Liens d'accessibilité

Un parti de la coalition au pouvoir quitte le gouvernement mauricien


Une vue de Port-Louis, prise de hauteur sur une colline de Maurice.

Un parti de la coalition au pouvoir à l'île Maurice a annoncé sa décision de quitter le gouvernement, en raison de son opposition à un texte de loi qui nécessite un amendement constitutionnel, provoquant un début de crise gouvernementale.

Le leader du Parti mauricien social démocrate (PMSD), Xavier Luc Duval, a annoncé sa démission du gouvernement conduit par sir Anerood Jugnauth, dans lequel il occupait les fonctions de Premier ministre adjoint et de ministre du Tourisme.

Le PMSD disposait de quatre ministres, qui ont tous signifié leur intention de quitter le gouvernement, et il compte 11 députés.

"Je quitte le gouvernement parce que je ne suis pas d'accord avec la version actuelle du Prosecution bill", a déclaré Xavier Luc Duval à la presse.

Au centre de la controverse, ce projet de loi, de son nom complet Prosecution commission bill, est à l'agenda des travaux parlementaires de mercredi.

Ce texte prévoit d'encadrer la fonction de Directeur des poursuites publiques (DPP) en créant une commission responsable des poursuites (Prosecution Commission), via un amendement à la constitution.

Le DPP est chargé d'intenter des actions pénales ou de juger de la légalité de celles lancées par un citoyen ordinaire. L'actuelle constitution lui garantit une indépendance totale vis-à-vis de l'exécutif et du judiciaire.

Le Prosecution commission bill, dont l'application aura un effet rétroactif sur une période de trois ans, est très critiqué par les légistes et les partis de l'opposition, qui le voient comme un moyen d'ôter son indépendance au DPP.

Le chef de l'opposition, Paul Bérenger, a dénoncé la précipitation avec laquelle le texte a été présenté et est lui-même opposé à la création d'une commission responsable des poursuites.

Avec AFP

XS
SM
MD
LG