Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Monde

Immigration: l'UE veut intensifier sa coopération avec l'Egypte et l'Afrique du Nord

Les migrants sont assis à bord du MV Aquarius, un navire de sauvetage affrété par SOS-Méditerranée et Médecins Sans Frontières (MSF), en Méditerranée, à destination de l'Italie le 9 mai 2018. La Garde côtière italienne a accordé l'autorisation à 105 migra

Les dirigeants européens sont convenus d'engager des négociations avec l'Egypte et d'autres pays d'Afrique du Nord pour lutter contre les départs clandestins de migrants vers l'Europe, a annoncé jeudi le chancelier autrichien Sebastian Kurz au second jour d'un sommet de l'UE à Salzbourg.

"L'Egypte est prête à approfondir son dialogue avec nous", s'est félicité M. Kurz, saluant "une nouvelle étape importante" dans la lutte contre l'immigration en Europe.

Depuis le pic de la crise migratoire en 2015, l'UE a déjà conclu avec la Turquie et la Libye des accords qui ont contribué à une forte baisse des arrivées sur le continent via la Méditerranée.

Mais les Européens veulent étendre ces partenariats à tous les pays d'Afrique du Nord à la faveur notamment d'un sommet avec la Ligue arabe (basée au Caire) que le Conseil européen (représentant les Etats membres) espère organiser en février.

Pays fondateur de la Ligue arabe, l'Egypte joue un rôle modèle dans la lutte contre les embarquements clandestins à destination de l'Europe, a souligné M. Kurz, dont le pays assume jusqu'à la fin de l'année la présidence tournante de l'UE.

"L'Egypte est le seul pays (d'Afrique du Nord) qui a réussi depuis 2016 à empêcher tout départ de migrants" par voie de mer, a souligné le chancelier autrichien, saluant l'"efficacité" du Caire.

Le ministère égyptien des Affaires étrangères a confirmé la proposition d’un sommet UE-Ligue arabe en Egypte, en ajoutant toutefois que l’immigration ne saurait figurer seule au menu.

"Le sommet proposé aborde toutes les questions de coopération arabo-européenne et ne se limite pas au sujet de l'immigration comme cela se dit", a insisté le ministère égyptien.

Malgré la chute des arrivées en Europe à des niveaux inférieurs à ceux d'avant 2015, la question migratoire reste une des priorités des Vingt-Huit, qui en ont fait l'un des deux principaux sujets à l'ordre du jour du sommet informel de Salzbourg, avec le Brexit.

"Nous avons une crise politique, pas une crise migratoire. Les chiffres (d'arrivées) sont même inférieurs à ceux qu'ils étaient en 2007. Mais il faut répondre aux préoccupations des citoyens européens, on ne peut pas les ignorer et attendre la prochaine crise", a reconnu le Premier ministre libéral luxembourgeois Xavier Bettel, à quelques mois de l'échéance électorale européenne (mai 2019).

Pour autant, quand on évoque les sujets migratoires, "on parle de gens", a-t-il relevé, appelant les pays européens à faire preuve de "davantage de solidarité" au sein de l'UE.

M. Kurz, un tenant d'une ligne dure dans ce dossier, a toutefois souligné que "la question migratoire ne se résoudra pas par la répartition (des migrants au sein des pays de l'UE), mais par la défense des frontières extérieures", telle que la souhaite la Commission européenne avec un renfort des moyens de l'Agence européenne des gardes-frontières et des gardes-côtes (Frontex).

Répondant aux critiques de Vienne, qui avait accusé jeudi les capitales du sud de l'Europe d'aborder avec réticence le renforcement de la mission Frontex, une source diplomatique espagnole a assuré jeudi que son pays ne voyait "pas d'inconvénient" à une telle mesure. "Mais nous le considérons comme un mécanisme flexible et complémentaire", a ajouté cette source.

Craignant une atteinte à la souveraineté hongroise, le Premier ministre Viktor Orban a indiqué jeudi avoir proposé à la présidence européenne de garantir "le droit des pays à défendre" eux-mêmes leurs frontières.

Une source proche de la présidence française a jugé que la question de la souveraineté était un "faux débat", car "personne n'a jamais dit qu'un garde-frontière étranger imposerait sa décision dans le pays où il est posté".

Avec AFP

Toutes les actualités

La pandémie du Covid-19 a fait plus de 75.000 morts dans le monde

La pandémie du Covid-19 a fait plus de 75.000 morts dans le monde
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:13 0:00

ONU Femmes reporte à 2021 le Forum Génération Egalité

Phumzile Mlambo-Ngcuka, directrice d’ONU Femmes, s’exprimant sur l'autonomisation des femmes et des filles au siège de la Banque mondiale à Washington, 14 mai 2014. (AP Photo/Cliff Owen)

Cette rencontre organisée par ONU Femmes, en collaboration avec le Mexique et la France, a été reportée au premier semestre 2021 en raison de l'épidémie de coronavirus. Les nouvelles dates seront annoncées "dans les prochains mois".

La rencontre internationale axée sur l'implication de la société civile dans la promotion de l'égalité entre femmes et hommes devait s'ouvrir à Mexico début mai puis se poursuivre en juillet à Paris.

Elle devait commémorer le 25e anniversaire du "Programme d'action de Pékin", issu de la Conférence mondiale sur les femmes organisée en Chine en 1995.

L'objectif est de "dresser un bilan des progrès accomplis" et "d'élaborer des mesures concrètes pour atteindre l'égalité entre les femmes et les hommes avant 2030", selon l'agence des Nations unies.

Pendant les dates prévues initialement pour la rencontre, ONU Femmes organisera des conférences numériques sur le sujet.

Première très brève session publique du Conseil de sécurité de l'ONU depuis le 12 mars

Le Conseil de sécurité de l'ONU le 10 mars 2020.

Le Conseil de sécurité de l'ONU, qui se réunit désormais régulièrement par visioconférences en raison de la pandémie de Covid-19 qui interdit tout rassemblement physique, a tenu mardi sa première session publique - ultra-courte - depuis le 12 mars pour évoquer la situation au Mali.

L'accès via le site internet de l'ONU à cette réunion des 15 membres du Conseil a été rendu possible par la République dominicaine, membre non permanent et président en exercice de cette instance en avril. En mars, sous présidence chinoise, aucune réunion n'avait été accessible aux médias et au grand public.

Cette absence de transparence a été critiquée dans une lettre du 31 mars envoyée à la présidence du Conseil par le Groupe Responsabilité, cohérence et transparence (Groupe ACT) auprès de l'ONU, coordonné par la Suisse qui réunit 25 pays représentant le monde entier.

"Le Groupe ACT s'inquiète de ce que les réunions du Conseil qui ont eu lieu depuis qu’il est devenu impossible, du fait de la crise, de tenir des réunions physiques dans la salle du Conseil, n"ont pas été intégrées dans le programme de travail, ou annoncées officiellement, ou diffusées sur le web", souligne dans cette missive l'ambassadeur suisse à l'ONU, Jürg Lauber.

La retransmission de la réunion mardi n'a duré que dix minutes, le temps pour l'émissaire de l'ONU au Mali, Mahamat Saleh Annadif, de prononcer son allocution de Bamako. Comme programmé pour toutes les réunions "publiques" en avril, l'écran est redevenu noir ensuite, les 15 membres du Conseil passant au huis clos sans exposer leur point de vue publiquement comme dans le passé.

- "Torture" -

Officiellement l'ONU évoque des problèmes techniques pour expliquer l'absence de visioconférences publiques. Interrogés, plusieurs pays membres du Conseil ont promis de diffuser leur allocution ultérieurement.

Sur l'image diffusée par le site web de l'ONU, les ambassadeurs, en vignettes de chez eux ou d'un bureau, semblent absorbés par le sujet de la réunion.

Le système de visioconférence utilisé par les Nations unies interdit jusqu'à présent les traductions simultanées dans les six langues en vigueur (anglais, espagnol, français, arabe, russe, chinois), ne permettant que des réunions en anglais.

"C'est une torture", confie à l'AFP un ambassadeur francophone sous couvert d'anonymat. "Avec l'anglais, il n'est plus possible de corriger son texte juste avant de le prononcer", ajoute-t-il, en craignant aussi les aléas d'une vision du monde à l'ONU de plus en plus anglosaxonne.

En pleine quarantaine, un bébé tigre nommé Covid

En pleine quarantaine, un bébé tigre nommé Covid
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:23 0:00

Coronavirus: en Italie, bond sur internet du prix des chocolats de Pâques

Une femme portant un masque de protection promène son chien sur la Piazza Navona à Rome, le 4 avril 2020, alors que les Italiens restent confinés pour empêcher la propagation du COVID-19. REUTERS / Alberto Lingria

Les prix des brioches et des chocolats de Pâques ont explosé en ligne, avec des hausses pouvant atteindre 168%, a alerté mardi une association de consommateurs italiens, Federconsumatori, en demandant aux autorités et sites de lutter contre cette spéculation.

En revanche, selon l'Observatoire national de Federconsumatori, la hausse reste limitée à +0,6% en moyenne dans les magasins et supermarchés, avec par exemple une augmentation de 4% pour les brioches de Pâques, baptisées colombes en Italie, et de 12% pour les moules destinés à préparer soit-même ses chocolats.

Une colombe coûte en moyenne 19,90 euros sur internet, contre 9,69 euros en magasin, et peut même atteindre 29,99 euros, dénonce l'association.

Même phénomène pour les oeufs de Pâques, avec un prix supérieur en moyenne en ligne de 37%, et pouvant même atteindre 168% de plus.

Ces hausses "sont inacceptables à tout point de vue", a déploré le président de Federconsumatori, Emilio Viafora, cité dans le communiqué.

"Non seulement les familles vont devoir affronter une fête de Pâques terne, et souvent pleine d'angoisse et de souffrance, mais aussi faire les comptes avec les répercussions économiques" de la situation sanitaire, qui "rendent encore plus graves les hausses des prix des produits alimentaires."

L'association, qui va signaler ces pratiques aux autorités et forces de l'ordre, appelle aussi les plateformes de vente en ligne à avoir un rôle actif dans la lutte contre ce type de spéculation, qui s'est aussi produite pour les gels désinfectants ou les masques.

Voir plus

XS
SM
MD
LG