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Météo : El Nino parti, La Nina pourrait se manifester au 3e trimestre

Quelques personnes marchent à travers les eaux de crue après avoir été évacués de leur complexe d'appartements inondés sous l’effet des eaux chaudes El Nino dans le Pacifique, à Houston, 19 avril 2016. (AP Photo / David J. Phillip, File)

Le phénomène météorologique El Nino, qui a provoqué inondations et sécheresses dans le monde depuis 2015, a pris fin en mai et le phénomène inverse, La Nina, pourrait se manifester à son tour, mais plus faiblement, selon l'Organisation météorologique mondiale (OMM).

"Les indicateurs atmosphériques qui révélaient la présence d'un épisode El Niño intense au début de l'année 2016 sont revenus à des valeurs proches de la normale en juin et juillet", a indiqué jeudi l'OMM dans un communiqué.

El Nino, qui se produit tous les 4 ou 5 ans avec une intensité variable, se traduit par une hausse de la température de l'océan Pacifique, ce qui provoque des sécheresses et des précipitations supérieures à la normale. Le phénomène atteint en général son intensité maximale vers la fin de l'année, d'où son nom El Nino, qui signifie l'enfant Jésus en espagnol.

Il est parfois suivi du phénomène climatique inverse, La Nina, provoqué par un refroidissement des eaux du Pacifique, qui entraine une baisse de la température du globe et des pertubations météorologiques (pluies, ouragans, neige...).

Selon l'OMM, "La Niña pourrait se développer au troisième trimestre 2016 (...) mais cet épisode devrait être faible selon les prévisions actuelles et serait, en tout cas, loin d'être aussi puissant que l'épisode La Niña d'intensité modérée à forte le plus récent (2010-11)".

L'OMM précise que l'apparition de La Niña "dépend du renforcement des alizés qui, pour le moment, restent proches de la moyenne".

Selon les climatologues de la Nasa, les six premiers mois de 2016 ont été de loin les plus chauds sur le globe dans les annales et le mercure est en passe de battre un nouveau record pour l'année.

Mais avec l'apparition du courant froid du Pacifique La Niña, 2017 devrait être moins chaud, a prédit le climatologue Gavin Schmidt, directeur des études spatiales au Centre Goddard de la Nasa.

El Nino a provoqué de graves sécheresses dans l'est de l'Afrique, notamment en Ethiopie, Malawi, Mozambique et Zimbabwe. Selon l'ONG Save the Children (Sauvez les enfants), 26,5 millions d'enfants risquent de souffrir de malnutrition, du manque d'eau et de maladies dans ces régions.

Avec AFP

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Les États-Unis s'opposent à la désignation de Ngozi Okonjo Iweala au poste de directrice générale de l'OMC

La ministre des finances du Nigeria, Ngozi Okonjo-Iweala, lors d'un entretien avec Reuters dans son bureau de la capitale Abuja, le 24 août 2012.

L'ancienne ministre des finances du Nigeria, Ngozi Okonjo Iweala, a marqué l'histoire mercredi en devenant la première femme et la première personne originaire d’Afrique à être recommandée pour le poste de directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Il revient désormais aux délégués des pays membres de confirmer officiellement la recommandation du panel de sélection. Une réunion à cet effet devrait avoir lieu "dans les prochains jours", précise la même source.

Mais selon l'agence de presse Bloomberg, le négociateur en chef du commerce de Washington, Robert Lighthizer, soutient plutôt la candidate de la Corée du Sud, la diplomate Yoo Myung-hee.

Économiste de formation, Mme Okonjo Iweala, 66 ans, avait autrefois occupé le poste de numéro 2 à la Banque mondiale. Elle a également siégé aux conseils d’administration de Twitter et de GAVI, l’Alliance mondiale pour les vaccins, après avoir occupé des postes de haute responsabilité au sein du gouvernement fédéral du Nigeria sous les administrations des présidents Olusegun Obasanjo et Goodluck Jonathan.

Le poste de patron de l'OMC est devenu vacant lorsque son tout dernier directeur général, le Brésilien Roberto Azevêdo, a annoncé de manière inattendue qu'il démissionnait à la fin du mois d'août.

Au total, huit candidatures ont été soumises, dont trois issues de pays africains : le diplomate égyptien Abdel-Hamid Mamdouh, la ministre Amina Mohamed du Kenya et Mme Okonjo Iweala. Après plusieurs rounds de vote par les délégués des pays membres, il ne restait plus que deux candidates : Ngozi Okonjo Iweala et la diplomate sud-coréenne Yoo Myung-hee.

En début de semaine, le Financial Times avait rapporté que la candidate nigériane avait obtenu le soutien de l’Union européenne, en plus de celui du bloc africain à l’OMC.

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OMC: l'UE va soutenir la Nigériane Okonjo-Iweala

La candidate pour la présidence de l'OMC Okonjo-Iweala, ancienne ministre des finances du Nigeria et ancienne No.2 à la Banque mondiale. REUTERS/Lucas Jackson/archives

L'Union européenne va soutenir la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala pour le poste de directrice générale de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), ses Etats membres étant finalement arrivés lundi à un consensus sur cette candidature.

Ce soutien, qui donne un élan appréciable à la candidate africaine face à sa rivale sud-coréenne Yoo Myung-hee, sera annoncé à l'OMC mardi matin par l'ambassadeur de l'UE à Genève, a précisé l'une de ces sources.

Ancienne ministre des Affaires étrangères et des Finances du Nigeria, mais aussi ex-numéro deux de la Banque mondiale, Mme Okonjo-Iweala, 66 ans, pourrait devenir la première femme et la première Africaine à diriger l'organisation chargée de libéraliser le commerce mondial.

Les Etats membres ont cependant mis du temps à s'entendre sur son nom, malgré un échange sur le sujet entre les dirigeants de l'UE lors du dernier sommet européen mi-octobre à Bruxelles.

Lundi matin, la Hongrie et la Lettonie refusaient encore de soutenir la Nigériane, avant de se rallier à la majorité dans la soirée, selon les sources européennes.

Tout en acceptant le consensus européen, "sept délégations" ont par ailleurs "demandé que soit enregistrée leur préférence pour l'autre candidate", a précisé une de ces sources.

Ce soutien est "un signal clair à l'égard de l'Afrique et un signe de confiance mutuelle" avec l'UE, a souligné une autre source.

Le troisième cycle de discussions, qui devra départager les deux prétendantes, a débuté le 19 octobre et s'achèvera mardi. Un consensus devra être trouvé pour la date butoir du 7 novembre.

La candidate qui l'emportera succédera au Brésilien Roberto Azevedo, qui a quitté l'OMC fin août, un an plus que tôt que prévu. Ce départ, expliqué par des raisons familiales, est survenu en plein marasme économique mondial, laissant l'institution en crise.

Le prochain chef de l'institution devra affronter la crise économique mais aussi la crise de confiance dans le multilatéralisme et dans le bien-fondé de la libéralisation du commerce mondial, le tout sur fond de guerre commerciale entre les deux premières puissances économiques mondiales, la Chine et les Etats-Unis.

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