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Début de campagne pour les élections de septembre au Maroc


Un Marocain vote lors des élections législatives, à Rabat, au Maroc, 7 octobre 2016.

La campagne électorale pour les élections législatives, régionales et communales du 8 septembre a débuté jeudi au Maroc, des scrutins qui scelleront l'avenir du parti islamiste marocain, à la tête de l'actuelle coalition gouvernementale.

Pour la première fois, près de 18 millions de Marocains, dont 46% de femmes, sont appelés à voter le même jour pour élire les 395 députés de la Chambre des représentants et les plus de 31.000 élus communaux et régionaux.

En raison de la pandémie de coronavirus, les grands meetings politiques ne devraient pas se tenir et les rassemblements de plus de 25 personnes sont interdits.

Des formations politiques ont d'ailleurs annoncé l'ouverture de leurs campagnes dans des meetings au nombre de participants limités, diffusés sur les réseaux.

Le Parti de la justice et du développement (PJD, islamiste modéré) fait le pari de remporter les législatives pour la troisième fois depuis son arrivée aux affaires - sans détenir les ministères clés - en 2011.

A l'époque, dans le contexte des printemps arabes, le Maroc avait adopté une nouvelle Constitution accordant de larges prérogatives au Parlement et au gouvernement, mais les décisions et les orientations majeures dans des secteurs clés continuent d'émaner d'initiatives du roi Mohammed VI.

La deuxième force politique du pays, le Parti authenticité et modernité (PAM), fondé par un conseiller royal Fouad Ali El Himma en 2008 avant qu'il n'en démissionne en 2011, est aussi en compétition pour arriver en tête du scrutin.

Le Rassemblement national des indépendants (RNI), dirigé par le riche homme d'affaires Aziz Akhannouch, est également en lice, tout comme le parti de l'Istiqlal (PI), qui a aussi ses chances selon les prévisions des médias locaux.

Ministre de l'Agriculture depuis plusieurs années, M. Akhannouch est réputé proche du palais.

Une nouvelle loi électorale, adoptée en mars, a modifié le mode de calcul du quota d'élus qui se fera dorénavant sur la base du nombre des électeurs inscrits et non des votants, une loi critiquée par le PJD.

Le numéro un du parti et chef du gouvernement Saad-Eddine El Othmani, ainsi que le secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme, Nabil Benabdellah, ont condamné récemment, dans des déclarations séparées, "l'utilisation massive d'argent pour acheter des candidats et des voix".

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