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Irak : de "nombreux mois" avant l'offensive sur Mossoul

La bataille pour reprendre Mossoul -la seconde ville d'Irak- aux jihadistes du groupe Etat islamique, l'un des grands objectifs militaires de la coalition menée par les Etats-Unis, ne commencera pas avant "de nombreux mois", a indiqué vendredi un porte-parole militaire de la coalition.

"Il va y avoir de nombreux mois avant que les opérations pour Mossoul commencent", a déclaré le colonel américain Steve Warren, s'exprimant depuis Bagdad en vidéoconférence.

"Pour l'instant notre priorité est de former des brigades, de bâtir de la capacité de combat, de former des policiers", a déclaré le porte-parole.

De la rapidité de cet effort de formation dépendra le moment où l'offensive pourra être lancée, a-t-il expliqué.

Les responsables américains ont souligné à plusieurs reprises la nécessité d'augmenter le nombre de formateurs militaires occidentaux en Irak, pour accélérer l'entraînement des troupes irakiennes.

La question devrait être à l'ordre du jour d'une réunion des vingt-six ministres de la Défense des pays de la coalition le 11 février à Bruxelles, qui a pour but de répartir les efforts militaires supplémentaires à faire dans les prochains mois contre les jihadistes.

Selon le colonel Warren, la coalition envisage pour l'instant de lancer "10 brigades" à l'assaut de Mossoul, la seconde ville du pays aux mains des jihadistes depuis juin 2014.

Chacune de ces brigades devrait représenter "2.000 à 3.000 hommes".

Ces soldats "devront tous être formés" avant la bataille, a indiqué le colonel Warren.

Certaines brigades ont déjà été formées par la coalition, mais "nous avons pris la décision de leur donner un entraînement supplémentaire", a-t-il indiqué.

Les Etats-Unis ont déployé environ 3.500 soldats en Irak, avec pour mission de former et de conseiller les troupes locales.

La stratégie affichée par la coalition prévoit de détruire en priorité les "centres de pouvoir" de l'EI à Mossoul en Irak et à Raqa en Syrie.

Avec AFP

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Une jihadiste fait appel de sa condamnation à 30 ans de réclusion en France

Esquisse d'Inès Madani devant le tribunal correctionnel de Paris lors de son procès pour préparation d'actes de terrorisme le 11 avril 2019.

Inès Madani a fait appel de sa condamnation à 30 ans de réclusion pour avoir tenté de faire exploser une voiture près de la cathédrale Notre-Dame à Paris en 2016.

Cette jeune femme de 22 ans, déjà condamnée en avril par la justice à huit ans de prison pour des faits plus anciens, encourait la perpétuité. La cour d'assises spéciale, composée uniquement de magistrats professionnels et non de jurés, a suivi les réquisitions du parquet en la condamnant le 14 octobre à 30 ans de réclusion criminelle. Les magistrats n'ont cependant pas mentionné de période de sûreté.

"C'est une décision qui s'adresse à l'opinion et qui ne tient compte ni de la réalité des faits, ni de la jeunesse de l'accusée", a déclaré son avocat Laurent Pasquet-Marinacce.

Les parties ont dix jours pour interjeter appel mais bénéficient d'un délai supplémentaire de cinq jours si l'une d'elles fait appel. Les autres accusées ont donc jusqu'à mardi prochain pour se décider.

Les accusées étaient devenues, selon l'expression du parquet, le "visage du jihad au féminin".

Elles ont été condamnées pour avoir voulu lancer des attaques terroristes, en suivant les consignes de Rachid Kassim, propagandiste du groupe État Islamique et inspirateur en 2016 de l'assassinat d'un policier et de son épouse à Magnanville, en région parisienne.

Inès Madani et Ornella Gilligmann (condamnée à 25 ans de réclusion) ont tenté de faire exploser une voiture remplie de bonbonnes de gaz dans la nuit du 3 au 4 septembre 2016, devant des restaurants situés près de Notre-Dame de Paris, en essayant de l'incendier avec du gasoil. Seul le choix de ce carburant, difficile à enflammer, avait permis d'éviter l'explosion.

Après l'échec de cet attentat, Inès Madani s'était retranchée dans l'appartement d'Amel Sakaou (condamnée à 20 ans de réclusion), en région parisienne. Toutes deux avaient été rejointes par Sarah Hervouët (condamnée à 20 ans de réclusion), originaire du sud de la France.

Se sachant traquées, les trois jeunes femmes avaient quitté précipitamment leur appartement le 8 septembre, armées de couteaux de cuisine. Sur le parking, Sarah Hervouët avait porté un coup de couteau à un policier en civil de la DGSI (sécurité intérieure). Inès Madani avait pour sa part couru vers un policier, qui l'avait blessée par balles aux jambes.

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