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Messi ne gérait pas sa fortune, selon ses ex-conseillers

Lionel Messi portant le mallot du Barca.

Les deux avocats fiscalistes, associés au sein du cabinet barcelonais Juarez Veciana, ont conseillé Lionel Messi en matière fiscale à la demande du père du footballeur, Jorge Horacio Messi.

Deux anciens avocats de l'attaquant star du Barça Lionel Messi ont assuré, mercredi devant le tribunal de Barcelone, que l'Argentin jugé pour fraude fiscale ne savait rien de la gestion de sa fortune, tout en détaillant les mécanismes qui visaient à réduire ses impôts.

Lionel Messi, 28 ans, est poursuivi pour avoir évité le paiement de payer 4,16 millions d'euros au fisc, au titre des bénéfices tirés de ses droits à l'image entre 2007 et 2009. Il n'a pas assisté au procès mercredi, mais sera entendu jeudi par le tribunal.

"J'ignore si mes courriers ont été versés au dossier mais vous verrez que je n'y mentionne jamais Lionel Messi", a déclaré Me Iñigo de Loyola Juarez, au deuxième jour du procès pour fraude fiscale du quintuple Ballon d'Or. Il "ne prenait aucune décision", a-t-il affirmé.

"Pour ma part, je n'ai pas constaté que qui que ce soit l'ait consulté", a renchéri son frère et associé, Me Angel Juarez.

- Sociétés de droit uruguayen -

Les deux avocats fiscalistes, associés au sein du cabinet barcelonais Juarez Veciana, ont conseillé Lionel Messi en matière fiscale à la demande du père du footballeur, Jorge Horacio Messi.

Le capitaine de la sélection argentine pour la Copa America a toujours nié être au courant des détails de la gestion de sa fortune, assurant que son père s'en occupait, ce que ce dernier a admis. Les deux avocats ont aussi confirmé cette version.

Avant l'embauche des deux avocats fiscalistes par la famille Messi, les droits à l'image du joueur étaient perçus par une société - au nom de sa mère - au Belize, considéré à l'époque comme un paradis fiscal.

Angel Juarez a expliqué comment il avait ensuite créé une autre structure pour permettre à Leo Messi de payer moins d'impôts, composée de deux sociétés de droit uruguayen, Jenbril, appartenant à 100% à l'Argentin, et Frosyl, qui percevait les commissions de son père en tant qu'agent.

La société Jenbril encaissait ainsi les droits à l'image de Messi.

Assurant qu'il avait cherché à "maximiser la valeur" des gains du footballeur, l'avocat a expliqué que l'Uruguay était un pays où les bénéfices tirés des droits à l'image n'étaient "pas fiscalisés".

Il a plaidé que cette société n'avait rien d'illégal, de son point de vue, et que c'est ce qu'il avait assuré à Jorge Messi.

Les conseils n'ont cependant pas été en mesure d'expliquer quel rôle exactement avaient joué deux autres sociétés évoquées dans le dossier, l'une britannique et l'autre suisse.

Selon le parquet, il s'agissait uniquement de sociétés écrans visant à masquer la fraude.

Ils n'ont pas non plus pu dire pourquoi Lionel Messi n'avait pas déclaré au fisc qu'il possédait 100% d'une société en Uruguay.

- Audition de Messi jeudi -

Il devra sans doute s'expliquer sur ce point lors de son audition jeudi, après trois ans d'enquête et 21 contrôles fiscaux.

Messi est poursuivi sur plainte du fisc, mais le parquet estime qu'il n'a effectivement pas été mis au courant des détails de sa fortune, contrairement à son père, au rôle "décisif".

La défense a aussi cherché mercredi à tirer d'affaire le père.

"Il ne s'y connaissait pas en matière fiscale", a ainsi assuré Sonal Nebot, gestionnaire de fortune, faisant valoir que Jorge Messi, installé dans la ville argentine de Rosario au nord-ouest de Buenos Aires, ne suivait pas ces affaires de près.

Selon la revue Forbes, Messi est l'un des quatre sportifs les plus riches du monde, avec des revenus annuels de 64,7 millions de dollars.

Le joueur et son père risquent une peine de prison de 22 mois et une amende équivalente au montant de la fraude.

Cependant, s'ils étaient condamnés, ils ne devraient pas être incarcérés car en Espagne, les peines inférieures à deux ans ne sont en général pas exécutées en l'absence d'antécédents judiciaires.

Avec AFP

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Foot: Hervé Renard, sélectionneur français du Maroc, annonce sa démission

Hervé Renard lors d'une conférence de presse à Moscou, en Russie, le 19 juin 2018.

Le sélectionneur français du Maroc, Hervé Renard, a annoncé sa démission dimanche dans un communiqué posté sur son compte Twitter, deux semaines après l'élimination surprise de son équipe lors de la CAN en Egypte.

"Il est temps pour moi de clore ce long et beau chapitre de ma vie, non sans une certaine émotion et tristesse, mais c'est une décision inéluctable prise bien avant la CAN-2019", a ajouté le sélectionneur arrivé en 2016 et resté 41 mois à la tête de l'équipe nationale marocaine.

A la surprise générale, le Maroc, finaliste de la CAN en 2004 et quart de finaliste lors de la dernière édition, avait été éliminé le 5 juillet dès les huitièmes par le Bénin (1-1, 4 tab 1), pourtant réduit à dix et novice à ce stade de la compétition.

"Oui, on espérait tous mieux pour cette édition 2019 de la CAN en Egypte, mais le football est ainsi, il fait naître les espoirs les plus fous et nous ramène durement à la réalité d'une élimination trop rapide aux tirs aux buts", a poursuivi Hervé Renard.

Il a précisé que le président de la Fédération royale marocaine de football Fouzi Lekjaa avait été informé et "s'est engagé contractuellement" à respecter cette décision.

Finale de la CAN 2019

Finale de la CAN 2019
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L'Algérie décroche sa 2e Coupe d'Afrique 29 ans après

L'attaquant algérien Riyad Mahrez (à gauche) se bat contre l'attaquant sénégalais Sadio Mane lors du match de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) 2019 entre le Sénégal et l'Algérie au Stade du 30 juin au Caire le 27 juin 2019. (Photo de Khaled DESOU

Une si longue attente: 29 ans après, l'Algérie a conquis sa deuxième Coupe d'Afrique des nations en douchant le Sénégal (1-0) après seulement 79 secondes de jeu grâce à un but de Baghdad Bounedjah, vendredi, au Caire.

Au-delà de l'attente suscitée à Dakar et Alger, ce match était particulièrement suivi en France où un dispositif de sécurité exceptionnel a été mis en place après les incidents qui ont jalonné le beau parcours de l'équipe algérienne.

Chez les Lions, la fête n'aura duré que 79 secondes

Les Sénégalais attendaient leur deuxième finale de CAN depuis 12 ans et l'avaient préparée dans la ferveur depuis des jours, certains de l'emporter. Mais la fête n'aura duré que 79 secondes, le temps pour l'Algérie de refroidir des Lions en manque cruel d'efficacité.

Un tir dévié en cloche de Baghdad Bounedjah dès la première attaque des Fennecs, qui termine sa course dans les filets, un penalty accordé aux Sénégalais en début de seconde période, puis annulé après consultation de la VAR... "On a vraiment manqué de chance", pestait un supporter ne cachant pas sa désillusion.

"Nous aimons le foot, mais le foot ne nous aime pas", se désolait une jeune supportrice au coup de sifflet final. "Je me demande quand finalement nous allons gagner une CAN", se lamentait un jeune homme.

Plongées dans un silence de cathédrale pendant une première période insipide, les "fan zones" de Dakar se sont bien à nouveau animées après la mi-temps, lorsque les dribles de la star de Liverpool Sadio Mané, qui en a perdu sa chaussure, ont sonné la révolte des Lions, faisant reculer la défense algérienne.

Malgré la défaite (1-0) contre ces mêmes Algériens en phase de poules, la confiance était là, avant la rencontre. "On va gagner, Inch Allah (si Dieu le veut). La coupe, ce sera au Sénégal cette année", affirmait le vendeur ambulant Ibrahima Diallo, qui avait rallié la place de la Nation, dans le quartier populaire de Colobane, plusieurs heures avant le début du match.

La place avait été transformée en "fan zone" dotée de trois écrans géants et d'un large podium, où des groupes populaires devaient animer la nuit dakaroise.

Les Sénégalais, forts de leur statut de mondialiste, de première nation africaine au classement Fifa, étaient persuadés de pouvoir enfin vaincre le signe indien à l'occasion de leur deuxième finale continentale de leur histoire, après celle perdue en 2002 face au Cameroun.

Toute la journée, Dakar a vécu au rythme des coups de klaxon, des vuvuzelas et de la musique de l'autre star internationale du pays, le chanteur Youssou N'Dour. Jusqu'à ce que les rues de la capitale se vident, sur le coup de 19H00 heures.

Dans un pays fan de foot mais toujours en quête de son premier trophée, les villes de l'ancienne colonie française d'Afrique de l'Ouest s'étaient mises sur leur 31 pour soutenir l'équipe nationale.

- Trottoirs repeints dans la nuit -

"Nous avons nettoyé le quartier", sourit une collégienne dakaroise, Adama Samb. Autour d'elle, dans les rues populaires du quartier de Bopp, les banderoles, poteaux électriques, troncs des arbres bordant les rues, et même les chaussées et trottoirs, repeints pendant la nuit, arborent les couleurs vert-jaune-rouge du drapeau national.

Les cafés, restaurants et les centres commerciaux avaient organisé des soirées spéciales, même si de nombreux Sénégalais avaient préféré regarder le match en famille, à la maison.

A Kolda (sud), en Haute-Casamance d'où est originaire la star Sadio Mané, comme à Saint-Louis (nord), fief de l'ailier de Rennes Ismaïla Sarr, la même fièvre et les mêmes couleurs avaient envahi les rues, selon des correspondants de l'AFP. Tout était prêt pour faire la fête.

Jusqu'à cette maudite 79e seconde ...

Les dix derniers vainqueurs

2019: Algérie

2017: Cameroun

2015: Côte d'Ivoire

2013: Nigeria

2012: Zambie

2010: Egypte

2008: Egypte

2006: Egypte

2004: Tunisie

2002: Cameroun

Nombre de titres par pays (la première édition a eu lieu en 1957):

1. Egypte: 7 titres (1957, 1959, 1986, 1998, 2006, 2008, 2010)

2. Cameroun: 5 (1984, 1988, 2000, 2002, 2017)

3. Ghana: 4 (1963, 1965, 1978, 1982)

"Eau de naissance" une ode au courage des réfugiés soudanais

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Argentine: Bilardo, l'entraîneur champion du monde 1986, dans un état grave

Carlos Bilardo a rejoint l’école technique de Maradona dans les anneaux de "Pibe". Voir les réunions pour "Albiceleste" en Afrique du Sud et un monde de loisirs.

Carlos Bilardo, l'ancien sélectionneur de l'équipe d'Argentine de football, qui avait mené l'Albiceleste au titre mondial en 1986, est hospitalisé dans un état grave après avoir subi une opération au cerveau, a appris vendredi l'AFP.

Le technicien avait déjà été hospitalisé à deux reprises en 2018 en raison d'un syndrome d'"hydrocéphalie à pression normale" (augmentation du volume de liquide cérébro-spinal).

Âgé de 81 ans, l'ancien entraîneur se trouve aux soins intensifs de l'Institut argentin du diagnostic et traitements (IADT) de Buenos Aires depuis 48 heures et "son pronostic vital est réservé", a informé l'hôpital dans un communiqué. Il avait été admis dans cet établissement le 4 juillet, mais son état s'est aggravé ces dernières heures.

Carlos Bilardo a récemment subi un drainage dans la région du cerveau, la deuxième intervention en un peu plus d'un mois, selon son entourage et la presse argentine.

"Je veux le remercier éternellement de nous avoir inculqué le respect du maillot argentin, ce que cela signifie d'être un membre de la sélection", a réagi l'ancien gardien Sergio Goycochea, qui s'est en outre dit préoccupé par l'état de santé de celui qui l'a fait briller au Mondial-1990 en Italie.

Gynécologue de formation, Carlos Bilardo a pris la direction de la sélection argentine en 1982 et a présidé à sa destinée jusqu'en 1990.

Outre le titre mondial en 1986 -la deuxième et dernière couronne planétaire de l'Albiceleste- il a mené ses troupes à la finale de la Coupe du monde 1990, remportée 1-0 par l'Allemagne au stade Olympique de Rome.

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