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La police réprime une manifestation de l'opposition au Kenya

Des manifestants fuient la police pendant les émeutes à Nairobi au Kenya le 16 mai 2016.

La police anti-émeute kényane a violemment dispersé une manifestation de l'opposition par à coups de bâton et de gaz lacrymogène. L'opposition demande la dissolution de la commission électorale, jugée partisane.

Plusieurs centaines de manifestants se dirigeaient vers l'entrée de la commission électorale (IEBC), dans le centre de Nairobi, lorsque la police est intervenue, comme lors des précédentes manifestations de l'opposition débutées le 25 avril.

Raila Odinga, 71 ans, le chef de l'opposition et candidat malheureux à la présidentielle de 2013 était présent, et a rapidement été évacué par ses agents de sécurité.

Des manifestations similaires, organisées devant les locaux de la commission électorale, ont également été dispersées à Kisumu et Kisii, dans le sud-ouest du pays.

"La police a recours à une force excessive et non nécessaire contre des manifestants pacifiques. Ces violences ne sont pas du tout justifiées", a déclaré M. Odinga, promettant de poursuivre son mouvement de manifestations tous les lundi.

Plusieurs journalistes de l'AFP présents ont vu des manifestants jeter des pierres sur les forces de l'ordre, ce qui avait déjà été le cas lors du précédent rassemblement.

Le pare-brise du véhicule de M. Odinga a été endommagé lors de la manifestation. On ignorait la nature du projectile ayant provoqué l'impact et M. Odinga a précisé qu'il ne se trouvait pas dans sa voiture au moment de l'incident.

Dans la soirée, l'inspecteur général de la police Joseph Boinet a qualifié de "fausses" les allégations circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles la police avait tiré sur le véhicule de M. Odinga.

Le porte-parole de la police George Kinoti a précisé que "seuls des gaz lacrymogènes avaient été utilisés pour disperser les manifestants". La police n'a pas fait usage de tirs à balle réelle, a-t-il ajouté.

La coalition d'opposition emmenée par M. Odinga et plusieurs organisations de la société civile réclament la dissolution de l'actuelle commission électorale, qui avait organisé la présidentielle de 2013 remportée par Uhuru Kenyatta, 54 ans. Le résultat avait été contesté par M. Odinga.

Ancien Premier ministre dans le gouvernement d'unité nationale formé après les violences post-électorales de 2007-2008 (plus de 1.100 morts), M. Odinga estime que la commission électorale est favorable au camp présidentiel et n'est pas en mesure de garantir l'équité de la prochaine présidentielle, prévue le 8 août 2017.

Récemment, le président Kenyatta a organisé une réunion avec de nombreux élus de son camp pour discuter de l'opportunité ou pas de réorganiser l'IEBC.

Avec AFP

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Consensus entre pouvoir et opposition sur les élections de 2020

Le chef de l'opposition burkinabé, Zéphyrin Diabré, à Ouagadougou, le 29 avril 2017.

Le dialogue politique entre la majorité et l'opposition, consacré à la situation nationale et aux élections de 2020 au Burkina Faso, a abouti à un "large consensus", a annoncé lundi le chef de file de l'opposition, Zéphyrin Diabré.

Ce dialogue politique a réuni pendant une semaine au palais présidentiel une quarantaine de participants issus des différentes composantes de la classe politique.

"Sur l'organisation des élections de 2020, nous avons fait l'effort important d'aboutir à un consensus total et de débroussailler des questions qui paraissaient contentieuses au point qu'à ce jour, il n'y a qu'une question qui reste en suspens: l'utilisation éventuelle de la carte consulaire biométrique comme document électoral", a indiqué M. Diabré.

Selon le rapport de synthèse des travaux, majorité et opposition se sont accordées sur la révision a minima du code électoral et le maintien du calendrier électoral, avec des élections couplées présidentielle et législatives en 2020 ainsi que des élections municipales en 2021.

"Sur les questions d'intérêt national: la sécurité, la réconciliation nationale, l'autorité de l'Etat, la cohésion sociale, l'incivisme... nous avons eu des échanges très francs, qui nous ont permis d'aboutir à des recommandations consensuelles qui, si elles étaient mises en oeuvre permettraient à notre pays de faire un grand pas en avant", a ajouté M. Diabré.

Il s'agit entre autres de renforcer les capacités matérielles, financières et humaines des forces de défense et de sécurité, d'élaborer un pacte patriotique national et d'assurer un traitement diligent des dossiers judicaires des détenus pour "faits de terrorisme".

Des "points paraissaient insurmontables (...) Subitement les murs de méfiance se sont écroulés", s'est réjoui le président de l'Alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP), Simon Compaoré.

Ouverture du dialogue politique à Ouagadougou
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Il a également salué la mise en place d'un comité de suivi des recommandations qui devra aussi servir "de lien permanent entre la majorité et l'opposition".

"Dans la mise en oeuvre des mesures destinées à faire face à la situation que traverse notre pays, la bonne foi doit être la chose la mieux partagée", a commenté le président du Burkina Roch, Marc Christian Kaboré, appelant "à l'union sacrée autour des questions liées à la lutte contre le terrorisme, la cohésion sociale, la réconciliation et l'unité nationales".

Pays pauvre du Sahel, le Burkina fait face à des attaques récurrentes des groupes jihadistes dans le au Nord et dans l'Est. Celle-ci ont fait environ 500 morts depuis septembre 2015, selon un comptage de l'AFP.

Le ministre des Finances kenyan arrêté pour corruption

Henry Rotich le 23 mars 2017.

Le ministre kényan des Finances Henry Rotich et plusieurs responsables de son ministère, ont été arrêtés lundi pour corruption et fraude en lien avec un projet de construction de deux barrages d'une valeur de plusieurs millions de dollars, a annoncé la police.

Le directeur des poursuites publiques, Noordin Haji, avait un peu plus tôt demandé l'arrestation et l'inculpation de M. Rotich et 27 hauts responsables administratifs, pour fraude, abus de pouvoir, irrégularités financières et autres crimes économiques.

M. Rotich, ainsi que son plus proche collaborateur administratif et que le chef de l'agence gouvernementale de l'Environnement, se sont présentés d'eux-mêmes peu après à la police.

"Ils sont en détention et attendent d'être emmenés devant un tribunal", a déclaré à l'AFP le chef de la police kényane, George Kinoti. "Nous cherchons les autres et ils iront tous au tribunal", a-t-il ajouté.

Selon M. Haji, ce projet prévoyant la construction de deux barrages destinés à améliorer l'approvisionnement en eau dans un pays souvent frappé par la sècheresse et à fournir de l'électricité, étaient "criblés d'irrégularités", dans la conception, l'obtention du marché et le processus de paiement.

"L'enquête a montré que les responsables gouvernementaux ont bafoué toutes les règles d'attribution des marchés et commis des abus de pouvoir pour s'assurer du succès de leur combine", a expliqué M. Haji.

Il a affirmé que l'attribution du contrat à la firme italienne CMC di Ravenna avait contourné toutes les procédures en place, sans tenir compte des difficultés de l'entreprise qui faisait l'objet d'une liquidation judiciaire et n'avait pas achevé trois autres barrages coûteux.

Le contrat prévoyait que le coût total du projet serait de 450 millions de dollars (401 millions d'euros), mais le ministère des Finances avait augmenté ce montant de 164 millions de dollars sans justification adéquate.

Quelque 180 millions de dollars avaient déjà versés, sans que la construction des deux barrages ait commencé.

Six millions de dollars avaient aussi été affectés à la relocalisation des riverains touchés par le projet. Mais aucune preuve n'a été trouvée que des terrains ont effectivement été achetés.

"Je suis convaincu que des crimes économiques ont été commis et j'ai donc approuvé leur arrestation et les poursuites à leur encontre", a déclaré M. Haji.

"Les personnes que nous inculpons aujourd'hui étaient chargé de protéger l'intérêt public et ont sciemment rompu cette confiance", a-t-il déploré.

M. Rotich avait par le passé nié avoir commis la moindre faute.

Le Kenya a été touché par plusieurs autres scandales de corruption ces dernières années, qui ont vu la disparition de plusieurs centaines de millions de dollars d'argent public.

En 2017, le pays était classé 143e sur 180 dans l'index sur la perception de la corruption établi par Transparency International.

En mars 2018, un rapport de l'auditeur général portant sur l'année financière 2015-2016 avait révélé que le gouvernement n'était pas en mesure d’expliquer où étaient passés quelque 400 millions de dollars d'argent public.

2 civils et 4 miliciens tués à Beni, un centre de triage d'Ebola pillé

Le centre de traitement Ebola à Beni en RDC le 16 juillet 2019.

Deux civils et quatre miliciens ont été tués dans la nuit de dimanche à lundi dans une offensive pour chasser des membres présumés du groupe armé musulman ougandais Forces démocratiques alliées (ADF), dans l'est de la RDC, a-t-on appris de sources militaire et administrative.

"Dans l'offensive dans le nuit de dimanche à lundi menée par l'armée contre les ADF à Magboko, quatre ADF ont été tués", a déclaré à l'AFP le major Mak Hazukay, porte-parole de l'armée dans le Nord-Kivu.

"Dans la localité de Mayimoya située à 15 km de Magboko, un autre groupe d'ADF a malheureusement tué deux civils dans une attaque dans le nuit de dimanche à lundi. Ces ADF ont aussi enlevé trois personnes au cours de leur incursion à Mayimoya", a ajouté M. Kibwana, indiquant que "le calme est revenu après la panique".

Par ailleurs, à Bashu, près de Butembo, des inconnus ont saccagé un centre de santé chargé du triage des cas d'Ebola. "Ils ont également pillé des médicaments", a déclaré à l'AFP Donat Kibwana, administrateur du territoire de Beni (nord-Kivu).

Miliciens musulmans ougandais présents dans l'est de la RDC depuis 1995, les ADF sont accusés par le gouvernement congolais et la mission de l'ONU, la Monusco, d'être responsables des massacres des civils dans la région de Beni, ayant fait plus de mille morts depuis octobre 2014.

Selon un rapport du Groupe d'étude sur le Congo (GEC) de l'Université de New York, les ADF portent effectivement une part très importante de responsabilité dans ces tueries, mais au côté d'autres éléments armés, parmi lesquels des soldats de l'armée régulière.

Dans l'est congolais, plusieurs dizaines de groupes armés locaux et étrangers sont actifs depuis plus de deux décennies.

Des prédicateurs luttent contre le jihadisme

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Enquête en cours après le décès de 11 personnes en garde à vue

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