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Mondial-2019: les Etats-Unis survolent le football féminin

Team USA: championnes du monde 2019

Les Américaines sont sans rivales sur la scène mondiale: elles ont remporté dimanche une quatrième Coupe du monde en battant les Pays-Bas en finale (2-0) à Lyon, malgré l'étouffante chaleur et l'organisation rigoureuse des Néerlandaises.

La "Team USA" survole le football féminin, avec quatre Coupes du monde (1991, 1999, 2015 et 2019) et quatre titres olympiques (1996, 2004, 2008, 2012).

Le président américain Donald Trump a adressé ses félicitations à la sélection via un tweet: "Félicitations à l'équipe féminine américaine de football pour leur victoire en Coupe du monde. Beau match enthousiasmant. L'Amérique est fière de vous toutes!".

Mais reste à savoir s'il invitera les joueuses américaines à la Maison Blanche. Car la capitaine Megan Rapinoe, engagée dans la lutte contre les discriminations, a déjà annoncé qu'elle boycotterait un tel rendez-vous, tout comme la défenseure Ali Krieger, en critiquant le président américain.

- Quid de la Maison Blanche ? -

"Nous n'avons pas encore été invitées. Je ne sais pas encore comment cela va se passer, mais je ne vais pas prendre de pari là-dessus", a dit en riant la sélectionneuse Jill Ellis, qui vient de remporter deux Mondiaux de suite, égalant le record de l'entraîneur italien Vittorio Pozzo dans les années 30.

A Lyon, la finale est restée longtemps terne, avant de s'animer en deuxième période grâce à un penalty marqué par Megan Rapinoe (61e) puis un but superbe de Rose Lavelle (69e), récompensée pour ses performances remarquables tout au long du tournoi.

Les Américaines ont buté sur la gardienne Sari van Veenendaal et ont eu besoin d'une faute de Stefanie van Der Gragt - un pied haut face à Alex Morgan - et du recours à l'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR) pour obtenir un penalty.

Rapinoe s'est chargée de transformer la sentence, avant de célébrer son but comme elle en a l'habitude, les bras en croix dans une position toute christique.

La charismatique capitaine, qui vient de fêter ses 34 ans, termine meilleure joueuse et meilleure buteuse du tournoi. Elle compte six réalisations comme sa coéquipière Alex Morgan et l'Anglaise Ellen White, mais l'emporte grâce à un meilleur ratio buts/ temps passé sur le terrain et peut rêver du Ballon d'Or.

"Toutes les joueuses durant ce Mondial ont produit un spectacle incroyable. On ne peut rien faire de plus pour impressionner davantage. Il faut passer à l'étape supérieure. Tout le monde est prêt pour que nous ayons l'égalité salariale", a-t-elle lancé, en porte-parole du football féminin.

- Résistance "oranje" -

Les Néerlandaises sont tombées sur plus fortes qu'elles, mais peuvent être fières du chemin parcouru. L'Euro-2017 remporté à domicile avait créé un véritable engouement aux Pays-Bas et elles ont su, sans briller dans le jeu, se hisser jusqu'à cette finale où elles ont tenu tête aux Américaines, championnes du monde en titre, durant une heure.

Ne pas prendre de but dans le premier quart d'heure est d'ailleurs un petit exploit, car c'était devenu le scénario habituel pendant cette Coupe du monde où les Américaines ont toujours démarré leurs rencontres pied au plancher.

Pas cette fois, où elles ont buté sur une équipe sérieuse et organisée et sur la gardienne Sari van Veenendaal, impeccable dans sa cage avec quatre arrêts coup sur coup en première période.

La joueuse d'Arsenal a d'abord boxé des deux poings une bonne reprise de Julie Ertz (27e), puis détourné une tête de Samantha Mewis (37e). Avant de se montrer vigilante à deux reprises face à Alex Morgan, sans doute l'Américaine la plus en vue avec Rose Lavelle.

Morgan a tenté une reprise de près, repoussée par van Veenendaal (38e), puis signé un superbe enchaînement contrôle-frappe, encore sauvé par la gardienne néerlandaise (39e), aussi à l'aise dans cette partie que lors de sa demi-finale contre la Suède.

- Un élan à préserver -

Les "Oranje" ont bien tenté de réagir en fin de match, en vain, s'exposant même aux contres américains et aux tentatives d'Alex Morgan, l'ancienne attaquante de l'Olympique Lyonnais.

Entre Morgan, Rapinoe, Tobin Heath et une impressionnante profondeur de banc, l'équipe des USA est la "All-Star Team" de cette Coupe du monde, qui ne pouvait pas lui échapper, avec comme match le plus haletant la demi-finale contre l'Angleterre (2-1).

Les championnes du monde en titre ont défendu leur bien et concluent avec cette finale une Coupe du monde qui aura offert une visibilité inédite au football féminin.

Les records d'audience se sont succédé dans tous les pays. Il va falloir désormais préserver cet élan. Megan Rapinoe a déjà pris les devants en annonçant ce dont ce sport a besoin pour continuer à grandir. "De l'argent, de l'argent et encore de l'argent", a-t-elle lancé en demandant à la Fifa et aux sponsors d'en faire bien davantage.

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John Bolton, l'ex-conseiller va-t-en-guerre prêt à batailler avec Trump

Le conseiller américain à la sécurité nationale John Bolton pour une cérémonie de signature entre Kim Jong Un et Donald Trump à Singapour le 12 juin 2018.

John Bolton, l'ex-conseiller va-t-en-guerre prêt à batailler avec TrumpJohn Bolton était connu pour ses positions va-t-en-guerre en diplomatie. Mais l'ex-conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump vient de lâcher une bombe sur la scène politique américaine.

Depuis qu'il a été limogé en septembre par le milliardaire républicain en raison de leurs désaccords sur la politique étrangère, le Tout-Washington bruissait de rumeurs sur ses intentions: allait-il régler ses comptes? Qu'allait-il raconter dans son livre, à paraître le 17 mars?

Dimanche soir, le New York Times a rapporté que l'ancien conseiller à la fameuse moustache blanche affirme dans ce manuscrit que Donald Trump lui avait bien dit, en août, que le gel d'une aide militaire cruciale à l'Ukraine ne serait levé qu'en échange de garanties de Kiev sur l'ouverture d'enquêtes contre Joe Biden, son rival potentiel à la présidentielle de novembre.

L'auteur de ces mémoires n'a pas démenti, se bornant à assurer n'être pas à l'origine de la fuite.

Or cette accusation de chantage est justement au cœur du procès en destitution du 45e président américain actuellement en cours. Jusqu'ici, aucun témoin direct ne l'avait clairement imputé au locataire de la Maison Blanche: si son ex-conseiller diplomatique devait le faire sous serment, sa défense se verrait largement contredite.

Les démocrates réclament que John Bolton soit convoqué comme témoin lors du procès au Sénat.

L'intéressé, après avoir fait mine de vouloir batailler en justice pour y résister, a finalement fait savoir début janvier qu'il viendrait témoigner en cas de citation à comparaître.

Mais le camp présidentiel freine des quatre fers.

- "Pas" en bons termes -

"Je ne sais pas si on s'est quittés en bons termes. Je dirais probablement pas", a reconnu la semaine dernière le président Trump. "On n'a pas envie que quelqu'un témoigne quand on ne s'est pas quittés en bons termes", a-t-il ajouté avec candeur.

Depuis que l'affaire ukrainienne a éclaté en septembre, John Bolton est resté silencieux.

Il n'a pas démenti les membres de son ancienne équipe à la Maison Blanche lorsqu'ils ont rapporté, durant l'enquête parlementaire, comment il s'était emporté en apprenant le donnant-donnant qui se tramait entre Washington et Kiev. Il n'a pas non plus cherché à infirmer le récit selon lequel il avait dénoncé des méthodes dignes d'un "trafic de drogue" et comparé Rudy Giuliani, l'avocat personnel de Donald Trump, à "une grenade dégoupillée".

Entre l'impétueux président et le bouillonnant diplomate, le mariage était imparfait dès sa nomination en mars 2018.

Les deux hommes sont unis par un fervent souverainisme et une détestation commune du multilatéralisme.

"America First", le slogan présidentiel, est fait pour plaire à John Bolton, 71 ans, convaincu de longue date qu'il faut placer l'Amérique d'abord et dénoncer les organisations internationales qui cherchent à empiéter sur ses prérogatives nationales.

Le juriste aux fines lunettes métalliques ne cache pas tout le mal qu'il pense de la justice internationale et même de l'ONU, où il s'est fait connaître lors d'un passage mouvementé comme ambassadeur des Etats-Unis en 2005-2006 sous la présidence de George W. Bush.

- Faucon -

Grâce à cet unilatéralisme exacerbé, et à ses commentaires comme chroniqueur sur la chaîne Fox News prisée du président, il a fini par décrocher le poste stratégique dont il rêvait, conseiller à la sécurité nationale.

Mais ce faucon s'est vite retrouvé en porte-à-faux avec tout un pan de la politique trumpiste.

Conseiller va-t-en-guerre d'un président qui ne veut pas faire la guerre, il a eu du mal à dissimuler son agacement lorsque l'ex-homme d'affaires se targuait de négocier avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un ou avec les talibans en Afghanistan, ou encore lorsqu'il se disait prêt au dialogue avec l'Iran.

Si sa parole est rare depuis son départ de la Maison Blanche, il ne s'est pas privé d'étriller la stratégie nord-coréenne de l'administration Trump. Mais il a salué la frappe américaine pour tuer le puissant général iranien Qassem Soleimani.

Aux côtés des néoconservateurs, John Bolton fut l'un des architectes de l'invasion de l'Irak en 2003. Il est partisan des guerres préventives, alors que Donald Trump estime que l'Amérique ne peut être le gendarme du monde et, dans de nombreuses situations, doit se désengager.

Avant même de le limoger sans ménagement, Donald Trump ne cachait d'ailleurs pas les tensions croissantes.

"Il a des avis appuyés sur plein de sujets mais c'est OK. En fait, je le calme, ce qui est vraiment incroyable", ironisait-il en mai dernier.

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