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Au moins 42 morts d'intoxication à l'alcool frelaté au Mexique

Photo d'illustration (Reuters)

Au moins 42 personnes sont mortes depuis mardi après avoir bu de l'alcool frelaté lors d'une veillée funèbre dans l'Etat de Puebla, dans le centre du Mexique.

Onze autres personnes, grièvement intoxiquées, se débattent entre la vie et la mort, a indiqué dans un communiqué la mairie de Chiconcuautla, à 200 km au nord-est de Mexico, où la majorité des cas d'empoisonnement ont été recensés. Deux-cent litres d'alcool frelaté ont été saisis.

Environ 80 personnes étaient présentes lors des funérailles au cours desquelles l'alcool frelaté a été consommé, avait indiqué mardi un responsable de l'Etat de Puebla, David Mendez.

La mairie de Chiconcuautla a demandé à toutes les personnes ayant ingurgité la boisson toxique et souffrant de nausées, de vomissements ou de maux de tête de se rendre immédiatement à l'hôpital le plus proche.

Par ailleurs, au moins 38 personnes sont mortes le mois dernier dans l'Etat de Jalisco (ouest) après avoir elles aussi bu de l'alcool frelaté.

Selon les autorités, la crise sanitaire provoquée par l'épidémie de coronavirus a engendré des pénuries de plusieurs boissons alcoolisées, notamment de bière, ce qui pousse certaines personnes à consommer de l'alcool d'origine douteuse.

"En raison de cette pénurie et parce que la demande est très forte, certaines personnes offrent ou essayent de vendre de l'alcool de méthanol (utilisé dans l'industrie et extrêmement toxique) au lieu de l'alcool éthylique (utilisé dans les boissons)", a expliqué lors d'une conférence de presse le chef de la Commission pour la protection contre les risques sanitaires de l'Etat de Jalisco, Denis de Santiago.

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Un député argentin dénude le sein de sa compagne et l'embrasse en pleine visioconférence

Photo d'illustration. (Reuters)

Un député argentin a été suspendu jeudi pour avoir, lors d'une session parlementaire en visioconférence, embrassé le sein de sa conjointe à ses côtés.

Sur l'écran géant installé au Parlement, lors de ces séances où seuls une partie des députés sont présents physiquement et alors que l'un d'entre eux a pris la parole, une femme apparaît sur la vignette d'écran au côté de Juan Emilio Ameri qui l'enserre de son bras.

Le député de la province de Salta a alors sorti un sein du t-shirt que portait la jeune femme et s'est mis à l'embrasser. La session parlementaire a d'abord été interrompue, puis suspendue, par le président du Parlement, Sergio Massa.

"Tout au long de ces mois en télétravail nous avons vécu différentes situations où un député s'est endormi ou un autre s'est caché, mais aujourd'hui nous avons vécu une situation qui dépasse les règles de bienséance de cette maison," a lancé M. Massa.

Ameri a tenté de s'excuser, affirmant qu'il pensait ne pas être connecté à ce moment-là. "La connexion est très mauvaise. Ma conjointe est sortie des toilettes. je lui ai demandé comment étaient ses prothèses et je l'ai embrassée, car elle a été opérée pour des prothèses mammaires", s'est défendu le député de 47 ans qui devrait connaître dans les cinq jours la sanction infligée par le Parlement.

Interviewé sur la chaîne d'information argentine Todo noticias, qui fait ses gros titres de l'affaire, le député, membre de la coalition gouvernementale Frente de Todos du président de centre-gauche Alberto Fernandez, a exprimé sa "grande honte" mais indiqué qu'il ne démissionnerait pas.

"Je vais attendre que mes pairs décident en commission et je verrai ensuite", a-t-il dit, se défendant à nouveau d'un "regrettable accident" dû "à une mauvaise connexion" internet. Il dit que, depuis, sa conjointe se sent "très mal" et "ne cesse de pleurer".

Libération d'une Salvadorienne détenue 5 ans pour avortement

Manifestation devant un tribunal pour la libération de femmes qui purgent de longues peines de prison pour avortement présumé, à San Salvador, le 13 décembre 2017. L'avortement est illégal dans toutes les situations au Salvador. (AP/Salvador Melendez)

La justice salvadorienne a libéré Cindy Erazo, condamnée en 2015 à 30 ans de prison pour homicide aggravé après un accouchement prématuré, en application de la loi stricte sur l'avortement en vigueur au Salvador.

"Cindy a retrouvé la liberté, après avoir subi un procès injuste et avoir passé plusieurs années de sa vie en prison pour quelque chose qu'elle n'avait pas commis", a déclaré mercredi Morena Herrera, coordinatrice d'une organisation qui lutte pour la dépénalisation de l'avortement au Salvador, l'Agrupacion Ciudadana por la Despenalizacion del Aborto.

Cindy Erazo est sortie mardi d'une prison salvadorienne. L'affaire remonte à août 2014, lorsque la jeune femme a subi un accouchement prématuré avec hémorragie dans les toilettes d'un centre commercial de la périphérie est de San Salvador.

Le Salvador a adopté dans les années 90 une législation draconienne qui interdit l'interruption de grossesse en toutes circonstances, même en cas de risque pour la vie de la femme.

En avril 2015, Cindy Erazo a donc été condamnée à 30 ans de prison pour homicide aggravé. Après un recours de sa défense devant la Cour suprême de justice du Salvador, la peine a été réduite à 10 ans en 2016.

Elle a bénéficié pour bonne conduite de la possibilité prévue par la loi de sortir de prison après avoir purgé la moitié de sa peine. "Nous sommes heureuses de la libération de Cindy, qui est une victoire de plus pour les femmes qui sont en prison et sont accusées injustement après avoir subi des urgences obstétrique", a déclaré Morena Herrera.

Selon des organisations de défense des droits des femmes, 18 femmes sont actuellement détenues au Salvador en raison de cette loi particulièrement répressive après avoir été condamnées pour interruption de grossesse.

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