Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Monde

Naufrage d'un bateau de migrants en Egypte: le bilan monte à 168 morts

Une secouriste porte un corps dans une ambulance après qu'un bateau se soit renversé au large des côtes égyptiennes, à Al-Beheira, Egypte, le 22 septembre 2016.

Les autorités égyptiennes ont récupéré 168 corps après le naufrage mercredi d'un bateau de migrants en Méditerranée, a indiqué le ministère de la Santé dans un communiqué dimanche.

Un bilan précédent fait état de 162 corps récupérés.

Quelque 164 personnes ont été secourues, selon le gouvernement égyptien.

Mais selon les témoignages de survivants, environ 450 migrants se trouvait à bord du bateau de pêche à destination de l'Italie lorsqu'il a chaviré au large de la ville portuaire de Rosette (nord).

Les recherches se poursuivaient dimanche pour tenter de récupérer d'autres corps, ont indiqué un responsable du ministère de la Santé et un responsable de la sécurité.

Le gouvernement a tenu samedi une réunion d'urgence pour discuter des "mesures nécessaires pour combattre ce phénomène" de migration, a précisé le bureau du Premier ministre Chérif Ismaïl dans un communiqué.

M. Ismaïl a demandé un renforcement des patrouilles sur les ports d'où les migrants sont partis, "ainsi que sur les plages de la côte nord".

Les migrations illégales "sont devenues un crime organisé" qui réclame des mesures, comme "la coordination avec les pays concernés", a dit au gouvernement le Premier ministre.

M. Ismaïl a également indiqué qu'un nouveau projet de loi avait été envoyé au Parlement prévoyant des "peines dissuasives" pour les passeurs.

Le ministre de l'Intérieur Magdy Abdel Ghaffar a pour sa part dit au gouvernement que les autorités égyptiennes avaient empêché 110 tentatives d'envoi de migrants par des passeurs en 2016.

Et quelque 153 procédures judiciaires sont en cours, visant des propriétaires de bateaux et passeurs présumés, selon le ministre.

Le président Abdel Fattah al-Sissi a par ailleurs demandé aux autorités en charge des frontières de réévaluer la procédure de contrôle afin "d'éviter des infiltrations en Egypte", a dit la présidence dans un communiqué samedi.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), la plupart des rescapés du naufrage de mercredi étaient égyptiens, mais il y avait aussi des Soudanais, des Érythréens, des Syriens et un Éthiopien.

Selon le Haut-Commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR), les départs d'Égypte en bateau comptent pour environ 10% des arrivées en Europe. Ce voyage comporte souvent plusieurs transferts périlleux en pleine mer sur des bateaux en mauvais état.

Le HCR a indiqué vendredi que plus de 4.600 non Egyptiens, en majorité des Soudanais et des Éthiopiens, ont été arrêtés cette année en tentant de prendre la mer depuis la côte septentrionale de l'Egypte.

Plus de 300.000 migrants ont traversé la Méditerranée cette année pour rejoindre l'Europe et environ 3.500 personnes sont mortes ou portées disparues, selon les Nations unies.

Avec AFP

Toutes les actualités

Record hebdomadaire de contaminations au coronavirus dans le monde

Record hebdomadaire de contaminations au coronavirus dans le monde
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:57 0:00

Ouverture de la 75ème Assemblée générale de l’ONU

Ouverture de la 75ème Assemblée générale de l’ONU
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:31 0:00

Minute Eco: Le Cameroun exporte le gaz naturel en Asie et en Europe

Minute Eco: Le Cameroun exporte le gaz naturel en Asie et en Europe
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:32 0:00

Pour la première fois, une Assemblée générale de l'ONU en mode virtuel

Pour la première fois, une Assemblée générale de l'ONU en mode virtuel
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:31 0:00

Trump et Biden se disputent le vote des Hispaniques de Floride

Fabiola Vejar, à droite, inscrit Stephanie Cardenas pour voter devant un supermarché latino à Las Vegas, le 9 juin 2016.

Quel est le point commun entre l'ex-leader cubain Fidel Castro et l'ouragan Maria qui a dévasté l'île de Porto Rico en 2017? Chacun est brandi comme un épouvantail par Donald Trump et Joe Biden quand ils viennent à la chasse aux électeurs latinos en Floride.

Dans cet Etat où se sont jouées de précédentes présidentielles --et où pourrait bien se jouer celle du 3 novembre-- le poids électoral des votants d'origine cubaine est connu depuis des décennies: anticastristes convaincus, ils sont majoritairement républicains.

Mais la carte locale du vote hispanique pourrait ne plus avoir grand chose à voir en 2020 par rapport à 2016.

Dans le sillage d'une profonde crise financière qui l'a mise à genoux économiquement, Porto Rico a été ravagée par Maria, poussant des dizaines de milliers de ses habitants à quitter l'île et venir grossir les rangs de la population hispanophone de Floride.

C'est le cas de Taileen Nieves, 42 ans. Cette femme a enduré les terribles coups de boutoir de l'ouragan, le 20 septembre 2017, et a été directement témoin des vastes destructions causées.

Afflux de sinistrés portoricains

Deux mois plus tard, épuisée par les conditions de vie et l'absence de courant électrique, la Portoricaine a pris son fils de 3 ans sous le bras et s'est résolue à trouver refuge en Floride.

"Cela a été vraiment difficile, moi seule avec mon enfant. Et très dangereux", résume-t-elle.

Elle vit désormais à Auburndale, dans le centre de la péninsule située au Sud-Est des Etats-Unis. Après dix mois de chômage, elle a trouvé un emploi chez un podologue.

Selon Jorge Duany, directeur de recherches sur les questions cubaines à l'Université internationale de Floride, "il y a actuellement environ un million d'électeurs portoricains inscrits, plus ou moins la même quantité que les Cubains".

Et donc, au scrutin du 3 novembre, le comportement des électeurs latinos dépendra d'une donnée nouvelle mais cruciale: le jugement qu'ils portent sur la gestion de l'ouragan par Donald Trump.

Maria a fait quelque 3.000 morts à Porto Rico, un lourd bilan qui marquera durablement la mémoire collective des sinistrés.

Beaucoup se souviennent de la visite éclair post-ouragan du président dans le territoire, dont les près de 4 millions d'habitants sont des citoyens américains.

Donald Trump avait été filmé en train de jeter des rouleaux de papier essuie-tout en direction de supposés sinistrés, d'une façon nonchalante voire dégradante selon les critiques du président, et en tout cas sans la gravité attendue face à l'ampleur de la catastrophe.

Trois ans plus tard, les démocrates entendent garder ce souvenir vivace et l'exploiter.

L'équipe de campagne de Joe Biden a diffusé un clip vidéo compilant les images de la dévastation causée par Maria, sur une musique de Bad Bunny, célèbre chanteur de reggaeton portoricain.

Mardi, le candidat démocrate s'est rendu à Kissimmee, un bastion portoricain proche de la grande ville d'Orlando. Il a exprimé son soutien à ce que le territoire insulaire devienne le 51e Etat de l'union.

Une énorme pancarte montrait Donald Trump et sa distribution aérienne de rouleaux essuie-tout, avec la légende suivante: "Défense d'oublier".

Cependant, l'incertitude plane sur la capacité à se mobiliser de cet électorat.

Vénézuéliens "nouveaux Cubains"

A l'opposé, le soutien à Donald Trump des votants d'origine cubaine semble s'être renforcé depuis 2016.

Selon un sondage NBC News/Marist: le président devancerait son rival démocrate de quatre points (50-46) dans les intentions de vote chez les Latinos, les deux hommes étant à égalité en Floride en comptant tous les électeurs.

M. Trump a su rallier les votants d'origine vénézuélienne en adoptant une posture farouchement anti-Maduro, le président du Venezuela, même si celui-ci est toujours au pouvoir à Caracas.

"Les républicains ont une stratégie habile qui consiste à transformer les Vénézuéliens en nouveaux Cubains", résume Randy Pestana, un expert en sciences politiques.

Dimanche, Trump a rendu hommage aux anciens combattants du débarquement de la baie des Cochons, une tentative d'invasion militaire de Cuba par des exilés cubains soutenus par les États-Unis en avril 1961.

Dans le reste du pays, les électeurs hispaniques sont majoritairement originaires du Mexique et des pays d'Amérique centrale. Pour eux la question migratoire est essentielle pour déterminer leur vote, un thème sur lequel Donald Trump a toujours affiché sa fermeté.

Résultat, au niveau national, 66% des Hispaniques disent avoir une opinion défavorable du président, selon l'institut Latino Decisions. Et en novembre ils représenteront pour la première fois le premier groupe de votants parmi les minorités ethniques, avec 13% de l'électorat, a calculé l'institut Pew.

Mais ce sont bien les Latinos de Floride qui seront les plus susceptibles de faire basculer l'issue du scrutin.

Voir plus

XS
SM
MD
LG