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Mort de Maradona: son médecin personnel demande une nouvelle expertise médicale

Un homme place une fleur sur un maillot avec le visage de la star du football Diego Maradona lors d'une marche pour exiger des réponses concernant sa mort, à Buenos Aires, Argentine, le 10 mars 2021.

Le neurochirurgien Leopoldo Luque, considéré comme le principal membre de l'équipe médicale au chevet de Diego Maradona, a rejeté lundi toute responsabilité dans la mort en novembre de l'ex-star du football argentin et demandé au procureur une nouvelle expertise médicale.

"Le Dr Luque n'a rien à se reprocher. Il a dit simplement qu'il a toujours pris soin de la santé de Maradona et que chaque fois qu'il était appelé pour quelque chose, il lui portait assistance", a déclaré Me Julio Rivas à la fin de l'audition de son client.

Le Dr Luque, 39 ans, médecin personnel et confident de l'ancien joueur, a été entendu pendant quatre heures par le procureur de San Isidro, dans la banlieue de Buenos Aires, qui a ouvert une enquête pour "homicide involontaire avec circonstances aggravantes".

"Il était son médecin de famille, mais il n'était pas en charge de l'hospitalisation à domicile", a ajouté le conseil du médecin qui n'a fait aucune déclaration. Selon les avocats du médecin, la responsabilité de l'hospitalisation de l'ex-champion du monde dans cette maison incombait à deux sociétés privées de santé.

En outre, à contre-courant d'un rapport d'expertise rendu public en mai, les avocats ont affirmé qu'il n'existait aucune preuve médicale montrant que Diego Maradona souffrait de problèmes cardiaques.

"La commission médicale a pris des dossiers médicaux datant d'il y a 20 ans", a critiqué Me Rivas, affirmant que Diego Maradona avait passé quatre check-ups entre 2019 et 2020 qui comprenaient des examens cardiaques. "Tous ces examens montraient que c'était parfait" en la matière, a-t-il déclaré.

Selon son avocat, le Dr Luque a demandé une nouvelle expertise sur les conditions de la mort du champion qui soffrait de divers problèmes de santé. Début mai, vingt experts avaient conclu qu'il avait été "abandonné à son sort" par son équipe soignante, dont le traitement "inadéquat, déficient et imprudent" l'avait conduit à une lente agonie.

Leopoldo Luque, devenu un personnage médiatique après avoir opéré début novembre son célèbre patient pour un caillot sanguin à la tête, était le dernier des sept membres de l'équipe médicale à être interrogé dans le cadre de l'enquête.

Le neurochirurgien était devenu le médecin de la star argentine après avoir été contacté pour traiter ses troubles du sommeil. Diego Maradona souffrait d'insomnie depuis des années et prenait des anxiolytiques et des tranquillisants en grande quantité qu'il combinait parfois avec de l'alcool, selon des proches.

Avant lui, les procureurs ont entendu deux infirmiers, leur supérieur, un médecin coordonnant les soins à domicile, un psychologue et une psychiatre. Au cours de ces auditions, Leopoldo Luque et la psychiatre Agustina Cosachov, 36 ans, ont été montrés du doigt comme étant les principaux responsables de la santé de l'ex-joueur.

- "Marge autorisée"-

L'avocat de Mme Cosachov, Me Vadim Mischanchuk, a toutefois fait valoir vendredi que sa cliente "était un médecin psychiatre, qu'elle n'avait rien à voir avec le contrôle clinique du patient (...) mort d'un problème coronarien qui n'est en aucun cas lié aux problèmes psychiatriques dont elle s'occupait".

"Il y a eu beaucoup de signaux d'alerte selon lesquels Maradona allait mourir du jour au lendemain. Aucun des médecins n'a rien fait pour l'éviter", avait dénoncé quelques jours auparavant Me Rodolfo Baqué, l'avocat de l'infirmière Dahiana Madrid.

L'infirmier Ricardo Almiron, qui s'occupait du patient la nuit, et sa collègue Dahiana Madrid, chargée de le surveiller le jour, n'ont fait qu'"appliquer les indications des médecins traitants", selon Me Baqué.

La médecin coordinatrice des soins à domicile, Nancy Forlini a assuré que sa tâche se limitait à gérer les prescriptions des deux "médecins traitants".

Le coordinateur des infirmiers, Mariano Ariel Perroni a quant à lui déclaré que son rôle était purement administratif et organisationnel.

L'accusation soupçonne l'équipe soignante d'avoir "violé les devoirs qui incombaient à chacun d'eux (...) en augmentant le risque au-delà de la marge autorisée, ce qui a entraîné l'issue fatale du patient, qui aurait pu être évitée".

Les sept membres risquent un renvoi devant un tribunal en fonction des conclusions de l'enquête et, le cas échéant, des peines de huit à 25 ans de prison.

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Massacre dans un camp de déplacés en Ituri: 22 morts

Des soldats de la paix malawites de la force des Nations Unies MONUSCO montent la garde à l'extérieur d'une église à Beni, dans la province de l'Ituri, le 27 juin 2021.

Vingt-deux civils ont été tués dimanche dans une nouvelle attaque contre un camp de déplacés en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo.

Cette attaque intervient moins d'une semaine après un assaut similaire ayant fait 29 morts sur un site voisin, a-t-on appris auprès de la Croix-Rouge locale.

"Après l'attaque du centre des déplacés d'Ivo ce dimanche, vingt corps ont été enterrés dans deux fosses communes puis deux blessés qui ont succombé à leurs blessures ont été également enterrés, portant à 22 le nombre des personnes tuées", a déclaré à l'AFP Mambo Bapu Mance, coordonnateur de la Croix-rouge de Djugu (Ituri, nord-est).

Scandale Miss Sénégal: une pétition, 70 000 signatures et zéro inculpation

Le collectif des femmes du Sénégal devant le tribunal de Dakar, le 24 novembre 2021.

Des accusations de viol et proxénétisme touchent le comité Miss Sénégal et le monde de la mode. Une pétition en ligne a déjà recueilli près de 70.000 signatures. Les femmes de tous bords se sont mobilisées dans l’espoir de faire bouger les choses.

L’onde de choc secoue le Sénégal depuis plusieurs jours. Fatima Dione, lauréate du concours Miss Sénégal 2020, a affirmé avoir subi un viol suivi d’une grossesse dont elle impute la responsabilité à Amina Badiane, organisatrice du concours de beauté.

"Si on te viole, c’est que tu l’as bien cherché", ces propos tenus par la promotrice ont fortement ému à travers le Sénégal.

"On était tous sidérés par ses propos, c'en est de trop. Elle ne devait pas chercher à couvrir ses arrières mais juste penser à celle qui a subi le sort d'être violée", déplore Thiané Diagne, qui habite à Dakar.

"Tout le monde sait que le viol est affreux et insupportable, surtout avec la peur d'être mal jugé par la société. Personnellement, ces victimes doivent être soutenues, surtout psychologiquement", estime Arabia Diatta, une autre habitante de la capitale.

"C'est des situations qui commencent à se répéter, et il est temps que l'État prenne ses responsabilités", tranche Madame Camara.

Le parquet inerte

Face à l’inertie du parquet, les Sénégalais ont lancé une pétition pour le retrait de la licence d’Amina Badiane, la promotrice du concours Miss Sénégal.

Après avoir obtenu près de 70.000 signatures, les associations de femmes ont pris le relais à travers le dépôt d’une plainte collective mercredi au tribunal de Dakar.

Le viol "est un crime, et l'apologie du crime existe dans le code pénal", dit Maimouna Astou Yade, présidente du Collectif des femmes du Sénégal.

Selon les données les plus récentes, enregistrées en 2019, il y a eu au Sénégal 668 cas de viols sur mineures, 706 agressions sexuelles, 15 femmes tuées et plus de 1200 cas de viol.

Des chiffres alarmants, qui ont conduit à la criminalisation du viol en 2020. Une étape pour le moment insuffisante pour freiner le fléau, selon les militantes pour les droits des femmes.

Russie: 51 morts dans l'explosion d'une mine jeudi, selon les autorités

Des spécialistes du ministère russe des urgences participent à une opération de sauvetage suite à un incendie dans la mine de charbon de Listvyazhnaya dans la région de Kemerovo, en Russie, le 25 novembre 2021.

Une explosion de méthane dans une mine de charbon en Sibérie a fait 51 morts, selon une liste de victimes présumées mortes publiée vendredi par les autorités russes.

Avec un tel nombre de morts, c’est l’incident le plus meurtrier dans une mine en Russie depuis 2010.

La liste, qui comporte les noms de 46 mineurs et de cinq sauveteurs, a été publiée en ligne par le gouvernement de la région de Kemerovo, dans le sud-ouest de la Sibérie, où se trouve la mine.

Au départ, les autorités avaient fait état de 52 morts probables, mais les équipes de recherche ont trouvé vendredi un survivant.

Au total, 285 mineurs se trouvaient dans la mine de Listvyazhnaya au moment de l'explosion jeudi matin. La mine a aussitôt été remplie de fumée toxique.

Dès jeudi, les autorités avaient confirmé 14 décès, soit 11 mineurs et trois sauveteurs qui ont péri alors qu'ils cherchaient d'autres personnes piégées dans une section éloignée de la mine. Les sauveteurs ont dû interrompre leurs recherches à cause d'une accumulation de méthane et de monoxyde de carbone.

Trois jours de deuil

Ce n’est pas la première fois qu’une explosion a lieu dans une mine en Russie. En 2010, deux explosions de méthane et un incendie avaient tué 91 personnes dans une mine dans la même région de Kemerovo. En 2016, 36 mineurs ont été tués dans une série d'explosions de méthane dans une mine de charbon dans le grand nord de la Russie.

À la suite de cet incident, les autorités avaient analysé la sécurité des 58 mines de charbon du pays et déclaré 20 d'entre elles potentiellement dangereuses. Selon les médias, la mine de Listvyazhnaya n'en faisait pas partie. Toutefois, en 2004, une explosion de méthane dans cette mine a tué 13 personnes.

Selon le principal site d'informations indépendant de Russie, Meduza, cette année les autorités ont suspendu à neuf reprises le travail de certaines sections de la mine où l’incident de jeudi a eu lieu. Une amende de plus de 4 millions de roubles (environ 53 000 dollars) avait été imposée pour violation des règles de sécurité.

Les responsables régionaux ont décrété trois jours de deuil, tandis que le Comité d'enquête russe a ouvert une enquête criminelle sur d'éventuelles violations de la sécurité. Le directeur de la mine et deux cadres supérieurs ont été placés en détention.

Une enquête criminelle distincte a été ouverte vendredi sur les allégations de négligence des fonctionnaires de l'État qui ont inspecté la mine au début du mois.

Nouvel attentat des shebab à Mogadiscio: huit morts

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