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Droits humains

Manifestation de la diaspora africaine en Inde après la mort d'un Congolais en détention

Patrouille de police dans une rue de Bangalore, en Inde, le 12 août 2020.

Selon la presse indienne, il s'agit d'un ressortissant de la RDC.

Une manifestation de la diaspora africaine en Inde a eu lieu lundi, après l'annonce officielle de la mort d'un étudiant congolais qui était entre les mains de la police, a-t-on appris de source officielle.

L'étudiant congolais, Joel Shindani Malu, avait été arrêté dans la nuit parce qu'il était soupçonné de posséder des drogues, selon une source policière.

Criant au racisme, la communauté africaine de la ville, mobilisée par un groupe dénommé "Fédération panafricaine", a organisé une manifestation suite à laquelle au moins six ressortissants de pays africains ont été blessés dans des échauffourées avec la police.

Le quotidien Deccan Herald précise qu'il s'agit d'un ressortissant de la République démocratique du Congo. Son visa et son passeport avaient expiré en 2015, selon la chaîne indienne NEWS18. Les tentatives de la VOA de confirmer ces détails auprès des autorités congolaises n'ont pas reçu une réponse immédiate.

Joel Malu, 27 ans, a été arrêté par la police dimanche pour possession d'une petite quantité de pilules d'ecstasy, une drogue illégale, et il est décédé en garde à vue lundi matin d'un arrêt cardiaque, selon un responsable.

L'étudiant avait auparavant été diagnostiqué comme souffrant de bradycardie, et les tentatives pour le ranimer furent vaines, selon la même source.

Après son décès, plusieurs ressortissants de pays africains ont organisé une manifestation devant le commissariat de police et se sont bagarrés avec des policiers.

Les manifestants ont réfuté l'affirmation de la police selon laquelle Joel Malu était mort d'un arrêt cardiaque et ont accusés de l'avoir détenu à tort. La police a fait usage de matraques pour repousser les manifestants et en a arrêtés une douzaine.

La police a ajouté avoir ouvert une enquête sur ce décès.

Les ressortissants des pays africains accusent souvent la police indienne de harcèlement et de racisme.

Nombre d'entre eux affirment qu'ils sont régulièrement détenus sur la base de fausses accusations de trafic de drogue et qu'ils sont quotidiennement victimes de discrimination.

Avec AFP et Reuters

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L'Ouganda ne renouvellera pas le mandat du Haut-Commissariat des droits de l'Homme de l'ONU

Le président de l'Ouganda, Yoweri Museveni.

Un expert membre du comité des Nations Unies contre la torture avait affirmé en novembre 2022 que "la torture et les mauvais traitements" restaient "largement et fréquemment pratiqués en Ouganda".

L'Ouganda ne renouvellera pas le mandat du Haut-Commissariat des droits de l'Homme des Nations Unies qui doit prendre fin cette année, estimant avoir "développé des institutions internes dynamiques sur les droits humains", a annoncé mercredi à l'AFP le gouvernement, aussitôt critiqué par l'opposition.

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"L'ensemble de l'Ouganda est pacifique et nous avons développé des institutions internes dynamiques comme la Commission ougandaise des droits de l'Homme", a déclaré Henry Oryem Okello, ministre adjoint des Affaires étrangères, pour justifier ce non renouvellement du mandat du Haut-Commissariat des droits de l'Homme onusien, établi depuis 2005 dans ce pays d'Afrique de l'Est.

Les autorités ougandaises ont informé le Haut-Commissariat des droits de l'Homme (HCDH) de l'ONU dans une lettre transmise le 3 février, consultée par l'AFP, affirmant que "le gouvernement poursuivra sa coopération avec le siège du HCDH directement ou par l'intermédiaire de sa mission permanente à Genève".

Cette décision a été critiquée par Muwada Nkunungi, membre de la Plate-forme d'unité nationale dirigée par Robert Kyagulanyi, alias Bobi Wine, l'un des principaux opposants au président Yoweri Museveni.

"Le gouvernement de Museveni est paranoïaque. Il n'est pas surprenant qu'ils ne renouvellent pas le mandat parce qu'ils craignent le strict respect des droits humains" a déclaré à l'AFP Muwada Nkunyingi, poursuivant: "Le gouvernement veut violer les droits humains sans entrave".

Le bureau des droits de l'Homme à Kampala n'a pour l'heure pas donné suite aux sollicitations de l'AFP. Lors de la dernière élection présidentielle, en 2021, des journalistes ont été attaqués, des avocats emprisonnés et plusieurs dirigeants de l'opposition muselés.

Un expert membre du comité des Nations Unies contre la torture avait affirmé en novembre 2022 que "la torture et les mauvais traitements" restaient "largement et fréquemment pratiqués en Ouganda". L'Ouganda occupe la 132e place (sur 180) du classement mondial 2022 de la liberté de la presse établi par l'ONG de défense des journalistes Reporters sans frontières.

L'activiste ivoirienne Pulchérie Gbalet a été libérée après 5 mois de prison

Pulchérie Edith Gbalet à Abidjan en Côte d'Ivoire le 12 août 2020.

Pulchérie Gbalet avait été arrêtée le 22 août 2022 après un voyage au Mali où étaient détenus 49 soldats ivoiriens accusés d'être des "mercenaires".

Une figure de la société civile ivoirienne, Pulchérie Gbalet, a annoncé sur sa page Facebook avoir été libérée vendredi soir, après plus de cinq mois de prison pour "entente avec les agents d'une puissance étrangère".

"Merci pour vos prières, votre icône vient d'être libérée", est-il écrit sur sa page Facebook, une libération confirmée par ses proches.

Mme Gbalet, présidente de l'organisation Alternative citoyenne ivoirienne (Aci), avait été arrêtée puis incarcérée le 22 août 2022 à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (Maca).

Une incarcération liée à un voyage au Mali où étaient alors détenus 49 soldats ivoiriens accusés d'être des "mercenaires" par les militaires au pouvoir à Bamako, le gouvernement ivoirien affirmant qu'ils se trouvaient en territoire malien pour le compte de l'ONU.

Trois femmes soldats ont été libérés en septembre, puis les 46 autres soldats début janvier après de longues négociations menées en particulier sous la médiation du Togo.

Mme Gbalet s'était prononcée en faveur d'une "solution diplomatique" pour résoudre la crise, laissant entendre que ce n'était pas celle qui était privilégiée par les autorités ivoiriennes.

Pour ces déclarations, elle avait été accusée "d'entente avec les agents d'une puissance étrangère de nature à nuire à la situation militaire et diplomatique de la Côte d'Ivoire, de manoeuvres de nature à jeter le discrédit sur les institutions et à occasionner des troubles graves à l'ordre public".

Lors de son séjour au Mali, Mme Gbalet avait rencontré des responsables d'ONG et des proches de la junte militaire au pouvoir depuis août 2020 dans ce pays, évoquant avec eux le sort des soldats ivoiriens détenus.

Pulchérie Gbalet, proche de l'opposition au président Alassane Ouattara, avait déjà été incarcérée pendant huit mois entre août 2020 et avril 2021 pour avoir manifesté et appelé à manifester contre la candidature du chef de l'Etat à un nouveau mandat à la présidentielle d'octobre 2020.

Après sa nouvelle incarcération en août dernier, des organisations de défense des droits de l'homme avaient dénoncé son "arrestation irrégulière", ainsi qu'une "atteinte grave à la liberté d’expression".

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