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Meurtres au couteau en Allemagne: un motif islamiste est "probable" 

Des policiers déployés l’attaque par un véhicule-bélier à Münster, Allemagne, 7 avril 2018.

L'attaque commise vendredi dans la ville allemande de Wurtzbourg par un Somalien, qui a tué trois femmes avec un couteau, s'inscrit dans un "probable" contexte "islamiste", ont indiqué mardi la police et le parquet en charge de l'enquête.

"L'Office central bavarois pour l'extrémisme et le terrorisme a pris en charge l'enquête car un motif islamiste est probable", ont déclaré dans un communiqué conjoint le parquet du Land de Bavière et le service régional de police criminelle.

"Cette thèse est actuellement étayée par les deux cris d'+Allah Akbar+ (Allah est le plus grand) entendus par des témoins lors de l'exécution du crime et par une référence au +jihad+" faite par le suspect lors de son hospitalisation dans une clinique de Wurtzbourg après son arrestation.

Le parquet fédéral anti-terroriste n'est toutefois pas saisi de l'enquête à ce stade.

"Jusqu'à présent, aucune preuve de matériel de propagande ou d'autres contenus extrémistes n'ont été trouvés sur le suspect", précise le communiqué.

L'enquête se concentre actuellement sur l'examen des objets, dont deux téléphones portables, qui ont été saisis dans le logement du Somalien de 24 ans arrivé en Allemagne en 2015.

L'état de santé mentale du jeune homme est également en question. Une expertise psychiatrique est en cours.

Disposant d'un titre de séjour en Allemagne, il a eu maille à partir à deux reprises depuis le début de l'année avec la justice qui avait ordonné son placement provisoire en hôpital psychiatrique.

En janvier, il avait ainsi menacé d'un couteau plusieurs personnes dans le foyer pour sans domicile de Wurtzbourg où il est hébergé.

Samedi, le ministre bavarois de l'Intérieur, Joachim Herrmann, a estimé que "les indices d'une possible radicalisation vers l'islamisme" et ceux montrant que le jeune homme souffrait "de possibles problèmes psychiatriques ne s'excluaient pas entre eux".

Vendredi, l'agresseur, pieds nus et armé d'un long couteau de cuisine, avait attaqué successivement dix personnes, les touchant pour certaines à la tête et au cou, dans un grand magasin de la cité bavaroise, en fin d'après-midi.

Trois femmes sont décédées sur le coup. Six autres personnes, dont une enfant de 11 ans, ont été gravement blessées, mais sont désormais hors de danger. Une autre victime a été légèrement blessée.

L'assaillant a été arrêté sur la voie publique, peu après les faits, et alors que des passants avaient tenté d'intervenir pour le stopper.

La classe politique a unanimement salué le courage de ces citoyens. L'un d'eux, un demandeur d'asile Kurde originaire d'Iran, a notamment suscité l'engouement des réseaux sociaux grâce à une video le montrant dans une tentative de détourner l'attention du Somalien.

L'attaque meurtrière a choqué l'Allemagne, déjà frappée à plusieurs reprises par le terrorisme islamiste.

Alors que les responsables politiques, en pleine campagne pour les législatives de septembre, ont appelé à ne pas tirer de conclusions hâtives après le drame Wurtzbourg, le parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD) a vu dans cette attaque "une nouvelle preuve de l'échec de la politique migratoire d'(Angela) Merkel".

L'Allemagne a accueilli entre 2015 et 2016 plus d'un million de demandeurs d'asile, dont beaucoup fuyant les conflits en Syrie et en Irak.

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Assassinat d'un journaliste au Cameroun: un influent homme d'affaires arrêté

Martinez Zogo était l'animateur d'une émission quotidienne dans laquelle il dénonçait régulièrement l'affairisme et la corruption au Cameroun.

Un influent homme d'affaires au Cameroun, Jean-Pierre Amougou Belinga, réputé proche de plusieurs ministres et hauts responsables de l'Etat, a été arrêté lundi à Yaoundé, soupçonné d'être impliqué dans le meurtre de Martinez Zogo, un journaliste enlevé récemment puis tué après avoir été torturé.

Martinez Zogo était le directeur général de la radio privée Amplitude FM, et animateur vedette d'une émission quotidienne, Embouteillage, dans laquelle il dénonçait régulièrement l'affairisme et la corruption dans ce pays d'Afrique centrale dirigé d'une main de fer depuis plus de 40 ans par un même homme, le président Paul Biya, et son tout puissant parti.

M. Amougou Belinga a été "interpellé (...) aux aurores" à son domicile de Yaoundé, et "se trouve actuellement dans les locaux du Secrétariat d'Etat à la Défense (SED)", l'institution à la tête de la gendarmerie, a annoncé le groupe de médias L'Anecdote, dont M. Belinga est propriétaire.

"M. Amougou Belinga a été arrêté très tôt ce matin, il est cité comme suspect dans l'assassinat de Martinez Zogo", a de son côté indiqué à l'AFP Denis Omgba Bomba, directeur de l'Observatoire national des médias, organe rattaché au ministère de la Communication.

Deux de ses proches ont également été arrêtés lundi matin, selon M. Omgba Bomba: Bruno Bidjang, journaliste de la chaîne de télévision Vision 4 appartenant à l'homme d'affaires, ainsi que le colonel à la retraite Raymond Etoundi Nsoe, beau-père de M. Amougou Belinga et ex-commandant de la garde présidentielle, l'unité d'élite chargée de la protection de la présidence et du chef de l'Etat.

"Importants sévices"

Un haut responsable de la gendarmerie, qui a requis l'anonymat, a confirmé à l'AFP ces arrestations, précisant que M. Amougou Belinga "est détenu depuis 3H du matin à la légion de gendarmerie du Centre", à Yaoundé. "Les gendarmes l'ont arrêté à son domicile en pleine nuit", a-t-il précisé.

Martinez Zogo dénonçait en particulièrement au micro de son émission Embouteillage de présumées affaires de corruption dans lesquelles il mettait régulièrement nommément en cause M. Amougou Belinga, propriétaire de nombreux groupes d'entreprises dans les domaines de la banque, des finances, de l'assurance, de l'immobilier et des médias, dont le quotidien L’Anecdote, les télévisions Vision 4 et Télésud ainsi que la radio Satellite FM, tous réputés en faveur du pouvoir.

Enlevé le 17 janvier par des inconnus dans la banlieue de la capitale devant un poste de gendarmerie, Arsène Salomon Mbani Zogo, dit "Martinez", 50 ans, avait été retrouvé mort cinq jours plus tard. "Son corps a manifestement subi d'importants sévices", avait annoncé le gouvernement.

Le gouvernement, qui met d'ordinaire des jours voire des semaines à communiquer sur de telles affaires, avait très rapidement dénoncé un "crime odieux" et annoncé, le 2 février, l'arrestation de "plusieurs personnes", "fortement suspectées" d'être impliquées dans cet assassinat qui a déclenché une vague d'indignation dans le pays et à l'étranger.

Ministres

"Il s'agit d'une procédure qui suit son cours, nous savons que les enquêteurs font leur travail", lit-on dans le communiqué du groupe L'Anecdote qui ne dit pas dans le cadre de quelle enquête son propriétaire a été interpellé.

Vendredi soir, dans un communiqué, l'organisation internationale Reporters sans Frontières (RSF) avait dénoncé un "crime d'Etat", "dans une ambiance de guerre de succession, voire de déstabilisation majeure du régime du président Paul Biya", qui aura 90 ans dans sept jours.

RSF mettait en cause nommément et directement M. Amougou Belinga dans l'enlèvement, les actes de torture et le meurtre de Martinez Zogo, en citant le procès-verbal d'audition de très hauts responsables de l'appareil de sécurité arrêtés, et dont l'organisation assure avoir lu une copie.

RSF cite aussi un ministre important dans les responsabilités ayant conduit à la mort de Martinez Zogo, ainsi que "d'autres personnalités importantes, dont plusieurs ministres proches de Jean-Pierre Amougou Belinga, (qui) pourraient avoir été mises au courant", en s'appuyant toujours sur le PV d'audition.

Dans une tribune publiée jeudi par le journal français Le Monde, une vingtaine de personnalités camerounaises, notamment l'écrivaine Calixthe Beyala, ou l'intellectuel Achille Mbembe, ont fait part de leur "vives préoccupations face à la tournure violente du débat public".

Elles ont déploré notamment que, depuis la découverte du corps du journaliste, "aucune information officielle n'a été donnée par les autorités sur le déroulement de l'enquête", dénonçant une "longue tradition de banalisation de l'impunité et d'acceptation de l'atrocité visant à faire peur et à détourner les citoyens de leur devoir de veille sur la qualité de la gestion des affaires publiques".

Soudan du Sud: 21 morts lors d'une attaque, à la veille de la visite du pape

Le pape François est attendu vendredi dans le plus jeune Etat du monde pour un "pèlerinage de paix".

Au moins 21 personnes ont été tuées lors d'une attaque armée jeudi au Soudan du Sud, à la veille de la visite du pape François dans ce pays déchiré par des années de conflit, ont annoncé les autorités locales.

Le souverain pontife, accompagné de Justin Welby, l'archevêque de Canterbury, chef spirituel de l'Eglise anglicane, et de Iain Greenshields, personnalité la plus importante de l'Eglise d'Ecosse, est attendu vendredi dans le plus jeune Etat du monde pour un "pèlerinage de paix".

Le Soudan du Sud s'apprête à accueillir le pape à son tour
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Les chefs religieux vont tenter de promouvoir la réconciliation et le pardon dans un pays majoritairement chrétien encore confronté à une violence armée chronique à la suite d'une sanglante guerre civile, qui a fait 380.000 morts et des millions de déplacés entre 2013 et 2018.

Des éleveurs armés ont tué jeudi 21 civils lors d'une attaque dans le comté de Kajo-Keji, dans le sud du pays, ont indiqué jeudi dans un communiqué les responsables du comté, condamnant "de la manière la plus forte possible l'attaque (...) et le massacre de civils innocents dans un acte de vengeance barbare".

Justin Welby, l'archevêque de Canterbury, s'est dit "horrifié" par cette attaque. "C'est une histoire trop souvent entendue à travers le Soudan du Sud. J'appelle à nouveau à une voie différente: pour que le Soudan du Sud se rassemble en faveur d'une paix juste", a-t-il posté sur Twitter jeudi.

Le Soudan du Sud a obtenu son indépendance en 2011 après des décennies de lutte avec le Soudan, à majorité musulmane. Le pays a plongé en 2013 dans une guerre civile dévastatrice de cinq ans opposant Salva Kiir à Riek Machar. Les armées des deux camps sont accusées de crimes de guerre.

La Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS), les États-Unis et d'autres missions étrangères ont fait part cette semaine de leur inquiétude quant à une possible résurgence des combats dans la région du Nil supérieur.

Dans cette région du nord du pays, des milliers de civils ont cherché ces derniers mois protection dans les bases de l'ONU, fuyant les violences armées.

Assassinat du journaliste Martinez Zogo: "plusieurs arrestations" au Cameroun

Martinez Zogo était le directeur général de la radio privée Amplitude FM, et animateur vedette d'une émission quotidienne, Embouteillage, dans laquelle il dénonçait régulièrement l'affairisme et la corruption dans ce pays d'Afrique centrale

Plusieurs personnes ont été arrêtées au Cameroun, "fortement suspectées" d'être impliquées dans le meurtre d'un journaliste enlevé puis "assassiné" après avoir été manifestement torturé mi-janvier, a annoncé jeudi la présidence.

Martinez Zogo était le directeur général de la radio privée Amplitude FM, et animateur vedette d'une émission quotidienne, Embouteillage, dans laquelle il dénonçait régulièrement l'affairisme et la corruption dans ce pays d'Afrique centrale dirigé d'une main de fer depuis plus de 40 ans par un même homme, le président Paul Biya, et son tout puissant parti.

Enlevé le 17 janvier par des inconnus dans la banlieue de la capitale Yaoundé devant un poste de gendarmerie, Arsène Salomon Mbani Zogo, dit "Martinez", 50 ans, avait été retrouvé mort cinq jours plus tard. "Son corps a manifestement subi d'importants sévices", avait annoncé le gouvernement.

M. Biya a ordonné "une enquête mixte gendarmerie-police" sur l'"assassinat" de Martinez Zogo et "les investigations ont, à ce jour, permis l'arrestation de plusieurs personnes dont l'implication dans ce crime odieux est fortement suspectée. D'autres restent recherchées", a indiqué jeudi dans un communiqué le ministre d'Etat et secrétaire général à la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh.

"Les auditions en cours et les procédures judiciaires qui s'ensuivront permettront de circonscrire le degré d'implication des uns et des autres et d'établir l'identité de toutes les personnes impliquées", promet-il. Le communiqué ne livre aucun détail supplémentaire. Le meurtre de Martinez Zogo avait suscité une forte émotion au Cameroun mais aussi à l'étranger

Dans un tribune publiée jeudi par le journal français Le Monde, une vingtaine de personnalités camerounaises, notamment l'écrivaine Calixthe Beyala, ou l'intellectuel Achille Mbembe, font part de leur "vives préoccupations face à la tournure violente du débat public".

Elles déplorent notamment que, depuis la découverte du corps du journaliste, "aucune information officielle n'a été donnée par les autorités sur le déroulement de l'enquête", dénonçant une "longue tradition de banalisation de l'impunité et d'acceptation de l'atrocité visant à faire peur et à détourner les citoyens de leur devoir de veille sur la qualité de la gestion des affaires publiques".

RDC: un enfant albinos tué, son corps retrouvé sans tête ni jambes

ARCHIVES - Des policiers à Goma, Nord-Kivu, DRC, 29 décembre 2018.

Un petit garçon albinos de 5 ans a été tué par des inconnus et son corps retrouvé sans tête ni jambes, mercredi dans l'est de la République démocratique du Congo, vraisemblablement victime des pratiques occultes visant les albinos dans certains pays d'Afrique, a-t-on appris de sources locales.

"Nous condamnons et déplorons ce nouveau cas de meurtre d'un albinos de 5 ans, qui a été enlevé (mardi soir) par des bandits armés pour des motifs inavoués", a déclaré jeudi à l'AFP Archimède Karhebwa, administrateur assistant du territoire de Kalehe, dans la province du Sud-Kivu, où a été commis ce meurtre.

"L'enfant a été retrouvé mort, sans tête ni jambes, dans la brousse le lendemain dans la matinée", a-t-il ajouté, assurant que "des mesures sont prises pour que pareil cas ne se répète pas à Kalehe".

"Depuis 2009, 18 albinos ont été tués dans des telles circonstances, 10 tombes d'albinos profanées et il y a eu 22 tentatives d'enlèvement d'albinos au Sud-Kivu", a déploré Juvénal Lushule, coordonnateur de l'Apia, association des personnes albinos de la province.

"Ce cas récent nous écoeure et ne nous surprend pas, parce que nous avons toujours été victimes de ces barbaries", a poursuivi M. Lushule, en demandant aux autorités protection et enquêtes.

En RDC et dans d'autres pays d'Afrique subsaharienne, les albinos sont cibles d'attaques. Des parties de leur corps sont vendues pour des rituels de sorcellerie censés apporter richesse et pouvoir. L'albinisme est une affection génétique héréditaire qui cause une absence totale de pigmentation de la peau, des cheveux et des yeux.

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