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Mobilisation des médias contre le cancer du sein en Côte d'Ivoire

Le mois d'octobre est dédié à la sensibilisation du cancer du sein.

"Je veux vivre, je refuse de mourir!", crie Brigitte Renaud, 45 ans, lors d'une journée de sensibilisation à la lutte contre le cancer du sein qui tue annuellement plus de 10.000 femmes en Côte d'Ivoire, organisée à Grand-Bassam, près d'Abidjan.

"Nous enregistrons ces trois dernières années 14.500 nouveaux cas (par an) dont 10.500 décès. C'est énorme!", a affirmé le professeur Moktar Touré, cancérologue au CHU de Treichville à Abidjan, présent à cette journée organisée à l'initiative d'Echo Médias, une organisation réunissant les professionnels des médias en Côte d'Ivoire.

"En Côte d'Ivoire, le cancer du sein est un problème de santé publique", a-t-il ajouté, soulignant son "impact socio-économique négatif". "La maladie est la première cause de mortalité chez la femme, surtout jeune, avec un âge moyen de 42 ans".

Les décès sont nombreux en Afrique, en raison des diagnostics tardifs et des pesanteurs culturelles.

Les médias ivoiriens se sont mobilisés pour la prévention du cancer du sein dans le cadre de de la campagne internationale "Octobre rose".

"Plus on parle du cancer, plus on le fait reculer, plus on augmente les chances de réduire le nombre de personnes qui pourraient être touchées par ce mal qui ronge malheureusement encore tant de vies", a déclaré le ministre ivoirien de la Communication et des médias, Sidi Touré.

"Le cancer peut tuer c'est vrai, mais un dépistage précoce peut nous aider à vivre et à vaincre cette pathologie qui fait beaucoup de dégâts dans le silence", a témoigné Agnès Kraidy, journaliste au quotidien progouvernemental Fraternité Matin et vice-présidente d'"Echo Médias".

Mme Kraidy, elle-même atteinte d'un cancer du sein et auteur d'un livre sur le sujet, a estimé qu'elle avait "le devoir de parler (...) pour ne pas que les gens craignent le cancer au point de penser qu'(il est) forcément synonyme de mort".

Elle a souligné l'importance de voir régulièrement des spécialistes pour lutter suffisamment tôt contre la maladie.

Beaucoup de femmes ne découvrent leur pathologie que sur le tard, faute de visites médicales, alors que les chances de survie sont moindres.

Le vice-président ivoirien Daniel Kablan Duncan a annoncé vendredi la construction à Grand-Bassam d'un centre régional de radiothérapie et d'oncologie destiné à couvrir toute l'Afrique de l'Ouest.

Ce projet, d'un montant de 71 milliards de FCFA (108 millions d'euros), sera financé par la Corée du sud.

Avec AFP

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Les deux grands partis d'opposition présenteront des candidats à la présidentielle

Henri Konan Bédié, à droite, et le secrétaire exécutif du parti, Maurice Kacou Guikahue (à gauche), ex-président et président du parti démocrate ivoirien (Côte d'Ivoire), lors d'une réunion du bureau politique sur la proposition de la coalition RHDP Rasse

Le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) de l'ancien président Henri Konan Bédié et le Front populaire ivoirien (FPI) de l'ancien président Laurent Gbagbo présenteront des candidats à la présidentielle d'octobre 2020, ont-ils assuré lors d'une conférence de presse commune jeudi.

"Oui, le FPI aura un candidat en 2020. Les élections auront lieu et M. (Alassane) Ouattara quittera le pouvoir. Nous nous mobilisons pour ça", a déclaré Assoa Adou, secrétaire général du FPI, sans toutefois évoquer directement la situation de Laurent Gbagbo, en liberté conditionnelle en Belgique dans l'attente de la décision de la Cour pénale internationale (CPI) sur un éventuel procès en appel.

Le retour de M. Gbagbo en Côte d'Ivoire est une des grandes inconnues de la politique ivoirienne. Acquitté en première instance par la CPI, M. Gbagbo doit attendre que la Cour statue sur l'appel du parquet qui a contesté l'acquittement.

Depuis 2011, le FPI s'est scindé en deux factions : d'un côté les "historiques" comme M. Adou, qui ont boycotté les scrutins en l'absence de M. Gbagbo, de l'autre des "rénovateurs" représentés par l'ancien Premier ministre Pascal Affi Nguessan, qui participent à la vie politique.

De son côté, le secrétaire exécutif du PDCI, Maurice Kakou Guikahué, a confirmé que son parti ne boycotterait pas le scrutin même si l'opposition n'obtient pas la réforme qu'elle désire de la Commission électorale indépendante (CEI).

"On va participer aux élections. Nous luttons pour que la CEI change - et ça va changer - mais si d'aventure ça ne changeait pas, nous allons partir aux élections" a-t-il précisé.

Dix ans après la crise post-électorale de 2010-2011 qui avait fait 3.000 morts, la présidentielle d'octobre 2020 s'annonce tendue en Côte d'Ivoire. Les élections municipales et régionales de 2018 avaient été marquées par de nombreuses violences et des fraudes.

Le président Ouattara, 77 ans, entretient depuis plusieurs mois le mystère sur une éventuelle candidature, réservant sa décision pour 2020. Il a récemment affirmé qu'il serait candidat si ses rivaux historiques Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié se présentaient.

Bien que terminant son deuxième mandat, le président Ouattara estime avoir le droit de se représenter, en raison d'un changement de Constitution en 2016, ce que conteste l'opposition.

La date butoir pour le dépôt des candidatures à la présidentielle a été fixée à juillet 2020.

Agé de 85 ans, l'ancien président Henri Konan Bédié (1993-1999) entretient lui aussi le doute sur sa candidature.

De son côté, Emmanuel Altit, l'avocat de l'ex-président Gbagbo, 74 ans, a demandé une libération sans condition de son client, émettant "l'hypothèse" qu'il puisse "poser sa propre candidature".

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Lancement de NCI, première chaîne privée du paysage audiovisuel

La Radio télévision ivoirienne (RTI)

La chaîne NCI (Nouvelle chaîne ivoirienne) a procédé à son lancement jeudi sur la télévision numérique terrestre (TNT), devenant ainsi la première chaîne privée du paysage audiovisuel ivoirien.

"Nous sommes une chaîne généraliste avec du sang neuf visant toutes les catégories socioprofessionnelles. Nous allons proposer des émissions, des journaux télévisés ainsi que des séries et des films", a affirmé à l'AFP Ismael Koné, directeur général de la chaîne dont l'actionnaire principal est Loïc Folloroux, le fils de Dominique Ouattara, première Dame de Côte d'Ivoire.

"Nous avons 420m2 de studios ici à Abidjan, nous employons 150 personnes", a précisé le DG soulignant que de nombreuses émissions seraient produites localement.

La chaîne sera aussi diffusée sur les bouquets Canal Plus et Star Times ainsi que sur la plateforme Orange.

Sept chaînes, dont trois publiques de la Radio télévision ivoirienne (RTI), ont obtenu des concessions sur la TNT dont le lancement annoncé en 2019 a pris beaucoup de retard.

"Environ 65% d'Ivoiriens recevront la TNT d'ici à la fin de l'année avec un objectif de 95 à 100% en 2020" avait promis le Premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly en février.

L'apparition des télévisions privées en Côte d'Ivoire mettra fin à un monopole de plus de 50 ans sur l'audiovisuel de la RTI, très critiquée par l'opposition.

La Haute autorité de la Communication audiovisuelle, chargée de mettre en chantier une libéralisation de l'audiovisuel dans le pays, avait lancé en 2016 un appel d'offres pour dix télévisions privées sur le réseau TNT.

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