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Moscou propose un plan pour la Syrie

Vendredi sanglant en Syrie

La Russie et l'Iran ne sont pas d'accord avec les Etats-Unis et leurs alliés européens et arabes sur les groupes devant être qualifiés de "terroristes" et ceux pouvant être considérés comme faisant partie de l'opposition.

La rencontre internationale sur la Syrie prévue samedi à Vienne doit commencer à sélectionner la "délégation unifiée" de l'opposition syrienne qui discutera avec le régime de la transition politique, selon une source occidentale à Beyrouth.

Prenant chaque fois les devants, la Russie, allié indéfectible du régime et qui intervient militairement depuis le 30 septembre, a proposé "des idées" dans un document en huit points, distribué à tous les pays ayant participé fin octobre à la réunion de Vienne sur la crise syrienne et qui été rejeté par les pays occidentaux.

"Chaque pays pourra présenter sa liste de noms et il faudra ensuite réduire le nombre à 20 ou 25 personnes qui seront réparties dans deux commissions, l'une sur la réforme politique et l'autre sur la sécurité. Elles travailleront sous la houlette de l'émissaire de l'ONU Staffan de Mistura", a affirmé la source occidentale à l'AFP.

"Mais ce n'est pas samedi que tout sera réglé, cela va prendre du temps pour que tous accordent leurs violons", a ajouté cette source.

Selon elle, les quatre comités de travail proposés par l'émissaire de l'ONU sont abandonnés au profit de ces deux commissions. "Ces quatre comités devaient faire du brainstorming sans pouvoir prendre de décision tandis que dans ces deux commissions, il s'agira de véritables négociations".

M. de Mistura avait proposé fin juillet à l'ONU la création de quatre comités de réflexion thématiques entre Syriens, dont les résultats n'étaient pas contraignants.

Selon un diplomate européen dans la capitale libanaise, "une commission préparatoire, composée des fonctionnaires de neuf pays, commencera dès jeudi à plancher sur les listes d'opposants, sur celles définissant les organisations terroristes et sur les questions humanitaires".

"Vendredi ce sera à un niveau supérieur et samedi la vingtaine de ministres se retrouveront. Tout ne sera pas réglé samedi. On ne va pas régler en un jour un conflit de cinq ans", a-t-il ajouté.

La Russie et l'Iran ne sont pas d'accord avec les Etats-Unis et leurs alliés européens et arabes sur les groupes devant être qualifiés de "terroristes" et ceux pouvant être considérés comme faisant partie de l'opposition.

Selon la source diplomatique occidentale, la Russie a présenté une liste de 38 noms d'opposants, dont trois anciens présidents de la coalition de l'opposition, Ahmad Jarba, Ahmad Moaz al-Khatib, Hadi al-Bahra ainsi que son actuel président Khaled al Khoja.

Y figurent aussi des représentants de l'opposition de l'intérieur et même deux représentants des Frères Musulmans, Mohammad Tayfour et Mohammad Habache. D'autres opposants historiques comme Michel Kilo font partie de la liste.

Le 5 novembre, la Russie a présenté un document intitulé "approche pour le règlement de la crise syrienne", qui propose la constitution d'un comité constitutionnel présidé par un candidat accepté par le régime et l'opposition sous les auspices de M. de Mistura. Ce comité aura pour mission de rédiger une nouvelle Constitution en 18 mois.

"Il ya aura ensuite un référendum puis sur cette base aura lieu l'élection d'un président de la République. Les élections législatives prévues en 2016 serontt repoussées pour qu'elles se produisent après la réforme constitutionnelle", affirme le document présenté par l'ambassadeur russe au ministère libanais des Affaires étrangères.

Le texte n'interdit pas à Bachar al-Assad de se présenter à ce nouveau suffrage.

Selon un haut fonctionnaire libanais, le texte précise que nouveau président aura la charge de l'armée et des service des renseignements.

Toujours selon le texte, des élections présidentielle et parlementaires pourront se tenir après qu'une constitution aura été votée par référendum. Sans toutefois interdire formellement à M. Assad de se présenter lors du scrutin présidentiel.

"Nous sommes au courant des propositions russes. Le plan en huit points lui-même n'est pas central dans les discussions de Vienne mais la Russie l'est", a expliqué Matthew Rycroft, ambassadeur britannique auprès de l'ONU.

Avec AFP

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Une ville californienne va interdire chips et bonbons aux caisses des supermarchés

Des enfants portant des masques d'Halloween reçoivent des bonbons pendant la tradition «Trick or Treat» à Makati à Manille le 31 octobre 2008. Les parents doivent surveiller la consommation de sucre de leurs enfants selon le Dr Mary Hayes, dentiste pédiatre à Chicago. AP/Marquez

La ville de Berkeley, bastion progressiste du nord de la Californie, va interdire la vente des produits trop sucrés ou salés sur les présentoirs situés aux caisses des supermarchés afin de promouvoir une alimentation plus saine, une première aux Etats-Unis selon des médias locaux.

Le conseil municipal de Berkeley, ville universitaire de 120.000 habitants près de San Francisco, a adopté cette semaine à l'unanimité une ordonnance qui bannira des caisses les produits contenant plus de 5 grammes de sucres ajoutés ou plus de 250 mg de sodium par portion. L'interdiction vise également toutes les boissons contenant des sucres ajoutés ou des édulcorants artificiels.

L'ordonnance relève que "des aliments bon marché et riches en sel, graisses saturées et sucres ajoutés sont prédominants dans les présentoirs des caisses". Les clients y sont "plus enclins à effectuer des achats impulsifs et les parents se battent avec leurs enfants qui réclament des confiserie à la fin des courses".

L'interdiction, qui doit s'appliquer à 25 supermarchés de la ville, entrera en vigueur en mars prochain et les premières visites des inspecteurs sanitaires sont prévues en janvier 2022.

"Ce qui est bon pour les clients à Berkeley est aussi bon pour nos commerces", a lancé Kate Harrison, l'une des élues à l'origine de cette mesure.

En 2014, Berkeley avait déjà été la première à imposer une taxe sur les sodas, une initiative reprise ensuite par plusieurs autres grandes villes américaines.

Selon une étude publiée début 2019, les habitants de Berkeley avaient diminué leur consommation de boissons sucrées de 21% dans l'année qui avait suivi la mise en place de cette "taxe sodas". La chute atteignait 52% en 2017.

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