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Tchad

Mort d’un Tchadien dans le cortège: la société civile parle d'"assassinat"

Le siège du Palais de la Démocratie, octobre 2019. (VOA/André Kodmadjingar).

Les organisations de la société civile qualifient d’assassinat l’incident survenu le 4 novembre dernier lors du passage du cortège du président l’Assemblée nationale Haroun Kabadi causant la mort d’un citoyen.

Selon la société civile, quelque soit la faute commise par ce jeune-homme, les éléments de la protection du président de l’Assemblée nationale n’ont aucun droit à tirer à bout portant sur un citoyen.

Quatre membres de la garde du président de l'Assemblée nationale interpellés
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Mercredi, les jeunes de l’association pour l’animation et le développement rural se sont réunis sur le lieu du drame, là où Mateyan Manayal Bonheur, diplômé au chômage, avait reçu lundi deux balles mortelles à l’abdomen, pour exprimer leur mécontentement. Ils ont été dispersés quelques minutes après par la police.

Grâce Elta, porte-parole de cette association, exige la démission du président de l’Assemblée de nationale puisque dit-il, "il est le représentant du peuple et non le tueur du peuple". Elle exige que l’auteur réponde de ses actes devant le tribunal.

Dans un document publié en ligne, le président de l’Assemblée nationale Haroun Kabadi déplore cette "mort brutale du citoyen à fleur de l’âge". Il dit avoir "compris et partagé la douleur profonde des parents, amis et connaissances de la victime auxquels il tient à exprimer ses condoléances les plus sincères".

Le président du collectif des ADH, Maître Nodjitoloum Salomon, exige aussi que les auteurs soient traduits en justice.

Il rappelle qu’en juillet 2018, les forces de sécurité ont tiré sur un citoyen qui heureusement, il s’en est sorti avec de blessure. Pour Salomon, cet acte ne devrait pas être perpétré dans un état de droit et donc il faut sanctionner conformément aux lois de la République.

Vue des députés tchadiens dans une salle de conférence, octobre 2019. (VOA/André Kodmadjingar).
Vue des députés tchadiens dans une salle de conférence, octobre 2019. (VOA/André Kodmadjingar).

Le président de la Ligue tchadienne des droits de l’homme et avocat au barreau du Tchad Maître Midaye Guerimbaye estime que la justice doit se saisir de cette affaire pour faire la lumière sur cet assassinant.

Pour ce genre de cas, Maitre Midaye déclare qu’on n’a pas besoin d’une plainte. Les autorités doivent se saisir de l’affaire afin de faire toute la lumière sur ce crime. Il appartient à chacun de prendre ses responsabilités.

Pour lui, le président de l’assemblée lui-même par respecter à son peuple et par respect à son rang devrait mettre à la disposition de la justice les gens qui ont commis ses forfaitures de manière à ce que la justice puisse dire le droit et réparer le tort qui a été causé à la famille de la victime.

Le parquet d’instance de N’Djamena informe qu’une enquête judiciaire est ouverte. Quatre personnes sont actuellement placées en garde à vue. Elles sont soupçonnées de meurtre et complicité de meurtre.

Alors que plusieurs sources ont rapporté à VOA Afrique que des individus non-identifié s’organisent pour venger la mort du diplômé sans emploi abattu par les gardes du président de l’Assemblée.

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Quatre membres de la garde du président de l'Assemblée nationale interpellés

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Réactions suite à la mort d'un moto-taxi aux abords du cortège présidentiel

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Un civil tué et quatre membres des forces de l'ordre interpellés

Les membres du FNDC à Conakry avant la marche funèbre, Guinée, le 4 novembre 2019. (VOA/Zakaria Camara)

Quatre membres de la garde personnelle du président de l'Assemblée nationale tchadienne ont été interpellés mercredi à N'Djamena après le meurtre d'un civil, a annoncé mercredi à l'AFP le procureur de la République près le tribunal de grande instance de la capitale tchadienne.

Un motocycliste est mort lundi, touché par des tirs provenant du cortège qui escortait le président de l'Assemblée nationale Haroun Kabadi, a affirmé le procureur, Youssouf Tom.

Il ajoute que "quatre éléments des forces de l'ordre, suspectés d'être impliqués, ont été interpellés le jour même de l'incident" pour meurtre et complicité de meurtre.

Un jeune tombe sous les balles des éléments de la protection du président de l'assemblée
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"Si nous n'arrivons pas à identifier l'auteur du tir, la responsabilité civile de l'Assemblée nationale sera engagée", a-t-il conclu.

Les membres de la garde personnelle de M. Kabadi, membre du Mouvement patriotique pour le salut (MPS, au pouvoir), avaient déjà provoqué l'émoi en tirant sur un civil en 2018 dans des circonstances similaires.

Selon le procureur de la République, dans l'impossibilité d'établir l'identité du tireur, la Justice avait alors conclu à la responsabilité civile de l'Assemblée nationale.

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