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Nouveau test réussi pour l'Hyperloop, le train du futur


Une photo prise le 12 mai 2017 d’un modèle-test du train Hyperloop One soulevé sur la piste de désert de Nevada, publiée le 13 juillet 2017.

La startup américaine Hyperloop One a effectué un second test réussi de son train à très grande vitesse et se dit prêt désormais à entrer en phase de commercialisation, avec une première mise en service en 2021.

Le nouveau test réalisé le 29 juillet sur son site dédié dans le désert du Nevada a permis de faire circuler le prototype à 310 km/h, contre 112 km/h lors du premier essai complet, en mai.

Hyperloop One est déjà en contact avec plusieurs gouvernements et partenaires potentiels, a expliqué le dirigeant de la startup qui a déjà levé 160 millions de dollars auprès d'investisseurs, notamment la SNCF.

"Il est probable que les premiers Hyperloop verront le jour à l'étranger" et non aux Etats-Unis, a indiqué Shervin Pishevar, sans plus de précision géographique. "La vitesse à laquelle d'autres gouvernements (que le gouvernement américain) peuvent travailler est un avantage."

Interrogé sur la possibilité de voir prochainement un Hyperloop en Europe, il a indiqué que deux intervenants étaient "très intéressés", sans plus de précision.

L'objectif reste la mise en service d'un Hyperloop en 2021, a indiqué le dirigeant.

La startup a déjà fait appel à des contributions pour envisager les lignes du futur: Orlando-Miami (410 km) en 26 minutes, Chicago-Pittsburgh (785 km) en 47 minutes ou Bastia-Bonifacio en (150 km) en 14 minutes, par exemple.

Hyperloop One est actuellement engagé dans le processus qui doit mener à la certification de son train du futur, ce en quoi il est aidé par des envoyés de Systra, la filiale de la SNCF chargé de l'ingénierie.

- Moins cher que le train -

Si elle apparaît comme la plus avancée, Hyperloop One n'est pas la seule société positionnée sur ce marché des trains à très grande vitesse et sustentation électromagnétique.

Hyperloop Transportation Technologies (HTT) et The Northeast Smaglev, deux autres jeunes sociétés, développent également leurs propres projets.

A terme, Hyperloop One se voit comme une "plateforme", selon Shervin Pishevar, collaborant avec des partenaires locaux sur plusieurs projets mais conservant la main sur "le système de contrôle" des trains.

L'idée de l'hyperloop a été lancée en 2013 par l'entrepreneur Elon Musk, fondateur du groupe automobile Tesla et de la société aéronautique SpaceX, mais il est aujourd'hui développé par d'autres sociétés sans lien capitalistique avec lui.

Il n'est impliqué dans l'hyperloop qu'indirectement, par le biais de sa société The Boring Company, spécialisée dans la réalisation de tunnels.

"Nous utiliserons aussi des tunnels", a expliqué Shervin Pishevar, "mais (construire à) l'air libre est beaucoup moins cher."

Il assure ainsi que l'Hyperloop sera "moins onéreux" pour les usagers "que n'importe quel système existant", évoquant notamment les trains à grande vitesse qui circulent déjà dans le monde.

"Nous voulons que ce soit (un moyen de transport) démocratique", insiste-t-il, "qui soit à la portée de tout le monde."

Pour y parvenir, Hyperloop One table notamment sur des coûts de maintenance et d'entretien inférieurs à ceux des trains circulant aujourd'hui.

"Vous n'avez plus de roues en acier qui frottent sur quelque chose. C'est sans contact", car le train est en sustation, a souligné Josh Giegel, président de l'ingénierie et co-fondateur d'Hyperloop One.

"Donc vous n'avez pas d'érosion du matériel" à chaque passage du train, a-t-il ajouté.

Pour Shervin Pishevar, l'Hyperloop est une évolution majeure qui va "rendre le monde plus propre, le faire bouger plus vite et moins cher".

Avec AFP

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