intention des New York Knicks qu'il a quittés en février pour rejoindre Portland.

Enfin, Boston aussi a fait respecter la logique en s'imposant à domicile face à Indiana (84-74).

-Résultats des matches du 1er tour des play-offs de la Ligue nord-américaine de basket (NBA), disputés dimanche:

. CONFERENCE EST

A Milwaukee,

Milwaukee bat Détroit 121 à 86

Milwaukee mène une victoire à zéro

A Boston,

Boston bat Indiana 84 à 74

Boston mène une victoire à zéro

Les autres séries en cours:

. Orlando - Toronto 1 - 0

Déjà joué:

Match N.1: Toronto - Orlando 101 - 104

. Brooklyn - Philadelphie 1 - 0

Déjà joué:

Match N.1: Philadelphie - Brooklyn 102 - 111

. CONFERENCE OUEST

A Portland,

Portland bat Oklahoma City 104 à 99

Portland mène une victoire à zéro

A Houston,

Houston bat Utah 122 à 90

Houston mène une victoire à zéro

Les autres séries en cours:

. Golden State - LA Clippers 1 - 0

Déjà joué:

Match N.1: Golden State - LA Clippers 121 - 104

. San Antonio - Denver 1 - 0

Déjà joué:

Match N.1: Denver - San Antonio 96 - 101

NB: chaque série se dispute au meilleur des sept matches, la première équipe à quatre victoires étant qualifiée pour le tour suivant.

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Ferland Mendy honoré de rejoindre le Real Madrid

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L'arbitrage vidéo utilisé à partir des quarts de finale de la CAN-2019

L'arbitre Gianluca Rocchi regarde l'écran de la VAR lors du match entre l'Inter Milan et la Lazio, Italie, le 30 décembre 2017.

L'assistance à l'arbitrage vidéo (VAR), qui a fait polémique lors de la finale retour de la Ligue des champions africaine, sera employée à partir des quarts de la CAN-2019, a annoncé jeudi le président de la CAF Ahmad Ahmad.

"C'est une mesure de prudence. Quand vous voyez les différents pays qui utilisent la VAR, ils ne se précipitent pas d'aller dès le début. C'est une technologie que beaucoup de gens n'utilisent totalement pas encore", a déclaré le patron de l'instance organisatrice depuis Le Caire, à la veille du match inaugural entre l'Egypte et le Zimbabwe.

"Au début, c'était prévu pour les demi-finales, mais nous avons exigé qu'il faut aller un peu plus en avant. Le comité exécutif a décidé pour les quarts de finale, pour que ce soit une réussite", a-t-il poursuivi.

Son annonce était attendue depuis la polémique liée à la VAR qui a empoisonné la finale retour de la C1 entre l'Espérance de Tunis et le Wydad Casablanca, et plus largement l'image du football africain, fin mai.

Dans une décision inédite, la CAF avait tranché pour faire rejouer ce match que les Marocains, excédés, avaient quitté en seconde période après une panne de la VAR qui aurait dû leur valider un but refusé pour hors-jeu.

La SG de la Fifa, Fatma Samoura, va évaluer la CAF, en pleine tourmente

Fatma Samoura lors d'une réunion au Conseil de la Fifa, à Zurich, Suisse, le 14 octobre 2016.

La secrétaire générale de la Fifa Fatma Samoura a été nommée déléguée générale pour l'Afrique à partir du 1er août, pendant six mois, pour superviser la Confédération africaine (CAF) secouée par polémiques et scandales ces derniers mois, ont annoncé jeudi les deux instances.

La dirigeante sénégalaise a été sollicitée "afin d'évaluer la situation actuelle et de contribuer à l'accélération du processus de mise en oeuvre des réformes en cours, destiné à assurer à la CAF un fonctionnement de manière transparente, efficace et selon les standards de gouvernance les plus élevés", selon le communiqué conjoint.

"Il est prévu qu'un audit général de la CAF soit mené dans les plus brefs délais par la Fifa et la CAF", est-il précisé.

Fatma Samoura, qui conserve ses fonctions à la Fifa, peut être prolongée dans sa mission au-delà du 30 janvier 2020, en cas d'accord entre les deux organisations.

A la veille du coup d'envoi de la CAN en Egypte, le football africain joue sa crédibilité, après plusieurs scandales qui ont éclaboussé son image, le dernier étant la décision de la CAF de rejouer la finale retour de la Ligue des champions en raison d'une panne de l'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR).

"J'ai vu qu'il y a eu des problèmes. C'est malheureux. (...) C'est une question de crédibilité pour toute l'Afrique", avait déclaré le patron de la Fifa, Gianni Infantino début juin.

Son président malgache Ahmad Ahmad est, lui, escorté par des soupçons de corruption, après son interpellation par la police française en juin. Il est ressorti libre de sa garde à vue, et ne fait pas à ce stade l'objet de poursuites.

"Arrêtons ces fausses rumeurs!", a réagi le dirigeant au Caire. "J'ai été interpellé à Paris, pas arrêté! Interpellé pour une audition, et la plainte n'a même pas été (déposée) contre moi. J'entends partout corruption. Même la justice, vous n'écoutez pas! C'est pour ça que j'ai insisté, parce qu'il n'y a pas mieux que la Fifa qui puisse venir voir ce qu'il se passe à l'intérieur de la CAF."

"Je peux vous garantir. Au bout de ces investigations, vous allez entendre beaucoup de choses! C'est d'un commun accord, en toute sincérité, que nous allons travailler ensemble", a-t-il poursuivi.

La CAF mise sous tutelle de la Fifa

Le président de la CAF, Ahmad Ahmad, lors d'une conférence de presse à Accra, Ghana le 30 novembre 2018.

Malgré les soupçons de corruption qui l'éclaboussent, le président Ahmad Ahmad se maintient à la barre de la Confédération Africaine de football (CAF) à la veille du coup d'envoi de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) en Egypte.

Dans un communiqué publié lors de la conférence de presse d'ouverture de la CAN, la CAF a annoncé la nomination de la secrétaire générale de la Fifa Fatma Samoura comme déléguée générale pour l'Afrique à partir du 1er août, pendant six mois, pour superviser la CAF, tout en restant à son poste de numéro deux de la Fifa.

La décision des deux instances internationales fait office de réponse aux multiples polémiques et scandales qui ont agité la CAF ces derniers mois.

Au cours de la conférence de presse au stade du Caire, le président Ahmad a affirmé avoir sollicité lui-même cette supervision de la Fifa qui prévoit notamment "un audit général de la CAF (...) dans les plus brefs délais par la Fifa et la CAF".

Le dirigeant, à la tête de l'organisation sportive africaine depuis mars 2017, avait été interpellé le 6 juin à Paris par l'Office anticorruption de la police judiciaire (Oclciff).

Il est ressorti libre et sans poursuites de sa garde à vue quelques heures après son interpellation.

Interrogé par l'AFP, un de ses conseillers a déclaré: "L'épreuve qu'a vécu le président Ahmad est maintenant derrière lui. Il n'est ni accusé, ni n'a de poursuites". "Libre, il a repris normalement ses activités de président de la CAF", a-t-il ajouté.

- Accusations en cascade -

L'interpellation a eu lieu dans le cadre d'une information judiciaire ouverte à Marseille notamment pour association de malfaiteurs, corruption, abus de confiance et faux et usage de faux. Elle porte sur la rupture par la CAF, en décembre 2017, d'un contrat avec Puma, au profit d'une autre société basée dans le sud de la France, fournissant elle du matériel Adidas.

Cette nouvelle péripétie ne fait que s'ajouter à une série de mésaventures traversées par la CAF ces derniers mois.

Lorsqu'en 2018 la CAF a constaté que le Cameroun ne serait pas prêt à temps pour accueillir la CAN-2019, elle a finalement désigné l'Egypte en janvier, après plusieurs inspections et quelques tergiversations.

En avril, le secrétaire général de l'instance Amr Fahmy a été licencié. Ce dernier avait envoyé une lettre à la Fifa en mars dans laquelle il accusait M. Ahmad, de corruption - paiement de pots-de-vin à plusieurs dirigeants, usage personnel de fonds de la CAF - et de harcèlement sexuel à l'encontre de plusieurs salariées de la Confédération.

Plus récemment, une vive polémique a éclaté après la finale de la Ligue des champions africaine. Le 31 mai, l'Espérance de Tunis a été sacrée contre le Wydad de Casablanca: son adversaire marocain a décidé de quitter la pelouse pendant le match en raison d'un litige et d'une panne de l'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR).

La CAF a ensuite décidé que le match serait rejoué après la CAN, déclenchant la colère des supporters tunisiens.

- Crédibilité en jeu -

Sur les réseaux sociaux, dans la presse sportive, les critiques se sont multipliées: l'image de la CAF, basée au Caire, mais aussi celle du football africain en général, ne ressort pas grandie, à la veille de la première CAN de l'histoire à 24 pays.

"Certains gens veulent toujours nous détruire. Ce n'est pas la réussite de cette CAN qui va les arrêter", s'est défendu Ahmad Ahmad. "Quand on regarde les efforts entrepris, il y a beaucoup de positif".

Mais, interrogé avant la nomination de Mme Samoura, James Dorsey, chercheur à la S. Rajaratnam School of International Studies de Singapour et auteur de "The Turbulent World of Middle East Soccer", dit à l'AFP "douter" que M. Ahmad puisse se maintenir à la tête de la CAF dans ces conditions.

"Sa propre crédibilité est en jeu mais c'est aussi la crédibilité d'organisations qui ont été secouées au cours de la dernière décennie par des scandales successifs", a-t-il souligné.

Le président de l'instance africaine va devoir se défendre "de façon très convaincante", estime M. Dorsey tout en ajoutant qu'il ne devait "pas être condamné avant d'être jugé. Il doit faire la preuve de son innocence au-delà de tout doute".

CAN 2019: l'Egypte derrière les "Pharaons", sans euphorie

L'attaquant égyptien Mohamed Salah lors d'une séance d'entraînement deux jours avant son match d'ouverture contre le Zimbabwe lors de la Coupe d'Afrique des nations de football, le 19 juin 2019.

Dans un grand marché populaire du Caire, un groupe de jeunes supporters achète des drapeaux de l'Egypte dans l'un des rares commerces de la ville qui s'est mis aux couleurs de la Coupe d'Afrique des Nations.

Lycéens ou étudiants en vacances, les jeunes garçons s'apprêtent à soutenir l'équipe de Mohamed Salah lors de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) qui se déroule dans leurs pays à partir de vendredi. Mais pas seulement.

Ils misent sur l'enthousiasme des supporters pour revendre à la sauvette ces drapeaux devant les stades.

"Je le vois comme un job d'été plus rentable et plus facile qu'aucun autre travail", espère Hicham Moustafa, un lycéen de 16 ans, pendant que ses camarades regardent des trompettes ou essaient des perruques toutes aux couleurs de l'Egypte.

"Si on arrive à gagner suffisamment d'argent, on achètera des billets pour aller voir un bon match ou la finale", assure le jeune homme qui regrette des prix "trop chers": "Qui peut se payer ces billets à ce prix-là ?", s'interroge-t-il.

La page des sports du 19 juin 2019 avec Yacouba Ouédraogo
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"Niveau pas élevé"

Tarifs des places jugés trop élevés, confusion sur la diffusion télévisée des matches, difficulté à trouver le nouveau maillot de l'équipe nationale... Hôtes de la CAN, les supporters égyptiens se disent confrontés à plusieurs obstacles dans leur soutien aux Pharaons. Surtout que le niveau de l'équipe, à l'exception de Mohamed Salah, ne suscite pas de réelle admiration.

Le retour au pays du joueur vedette de Liverpool, auréolé cette année du titre de champion d'Europe avec les Reds, reste l'une des principales sources de réjouissance des supporters égyptiens.

Devant la boutique, Hicham Moustafa et ses camarades scandent le nom de Salah mais regrettent que l'équipe ne soit pas "ce qu'il y a de mieux".

"Bien sûr, je vais soutenir l'Egypte!", assure Islam Ahmed, un jeune cadre du Caire, après avoir savouré la victoire des Pharaons en match amical face à la Tanzanie (1-0) la semaine dernière.

"Le niveau de l'équipe n'est pas très élevé. Tout va reposer sur Mohamed Salah", reconnaît toutefois ce supporter de 33 ans à la petite barbe taillée et en tenue de sport.

Ces dernières semaines, les exploits européens de "Mo" Salah suscitent plus d'excitation en Egypte que la CAN.

Si les chaînes de télévision et certaines marques sponsors de la compétition sont dans les starting-blocks, presque rien dans les rues de la capitale ne semble montrer que le pays reçoit la plus importante compétition sportive du continent africain.

Les matches amicaux de l'équipe nationale ne provoquent pas d'affluence dans les cafés, les magasins spécialisés dans les articles de sports ne sont pas débordés...

"Affecté psychologiquement"

"Il y a une mauvaise organisation, personne ne sait ce qui se passe", se plaint Hassan Ismaïl, un jeune supporter du club cairote d'Al Ahly.

Certaines boutiques d'articles de sport du centre-ville proposent quelques maillots contrefaits, mais les vendeurs disent espérer en avoir davantage et attendre plus de clients au fur et à mesure de la compétition.

D'autres commerçants assurent n'avoir pas reçu l'autorisation de vendre les maillots de l'équipe ou même des produits dérivés de la CAN.

Comme d'autres fans de football, Hassan Ismaïl place peu d'espoir dans la performance des Pharaons à l'exception de certains noms, notamment les joueurs qui évoluent à l'étranger.

Pour Marwan Ahmed, du site spécialisé KingFut, la débâcle des Pharaons au Mondial 2018 en Russie - élimination au premier tour - a "affecté psychologiquement" les fans égyptiens.

"Avant la Russie, je suivais avec grand enthousiasme les matches de l'équipe", confie Marwan Ahmed. "C'était la pire équipe du Mondial. L'enthousiasme et l'espoir des supporters ont été complètement été anéantis sur la durée", observe l'expert.

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