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Maroc: prison avec sursis pour des musiciens de rue, malgré la mobilisation

Des proches du leader du mouvement marocain de la contestation manifestent devant la cour d'appel Casablanca, Maroc, 12 septembre 2017.

Deux musiciens de rue, arrêtés après un accrochage avec des agents d'autorité venus les déloger pour "nuisances sonores", ont été condamnés jeudi soir à un mois de prison avec sursis par un tribunal à Casablanca, une affaire qui a suscité l'indignation au Maroc.

Badr Mouataz et Mehdi Achataou, âgés respectivement de 25 et 28 ans, avaient été interpelés mi-novembre par des agents d'autorité alors qu'ils se produisaient à la place des Nations unies, dans le centre-ville de Casablanca, selon leur avocat Youssef Chehbi.

Un accrochage avait eu lieu avec ces agents venus appliquer une décision d'interdiction des musiciens se produisant sur cette célèbre place, pour réduire les "nuisances sonores".

Les deux musiciens, poursuivis en état d'arrestation, ont été condamnés chacun à un mois de prison avec sursis, jeudi soir par le tribunal de première instance d'Ain Sebaa, notamment pour "refus d'obtempérer" et "violences à l'encontre de fonctionnaires publics", a précisé à l'AFP Me Chehbi.

L'affaire avait suscité l'indignation dans le royaume, aussi bien dans les milieux culturels que chez les défenseurs des droits humains.

L'Association marocaine des droits de l'Homme (AMDH) avait exprimé dans un communiqué son "soutien absolu" aux musiciens arrêtés, condamnant leur "interdiction et arrestation".

Une affiche montrant les mains d'un pianiste menottées, accompagnée du message "l'art de rue n'est pas un crime", est devenue virale sur les réseaux sociaux.

Des internautes ont même rappelé la condamnation en 2003 à des peines de prison de 14 jeunes amateurs de hard rock, une affaire qui avait défrayé la chronique et suscité une vague de mobilisation au Maroc.

Avec AFP

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Arrestation au Maroc d'un djihadiste qui visait Séville

Arrestation d'un homme accusé de collaborer avec l'Etat Islamique dans un cybercafé à Barcelone le 8 décembre 2015.

Un djihadiste présumé, soupçonné de vouloir commettre un attentat à Séville (sud de l'Espagne) a été arrêté au Maroc, a annoncé mercredi le ministère de l'Intérieur espagnol.

Un djihadiste présumé, soupçonné de vouloir commettre un attentat à Séville (sud de l'Espagne) a été arrêté au Maroc, a annoncé mercredi le ministère de l'Intérieur espagnol.

Contacté par l'AFP, le ministère n'a pas voulu indiquer si cet homme, qui réside à Séville, voulait agir durant la Semaine sainte, à l'occasion de laquelle des centaines de milliers de touristes affluent dans la capitale andalouse pour assister aux processions catholiques.

"La police nationale et les services de renseignement espagnols et marocains ont mené une opération antiterroriste qui s'est soldée par l'arrestation au Maroc d'un jihadiste présumé qui prévoyait de commettre un attentat à Séville", a écrit le ministère dans un communiqué.

Les forces de l'ordre perquisitionnaient mercredi dans l'après-midi le domicile de cet homme à Séville.

L'Espagne est placée depuis 2015 au niveau 4 sur 5 d'alerte antiterroriste.

Le pays a été frappé à deux reprises par des attentats jihadistes d'envergure: en 2004, quand des bombes avaient explosé dans des trains de banlieue de Madrid, tuant 191 personnes, puis en 2017 quand un double attentat avait fait 16 morts à Barcelone et Cambrils, en Catalogne.

Le pape François tient une masse au Maroc

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Le royaume chérifien attend le pape avec impatience

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Le pape au Maroc : main tendue à l'islam et aux migrants

Le pape au Maroc : main tendue à l'islam et aux migrants
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Le pape au Maroc : main tendue à l'islam et aux migrants

Le Pape François au Vatican le 15 juin 2018.

Le pape se rend samedi et dimanche au Maroc, terre musulmane prônant le dialogue interreligieux, pour une courte visite qui le verra aussi rencontrer des migrants, alliant ainsi deux grandes priorités de son pontificat.

"Je viens en pèlerin de paix et de fraternité, dans un monde qui en a tant besoin", a commenté jeudi François dans un message vidéo adressé au peuple marocain.

Il estime que chrétiens et musulmans croient en un Dieu "miséricordieux", désirant que "nous vivions en frères, se respectant dans les diversités".

Le souverain pontife argentin, spécialiste des voyages dans les plus minuscules communautés catholiques du globe, est également attendu avec impatience par une communauté de quelque 30.000 fidèles. Il s'agit essentiellement d'étrangers venus d'Afrique subsaharienne, étudiants ou migrants en route vers le continent européen.

Dans son message vidéo, le pape précise encore qu'il est venu "encourager le cheminement" de la communauté chrétienne et rencontrer les migrants "qui représentent un appel à construire ensemble un monde plus juste et plus solidaire".

Environ 10.000 catholiques du pays sont attendus dimanche à une messe dans un centre sportif, un chiffre historique pour une célébration catholique dans ce pays à 99% musulman (sunnite).

A l'instar de son voyage aux Emirats arabes unis en janvier, l'image du pape célébrant la messe, au lendemain d'une rencontre avec le roi et "Commandant des croyants" Mohammed VI et de hauts responsables religieux, offrira un visage concret à ses appels répétés à la tolérance religieuse.

Le voyage du chef spirituel des quelque 1,3 milliard de catholiques suscite l'espoir des minorités chrétiennes et des musulmans convertis, qui demandent à pouvoir bénéficier pleinement de la liberté de culte inscrite dans la Constitution marocaine.

- Liberté de culte incomplète -

"Nous rêvons d'un Maroc libre qui assume sa diversité religieuse", a ainsi affirmé la Coordination des chrétiens marocains. Elle souhaite que cette visite soit "une occasion historique" pour que le Maroc avance "tangiblement dans ce sens".

Selon la Constitution marocaine, "l'islam est la religion de l'Etat, qui garantit à tous le libre exercice des cultes". Le code pénal marocain ne prévoit pas la peine de mort pour les apostats de l'islam, contrairement par exemple à celui des Emirats arabes unis.

Au Maroc, "la règle du jeu, c'est la discrétion", explique un responsable religieux à Rabat.

Le sujet reste sensible. En juin dernier, le ministre marocain d'Etat chargé des droits de l'Homme, l'islamiste Mustapha Ramid, avait ainsi estimé que la liberté de conscience était "une menace" pour la "cohésion" du Maroc.

La conversion volontaire n'est pas un crime, mais le prosélytisme (le fait "d'ébranler la foi d'un musulman ou de le convertir à une autre religion") peut coûter jusqu'à trois ans de prison. "Ce qui est condamné c'est le prosélytisme agressif", insiste l'ambassadeur du royaume du Maroc à Paris, Chakib Benmoussa.

Pour lui, "la visite du pape François est un moment fort, aussi bien pour lutter contre les courants de fanatisme, de repli identitaire, d'intolérance mais aussi (...) pour l'interraction positive entre les religions, les peuples et les civilisations".

- Migrants, sujet sensible -

Le pape François a confié qu'il aurait aimé se rendre personnellement à Marrakech en décembre pour l'adoption par plus de 150 pays du Pacte mondial sur les migrations des Nations unies.

Le texte non contraignant, qui vise à renforcer la coopération internationale pour une "migration sûre", avait déchainé les passions dans plusieurs pays avant sa ratification finale à New York.

François a prévu de rencontrer samedi des migrants dans le centre Caritas diocésain, où il prononcera un discours.

La question des migrants est un autre sujet sensible au Maroc, qui revendique une politique d'accueil "humaniste". Mais Rabat se fait régulièrement épingler par les défenseurs des droits de l'Homme, qui critiquent des vagues d'arrestations musclées destinées à éloigner les candidats à l'exil des rives de la Méditerranée.

"J'espère que la visite du pape apportera du progrès sur cette question", a déclaré l'archevêque de Tanger, Mgr Santiago Angelo Martinez, au cours d'un récent point de presse.

Le voyage de François au Maroc intervient près de 34 ans après celui Jean Paul II, à l'été 1985, marquée par une rencontre interreligieuse avec 80.000 jeunes dans un stade. Premier chef d'Etat d'un pays arabe à inviter un pape, le roi Hassan II (père de l'actuel monarque) avait été reçu au Vatican en novembre 1991.

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