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Mobilisation d'ampleur contre le gouvernement en Argentine

La manifestation dans les rues de Buenos Aires a rassemblé 100.000 personnes le 21 février 2018

Plusieurs syndicats argentins ont lancé un avertissement au gouvernement en mobilisant des dizaines de milliers de personnes mercredi à Buenos Aires contre les réformes économiques du président de centre-droit Mauricio Macri.

Les manifestants étaient 400.000 selon les organisateurs, 140.000 selon les autorités mlunicipales.

"Le gouvernement méprise les travailleurs et hypothèque le pays en s'endettant", a déclaré à la tribune le chef de file du mouvement, Hugo Moyano, patron du puissant syndicat des camionneurs et principale figure syndicale du pays.

Il met en avant la perte constante de pouvoir d'achat, alors que les syndicats sont en plein bras de fer avec les autorités pour négocier les hausses de salaires destinées à compenser la forte inflation.

L'opposition menée par l'ex-présidente Cristina Kirchner (2007-2015), affaiblie par les dernières élections législatives d'octobre, a mobilisé ses troupes mercredi, bien que Mme Kirchner et M. Moyano aient longtemps été en conflit.

Les plus démunis des 42 millions d'Argentins souffrent d'une forte hausse des prix. Depuis dix ans, l'inflation annuelle dépasse les 20% dans la troisième économie d'Amérique latine.

En arrivant au pouvoir fin 2015, Macri avait promis d'en finir avec l'inflation. La tâche s'avère plus ardue que prévu pour le président, qui file cependant vers une réélection en 2019.

Le chômage s'est également aggravé ces dernières années. Après une récession de 2,3% en 2016, l'économie est repartie de l'avant en 2017, mais la croissance de 2,8% n'a pas notablement amélioré la condition des Argentins.

Le gouvernement table pour 2018 sur une inflation annuelle de 15% (elle était déjà de 1,8% pour le seul mois de janvier).

Pour Moyano, la manifestation est également une démonstration de force, alors qu'il est soupçonné par la justice de blanchiment d'argent.

Président du prestigieux club de football Independiente, Hugo Moyano est un riche syndicaliste, comme beaucoup d'autres dirigeants syndicaux en Argentine.

Le président argentin a réagi en lançant une charge, sans les citer, contre les syndicalistes corrompus.

"Nous souhaitons des solutions sans extorsion, sans comportements mafieux", a dit le président.

En janvier, le patron d'un petit syndicat d'employés administratifs de l'éducation, Marcelo Balcedo, a été emprisonné après que la police à découvert 6 millions de dollars en liquide dans des coffre-forts à son nom en Uruguay.

Plusieurs syndicats importants, plus conciliants vis-à-vis du gouvernement, ont refusé de s'associer à la mobilisation de mercredi.

Historiquement, les syndicats ont une grande influence dans la vie politique de l'Argentine, mais sans large union syndicale leur influence se dilue.

"Les syndicats sont la colonne vertébrale du mouvement péroniste", a rappelé l'ancien chef du gouvernement de Mme Kirchner, Anibal Fernandez. Depuis la dictature (1976-1982), les péronistes, inspirés du général Juan Peron (1946-1955), ont été au pouvoir de 1989 à 1999 et de 2002 à 2015.

Alors que la mobilisation contre la réforme des retraites en décembre avait été émaillée d'incidents violents, la protestation de mercredi s'est déroulée dans le calme.

Avec AFP

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Annexion du Golan: Trump rompt de nouveau avec le consensus international

Le président Donald Trump lors d'un point de presse au jardin Rose de la Maison Blanche, Washington, 25 janvier 2019.

En se disant favorable à la reconnaissance de la souveraineté d'Israël sur le plateau du Golan, Donald Trump rompt de nouveau avec le consensus international, au risque de justifier l'expansionnisme d'autres pays, selon les experts.

Israël a conquis une grande partie du Golan lors de la guerre des Six Jours en 1967 et l'a annexée en 1981, mais la communauté internationale n'a jamais reconnu cette annexion. Jeudi, le président américain a tweeté que "52 ans après", il était "temps" pour les Etats-Unis de la reconnaître.

Le droit international "interdit d'accroître son territoire par la guerre", a rappelé vendredi l'ancien diplomate Richard Haas, président du centre de réflexion Council on foreign relations (CFR).

"C'est un des principes les plus fondamentaux de l'ordre international et c'est ce qui a servi de base à l'opposition américaine à la conquête du Koweït par Saddam Hussein et de la Crimée par Poutine", a-t-il ajouté.

Il faisait référence à la guerre du Golfe qui a permis de bouter l'ex-dictateur irakien hors du Koweït en 1991 et le rattachement de la région ukrainienne de la Crimée par le président russe Vladimir Poutine en 2014.

Les Etats-Unis, qui ont imposé des sanctions à la Russie après son annexion de la Crimée, mènent-ils une politique internationale à deux vitesses? "Pas du tout", a répondu le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo dans un entretien à Sky News.

"Ce que le président Trump a fait avec le plateau du Golan est de reconnaître la réalité du terrain et la situation sécuritaire nécessaire à la protection de l'Etat israélien. C'est aussi que simple que cela", a-t-il expliqué.

- "Loi de la jungle" -

Ce n'est pas la première fois que M. Trump balaie de la main les conventions internationales pour apporter son soutien au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, aujourd'hui confronté à une réélection incertaine: en décembre 2017, il avait reconnu unilatéralement Jérusalem comme la capitale d'Israël.

Mais cette fois-ci, Washington va plus loin, a estimé l'ancien chef de la diplomatie suédoise Carl Bildt. "C'est de nouveau la loi de la jungle", a-t-il tweeté. "Le Kremlin va applaudir et appliquer le même principe à la Crimée, Pékin va applaudir et appliquer le même principe à la mer de Chine méridionale".

Les Européens et les pays arabes se sont de fait inquiétés de l'intention affichée par M. Trump, qui n'a pas encore été formalisée.

La France a immédiatement estimé que la reconnaissance de cette annexion serait "contraire au droit international", rappelant que "cette situation a été reconnue comme nulle et non avenue par plusieurs résolutions du Conseil de sécurité" des Nations unies.

La Syrie l'a rejetée vendredi comme "une violation flagrante du droit international", jurant que "le Golan est et restera arabe et syrien".

A New York, l'ambassadeur de Syrie à l'ONU, Bashar Ja'afari, a affirmé que le régime de Damas n'hésiterait pas à faire usage de la force pour récupérer le plateau du Golan. "C'est notre territoire, et nous le récupèrerons tôt ou tard", a-t-il dit.

Le président turc a jugé que la région était au bord d'une "nouvelle crise". "Nous n'autoriserons jamais la légitimation de l'occupation du plateau du Golan", a ajouté Recep Tayyip Erdogan qui, bien qu'hostile au président syrien Bachar al-Assad, ne cesse de dire son attachement à l'intégrité territoriale de la Syrie, craignant l'émergence d'une entité kurde dans les zones frontalières de la Turquie.

Pour Ilan Goldenberg, du Center for a new american security, la décision de M. Trump sur le Golan "aura un goût amer: elle affaiblit la sécurité d'Israël et affecte les intérêts des Etats-Unis au Moyen-Orient et au-delà, tout en donnant un coup de pied dans une fourmilière qui n'en avait vraiment pas besoin".

"Si Washington cesse de respecter les principes internationaux, il faut s'attendre à ce que d'autres Etats annexent des territoires de leurs voisins", a ajouté cet expert, évoquant la possibilité que l'Arabie saoudite envahisse le Qatar.

Pour Steven Cook, un expert du Proche-Orient au CFR, Donald Trump aurait mieux fait de s'abstenir: le statu quo satisfaisait tout le monde, y compris la Syrie, alors que reconnaître officiellement l'annexion du Golan "va créer de l'opposition, là où il y avait jusque là de l'acceptation".

"Israël est sur le Golan pour ses propres raisons, et rien de ce que l'administration Trump décidera n'y changera quoi que ce soit", conclut-il.

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