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Les micro-plastiques, une menace sérieuse pour les huîtres et autres mollusques

Des huîtres

La pollution par les micro-plastiques, en augmentation constante dans les océans, pourrait sérieusement menacer les populations d'huîtres et d'autres mollusques, montre une étude française dont les résultats étaient publiés lundi aux Etats-Unis.

Ces micro-billes de moins de 5 millimètres de diamètre proviennent à la fois de la fracturation des morceaux de plastiques déversés dans les océans sous l'effet des courants, mais aussi directement des rejets industriels, notamment dans les secteurs vestimentaire et des cosmétiques, qui en utilisent en grande quantité.

Ces travaux montrent que les huîtres installées dans un bassin dans lequel les chercheurs ont déversés d'assez grandes quantités de particules de polystyrène ingéraient celles de la même taille que le phytoplancton dont elles se nourrissent.

Après deux mois d'exposition à cette pollution, ces mollusques produisaient moins d'ovules et ceux-ci étaient de plus petite taille. De même, leurs spermatozoïdes étaient nettement moins mobiles, explique à l'AFP Arnaud Huvet, un biologiste à l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer), un des co-auteurs de cette étude qui paraît dans les Comptes rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS).

Ainsi, "les taux de fécondation étaient réduits de plus de 41%" par rapport aux huîtres qui se trouvaient dans un bassin dans lequel la teneur en micro-billes étaient plus faible", précise-t-il.

Pour cette expérience, "nous avons utilisé les niveaux les plus élevés de micro-billes de plastique qu'on peut trouver dans la nature dans des zones très polluées en Chine", précise ce chercheur.

"Heureusement aujourd'hui on est encore loin de ces concentrations dans la plupart des baies de la planète", ajoute-t-il.

Mais force est de constater que cette pollution augmente tous les ans en raison de l'utilisation grandissante du plastique et qu'il "est donc temps de faire prendre conscience à la société, aux industriels et aux différents acteurs d'essayer d'inverser cette tendance", souligne le biologiste, expert des mollusques marins.

Selon lui, ce qui a été observé dans cette étude pourrait bien se produire un jour dans la nature, sachant que les chiffres sont alarmants en termes de prévision de pollution par les déchets plastiques à l'horizon 2050. De quatre à douze millions de tonnes par an se retrouvent actuellement dans les océans.

Selon un rapport publié la semaine dernière au forum économique de Davos, si rien ne change, les océans contiendront plus de plastique que de poissons (en poids) d'ici le milieu du siècle.

Cette étude de la fondation de la navigatrice Ellen MacArthur avec le cabinet McKinsey, a calculé que le ratio tonnes de plastique par rapport aux tonnes de poissons était de un pour cinq en 2014 et sera de un pour trois en 2025. Il dépassera un pour un en 2050 si rien ne change dans la fabrication des emballages à base d'hydrocarbures.

On sait déjà que les poissons et les oiseaux marins ingèrent ces micro-billes de plastique et que cela a des conséquences sur leur digestion et leur capacité de croissance, relève le scientifique.

Avec AFP

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Coronavirus : Apple n'atteindra pas ses objectifs de ventes au 2e trimestre

Un homme pousse un chariot chargé de boîtes dans l'usine de Foxconn à Wuhan, dans la province de Hubei, le 31 août 2012. L'usine assemble des produits pour de nombreux fabricants de gadgets, dont Apple. (REUTERS/Stringer)

Apple a annoncé lundi que sa prévision de chiffre d'affaire pour le deuxième trimestre ne serait sans doute pas atteinte à cause de l'épidémie provoquée par un nouveau coronavirus apparu en Chine, pays crucial pour l'entreprise américaine.

Dans son communiqué, le géant des technologies cite les difficultés d'approvisionnement en iPhone, fabriqués en Chine, et la demande pour ses produits alors que ses magasins sont fermés dans le pays.

"Le travail commence à reprendre, mais le retour aux conditions normales prend plus de temps que nous n'avions anticipé", détaille le groupe californien, évoquant une "pénurie d'iPhones qui va temporairement affecter nos revenus dans le monde".

Fin janvier, lors de la publication de résultats records grâce à une forte demande pour la gamme d'iPhone 11 sortie avant les fêtes, Apple avait déjà souligné que la grave crise sanitaire entraînait des incertitudes.

Le groupe avait donc donné une fourchette de prévision de chiffre d'affaires pour son deuxième trimestre plus large que d'habitude, entre 63 et 67 milliards de dollars.

Depuis l'apparition de la maladie en décembre à Wuhan (centre), plus de 1.700 personnes sont décédées et plus de 70.500 ont été contaminées en Chine.

La directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva a chiffré l'impact à 0,1-0,2 points en moins pour la croissance mondiale, mais a souligné qu'il était encore très difficile d'évaluer l'impact pour l'économie.

Côté production, Apple a des sous-traitants dans la région de Wuhan, l'épicentre de l'épidémie, mais aussi des fournisseurs alternatifs.

En termes de demande, l'entreprise précise qu'elle n'a diminué qu'en Chine.

"Nous sommes en train de rouvrir progressivement nos magasins et nous allons continuer, de la façon la plus régulière et la plus sûre possible", précise Apple, ajoutant que ses bureaux, centres d'appel et magasins en ligne n'ont jamais cessé de fonctionner.

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A Dubaï, Theresa May encourage les femmes à rester elles-mêmes en politique

Theresa May prononçant le discours de son dernier jour en tant que Première ministre britannique, Londres, 24 juillet 2019.

"Soyez-vous mêmes", a conseillé lundi l'ex-Première ministre britannique Theresa May aux femmes présentes au Global Women's Forum à Dubaï, affirmant qu'elle avait elle-même refusé à son arrivée au Parlement en 1997 de se conformer aux traditions masculines qui y régnaient.

"J'ai fait de la politique différemment des hommes (...) quand je suis arrivée à la Chambre des communes, on donnait beaucoup d'importance aux hommes qui buvaient ensemble, formaient des groupes", a-t-elle raconté, provoquant des rires au sein d'une audience majoritairement féminine.

"Certaines femmes se sentaient obligées de les rejoindre. Je ne l'ai pas fait, je voulais faire les choses comme je le souhaitais, j'ai tracé mon chemin et je suis devenue Première ministre", a ajouté sur un ton enjoué celle qui fut aussi ministre de l'Intérieur, réputée pour son sérieux.

Ex-ministre des Femmes et des Egalités --un portefeuille "nécessaire" selon elle--, première femme à la tête du Parti conservateur et fondatrice du groupe de pression Women2Win, Mme May a démissionné de son poste de Première ministre en juillet 2019, en pleine crise du Brexit.

"Vous pouvez perdre une élection", a-t-elle déclaré, conseillant à une assemblée de femmes conquises de "persévérer" malgré les échecs et mettant en valeur les thèmes sur lesquels elle "continue de travailler" en tant que députée: les violences conjugales, l'esclavage contemporain et les questions sur la santé mentale.

Lors d'un échange avec l'ambassadrice émiratie aux Nations Unies Lana Nusseibah, Theresa May a également raconté comment, faute d'endroit pour se changer dans un avion alors qu'elle se rendait à un dîner, elle a revêtu sa tenue de gala dans le cockpit, improvisant une cabine d'essayage avec un drap et du ruban adhésif.

Manifestations à Mexico après le meurtre brutal d’une jeune femme

Manifestation anti-fémicide à Mexico, le 24 mars 2019. D'autres rassemblements ont eu lieu depuis, dont le 14 février contre le meurtre d'Ingrid Escamilla.

Plusieurs manifestations ont eu lieu vendredi à Mexico, notamment devant la présidence, pour protester contre le meurtre particulièrement brutal d'une femme de 25 ans par son compagnon.

Une centaine de femmes, dont beaucoup portaient des vêtements sombres et avaient le visage couvert de cagoules noires, ont scandé devant la présidence des slogans contre les fémicides, exigeant que le président Andres Manuel Lopez Obrador agisse contre ce fléau.

Au cours de sa conférence de presse quotidienne, le président a été interpellé sur ce problème par l'activiste Frida Guerrera, qui lui a reproché de parler beaucoup plus des problèmes de corruption que des meurtres récurrents de femmes. "Je ne fuis pas mes responsabilités", a assuré le président.

D'autres rassemblements ont eu lieu dans la capitale et dans plusieurs autres villes du Mexique pour protester contre le meurtre sauvage d'Ingrid Escamilla, 25 ans. La jeune femme a été poignardée par son compagnon qui l'a ensuite dépecée et éventrée puis lui a arraché des organes qu'il a jetés dans les toilettes de l'appartement où ils vivaient.

Ce crime a provoqué une vague d'indignation au Mexique. L'affaire a également déclenché des protestations contre la diffusion d'images du corps mutilé de la jeune femme qui ont été publiées par des tabloïds de la capitale. Une enquête est en cours pour déterminer comment ces images ont été communiquées aux médias.

"Nous exigeons des excuses publiques des médias pour la diffusion des photos d'Ingrid. Même mortes, nous méritons le respect!", a crié une manifestante au visage masqué pendant une marche dans les rues de Mexico surveillée par quelque 200 policiers anti-émeutes.

Certaines manifestantes se sont dirigées vers les locaux de La Prensa, l'un des quotidiens qui a publié les images du corps de la victime. Elles ont incendié des camions appartenant au journal et ont réclamé que son directeur sorte pour présenter ses excuses.

"Nous sommes toutes Ingrid!", ont-elles scandé. Une délégation de dix activistes a rencontré au palais présidentiel l'équipe de communication de M. Lopez Obrador et exigé que le président "présente des excuses publiques".

Plusieurs agences de l'ONU à Mexico ont condamné le meurtre d'Ingrid Escamilla et des autres femmes tuées quotidiennement au Mexique. En 2019, pays a enregistré 1.006 fémicides, selon des chiffres officiels en-dessous de la réalité.

Inde: des étudiantes déshabillées pour vérifier si elles ont leurs règles

Manifestation contre l'entrée de deux femmes d'âge menstruel dans le temple de Sabarimala, Thiruvananthapuram, Kerala, Inde, 2 janvier 2019.

Des dizaines d'étudiantes indiennes ont été forcées de se déshabiller dans une université hindoue afin de vérifier si elles avaient leurs règles, le règlement intérieur les obligeant à se mettre à l'écart pendant leur menstruation.

Les faits se sont produits le 10 février au Sahjanand Girls Institute de la ville de Bhuj dans l'État du Gujarat, établissement tenu par la secte hindoue Swaminarayan. Celle-ci gère aussi de somptueux temples à travers le monde, dont un à Londres.

L'enquête est partie de la découverte d'une serviette hygiénique dans un jardin devant l'université. Son règlement intérieur interdit aux jeunes femmes de rester dans les résidences étudiantes en période menstruelle et les oblige à s'isoler dans un sous-sol, ainsi qu'à rester à l'écart de la cuisine et du lieu de culte. Elles doivent également s'asseoir au fond de la classe durant les cours.

Les responsables de l'université ont aligné 68 étudiantes dans les toilettes et leur ont ordonné une à une de se déshabiller, ont raconté les étudiantes à la presse locale.

"Il n'y a pas de mots pour décrire l'humiliation que nous avons vécue", a déclaré à des journalistes une étudiante qui faisait partie de celles manifestant leur colère le 13 février devant l'établissement.

L'université a lancé une enquête et a indiqué qu'elle pourrait prendre des mesures contre ses employés à l'origine de cet examen.

Dans certaines zones rurales en Inde, les filles et femmes doivent vivre à l'écart de la communauté pendant la durée de leurs règles. Elles sont également interdites d'entrer dans certains temples durant leur menstruation.

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