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Crimes/enquêtes

Un abbé et un groupe de catholiques maliens victimes d'un rare enlèvement

Des véhicules de l'armée malienne lors d’une opération de coordination tactique 'Hawbi' au centre du Mali, dans la zone frontalière avec le Burkina Faso et le Niger, 1er novembre 2017.

Un abbé et un groupe de catholiques maliens ont été enlevés par des hommes armés alors qu'ils se rendaient à l'enterrement d'un autre abbé dans le centre du pays, a-t-on appris auprès de leur communauté et des autorités mardi.

Les rapts sont monnaie courante dans le pays en proie depuis des années à une crise sécuritaire profonde, en particulier dans le centre, un des foyers des violences jihadistes, intercommunautaires ou crapuleuses qui ensanglantent le Sahel.

Mais l'enlèvement de cinq membres de la communauté catholique dans ce pays ultra-majoritairement musulman est un fait exceptionnel. On ignore par qui ils ont été kidnappés et pourquoi. Les enlèvements attribués aux jihadistes sont communs dans le secteur où ils ont disparu.

Le groupe se rendait lundi à San pour y prendre part aux obsèques de l'abbé local, Oscar Thera, prévues ce mardi, ont indiqué les responsables de la communauté.

"Nous les attendions hier à San", a dit à l'AFP le père Alexis Dembélé, qui appartient à la conférence épiscopale, hiérarchie collégiale de l'Eglise malienne. "Les autres délégations de Mopti sont là. Nous avons la confirmation qu'il s'agit d'un enlèvement par des hommes armés. C'est une grande inquiétude dans la communauté catholique du Mali", a-t-il dit.

Le groupe était parti de la localité de Ségué, située sur le plateau dogon et peuplée en grande partie de catholiques rattachés à l'Eglise de Mopti, la grande ville du secteur. Le réseau routier impose de remonter vers le nord pour ensuite redescendre vers le sud et San.

Ils ont été enlevés à une trentaine de kilomètres au nord de Ségué, dans les environs de Ouo, a précisé Cleophas Tienou, un responsable de l’Eglise de Mopti.

Le groupe était composé de l'abbé Léon Douyon, curé de Ségué, Thimothé Somboro, chef de village de Ségué, Pascal Somboro, adjoint au maire, et de deux autres membres de la communauté, Emmanuel Somboro et Boutié Tolofoudié, a-t-il précisé.

Le colonel-major Abass Dembélé, gouverneur de la région de Mopti, a confirmé l'enlèvement, sans plus de précision.

Les enlèvements, de Maliens ou d'étrangers, sont l'un des aspects de la violence polymorphe qui frappe le Mali. Les motivations en sont diverses, du moyen de pression à l'extorsion.

Un journaliste français, Olivier Dubois, a été enlevé début avril dans le nord du Mali par des jihadistes affiliés à Al-Qaïda. Une religieuse franciscaine colombienne, soeur Gloria Cecilia Narvaez, enlevée en 2017 par des jihadistes, est considérée comme toujours retenue en otage.

L'enlèvement de lundi est une nouvelle illustration de la dégradation sécuritaire à laquelle sont en proie le Mali et le Sahel.

Les insurrections indépendantistes et maintenant jihadistes menées par les groupes liés à Al-Qaïda et à l'organisation Etat islamique, ainsi que les violences intercommunautaires, ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés. Parties du nord du Mali en 2012, les violences se sont propagées au centre du pays, puis au Burkina Faso et au Niger voisins.

Environ 4% de la population malienne est chrétienne, selon l'archevêché.

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Un jihadiste condamné à la peine de mort, onze autres à la perpétuité en Égypte

Depuis son entrée en fonction en 2014, le président al-Sissi dirige une répression massive contre les islamistes et les dissidents.

La justice égyptienne a condamné un jihadiste à la peine de mort et onze autres à la réclusion à perpétuité après les avoir reconnus coupables d'avoir rejoint un "groupe terroriste" lié au groupe Etat islamique, ont rapporté mercredi des médias officiels.

Le tribunal antiterroriste du Caire a également condamné trois autres accusés à 15 ans de prison et trois encore à dix ans d'emprisonnement pour avoir "dirigé et rejoint un groupe terroriste entre 2015 et le 7 septembre 2019", a rapporté le journal d'Etat al-Ahram, sans dévoiler le nom du groupe. Quatre personnes ont été acquittées, selon la même source. Les verdicts, rendus mardi, peuvent faire l'objet d'un appel.

Après l'éviction le 3 juillet 2013 du président islamiste Mohamed Morsi par l'armée, alors dirigée par le maréchal Sissi, devenu ensuite président, l'Egypte a été frappée par une série d'attentats perpétrés par des jihadistes et des islamistes. Des dizaines de responsables et de membres des forces de sécurité ont été tués dans ces attentats.

Depuis son entrée en fonction en 2014, le président Abdel Fattah al-Sissi dirige une répression massive contre les islamistes et les dissidents, qui a conduit à l'emprisonnement de milliers de personnes.

Les tribunaux égyptiens prononcent régulièrement des condamnations à mort ou de longues peines de prison à l'issue de procès de masse, suscitant la réprobation des Nations unies et d'organisations de défense des droits humains. L'année dernière, 215 accusés ont été condamnés à des peines allant de 10 ans de prison à la peine de mort dans une seule décision.

Selon l'Initiative égyptienne pour les droits individuels, "39 accusés ont été condamnés à mort" en janvier 2023, et 46 autres ont reçu "des peines (de mort) provisoires" en attendant l'approbation du grand mufti, une formalité dans les affaires d'exécution de la peine capitale. L'Egypte a procédé au troisième plus grand nombre d'exécutions connues dans le monde en 2021, après la Chine et l'Iran, selon Amnesty International.

Assassinat du journaliste Martinez Zogo: des Camerounais entre espoir et craintes

Au Elise Bar de son quartier populaire d'Essos à Yaoundé, comme sur les réseaux sociaux, le nom du journaliste camerounais Martinez Zogo, supplicié avant d'être assassiné il y a trois semaines.

Au Elise Bar de son quartier populaire d'Essos à Yaoundé, comme sur les réseaux sociaux, le nom du journaliste camerounais Martinez Zogo, supplicié avant d'être assassiné il y a trois semaines, est sur toutes les lèvres.

L'arrestation lundi d'un homme d'affaires tout-puissant, Jean-Pierre Amougou Belinga, réputé intouchable jusqu'alors parce que lié à des figures très proches du chef de l'Etat ne délie pas complètement les langues, en dehors de l'opposition, des intellectuels et des défenseurs des droits humains: on scrute attentivement le sort du richissime et sulfureux businessman, "suspecté" selon les autorités d'être impliqué dans le meurtre.

Journaliste camerounais assassiné: le gouvernement condamne, des confrères révoltés
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Dans la rue, on n'ose encore à peine prononcer son nom, pour ne pas insulter l'avenir si cet homme redouté sortait de garde à vue disculpé. "Ils nous ont tué le frère", s'émeut à voix haute un client du Elise Bar d'Essos, quartier populaire de Yaoundé. Mais il baisse la voix quand on l'interroge sur Amougou Belinga.

A Essos, tout le monde connaît "Martinez", qui y a grandi. On s'y remémore le jeune footballeur talentueux qui voulut faire carrière avant de se tourner vers le journalisme, après s'être essayé à la musique à la tête d'un groupe, Star System.

Au bar dont il était un habitué, on ne tarit pas d'éloges sur cet homme "généreux" et "humble". Si chacun commente, dans les apartés, les "révélations" qui fuitent, et espère "des sanctions" au sommet, on se méfie quand même du statut des personnes présumées incriminées.

Corruption endémique

"Nous gardons l'espoir, on sait que les choses vont se savoir", lâche timidement Joseph Riwi, un agent immobilier de 55 ans, ami d'enfance de Martinez Zogo. "Peut-être que la vérité est en train de sortir. Au quartier, les gens sont un peu contents car il y a déjà quelques noms qui sortent, on espère qu'on saura vraiment qui a fait ça à notre frère", renchérit Emmanuel Ekanga, "homme d'affaires".

Kidnappé le 17 janvier à Yaoundé, retrouvé mort cinq jours plus tard, atrocement meurtri et mutilé, Arsène Salomon Mbani Zogo, dit "Martinez", 50 ans, dénonçait inlassablement, au micro de l'émission Embouteillage de sa radio Amplitude FM, l'affairisme et la corruption, endémiques dans ce grand pays d'Afrique centrale. Avec M. Amougou Belinga et quelques ministres proches de lui pour symboles et cibles privilégiées.

Le hashtag JusticeForZogo fait florès sur Twitter et nombre de Camerounais ont l'oeil vissé dès l'aube sur leurs smartphones à l'affut des dernières fuites de l'enquête "ordonnée" par le chef de l'Etat, Paul Biya, qui dirige d'une main de fer le Cameroun depuis plus de 40 ans.

L'espoir est mesuré aussi au siège d'Amplitude FM, où l'autel arborant une grande photo de son patron Martinez Zogo, l'index sur la bouche, est tapissé encore quotidiennement de fleurs et bougies. "La justice est en train de faire son travail, nous avons sauté de joie quand nous avons appris les premières arrestations", lâche prudemment à l'AFP Charly Tchouemou, le rédacteur en chef, sans citer personne.

Même méfiance au quartier Fougerolles, où trône la maison de Martinez Zogo, un joli duplex vert et rose. Ses abords sont désertés et n'accèdent aux chaises disposées dans la petite cour que les intimes venus se recueillir.

Meurtres non élucidés

Le fils du défunt remet un morceau de papier portant le numéro de l'avocat de la famille qui explique que, "pour des raisons de sécurité", il a demandé aux proches de ne pas s'exprimer publiquement. C'est uniquement sur les réseaux sociaux que des "révélations" très détaillées de l'enquête ont circulé. Pour l'heure, l'Etat s'est borné à annoncer "plusieurs arrestations".

Dans un pays où les emprisonnements souvent sans procès pendant de longues années, les disparitions ou les meurtres non élucidés de journalistes ou opposants défraient parfois la chronique, les autorités ne communiquent quasiment jamais.

Mais depuis une semaine, de présumés procès-verbaux des auditions d'officiers supérieurs du renseignement placés en garde à vue par les gendarmes, dont l'un y reconnaîtrait avoir participé au meurtre, ont largement fuité sur la Toile, jamais démentis par les autorités.

Guerre de succession

Reporter sans Frontières (RSF), qui assure les avoir consultés, parle de "tortures" suivies d'une mise à mort "autorisée" à haut niveau. Outre des hauts responsables du renseignement, l'organisation internationale met en cause nommément M. Amougou Belinga et un ministre parmi "les plus puissants du régime". Ainsi que "d'autres personnalités importantes, dont plusieurs ministres proches" de l'homme d'affaires.

L'opposition, d'influents intellectuels et RSF dénoncent un "crime d'Etat", conséquence selon eux d'une guerre souterraine, pour sa succession, entre deux "clans" rivaux de très hauts responsables proches du président Paul Biya, qui fêtera ses 90 ans dans cinq jours.

Lundi, son rival malheureux à la présidentielle de 2016, Maurice Kamto, libéré sur pressions internationales après neuf mois de prison sans procès en 2019, a mis en garde M. Biya contre des "clans de type mafieux", dont le chef de l'Etat pourrait lui-même "être l'une des cibles".

Six civils tués lors d'une attaque dans le centre du Burkina

Six civils ont été tués et un blessé lundi lors de l'attaque d'une localité par des jihadistes présumés dans la région du Centre-ouest du Burkina Faso, a annoncé mardi le gouverneur

Six civils ont été tués et un blessé lundi lors de l'attaque d'une localité par des jihadistes présumés dans la région du Centre-ouest du Burkina Faso, a annoncé mardi le gouverneur de cette région.

Six civils ont été tués et un blessé lundi lors de l'attaque d'une localité par des jihadistes présumés dans la région du Centre-ouest du Burkina Faso, a annoncé mardi le gouverneur de cette région.


"Le département de Dassa, dans la province du Sanguié, a été attaqué" lundi "aux environs de 17h00, par des hommes armés non identifiés", a indiqué le gouverneur de la région du Centre-ouest, Boubacar Nouhoun Traoré, dans un communiqué. "Le bilan humain de cette attaque s'établit malheureusement à six morts et un blessé. On déplore également d'importants dégâts matériels", a-t-il précisé.

Exprimant sa "compassion et solidarité aux familles éplorées", M. Traoré a invité les populations à "plus de collaboration avec les Forces de défense et de sécurité (FDS) qui restent engagées avec les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP, supplétifs civils) dans la sécurisation du territoire". Le 26 janvier, une dizaine de civils avaient déjà été tués lors de deux attaques de jihadistes présumés dans deux localités du département de Dassa.

Les raids meurtriers attribués à des jihadistes présumés ne cessent de se multiplier au Burkina. La semaine dernière, une cinquantaine de personnes ont péri dans ces attaques, dont 31 (22 civils et neuf membres des FDS) dans une seule et même commune du nord du pays.

Le Burkina Faso, théâtre de deux coups d'Etat militaires en 2022, est pris depuis 2015 dans la spirale de la violence jihadiste apparue au Mali quelques années auparavant et qui s'est étendue au-delà de ses frontières.

Les violences ont fait des milliers de morts civils et militaires et quelque deux millions de déplacés. Le capitaine Ibrahim Traoré, président de transition issu d'un coup d'Etat militaire le 30 septembre 2022 le deuxième en huit mois – s'est donné pour objectif "la reconquête du territoire occupé par ces hordes de terroristes".

Corruption présumée au Togo: décision le 28 février sur les requêtes de Bolloré

Le groupe Bolloré avait acquis les droits d'exploitation du port de Lomé au Togo, inauguré le 14 octobre 2014.

La cour d'appel de Paris se prononcera le 28 février sur les requêtes en nullité déposées par l'homme d'affaires Vincent Bolloré, mis en examen pour corruption dans l'enquête sur l'attribution de la gestion du port de Lomé, au Togo, a appris l'AFP de source judiciaire.

Les juges d'instruction du pôle financier du tribunal de Paris, saisis depuis 2013, soupçonnent le groupe Bolloré d'avoir utilisé les activités de conseil politique de sa filiale Euro RSCG devenue Havas pour décrocher frauduleusement la gestion des ports de Lomé et de Conakry (Guinée), au bénéfice d'une autre de ses filiales, Bolloré Africa Logistics, anciennement appelée SDV.

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Vincent Bolloré et Gilles Alix, directeur général du groupe Bolloré, ainsi que Jean-Philippe Dorent, directeur international de l'agence Havas, filiale de Bolloré, sont mis en examen depuis 2018. Ils ont cependant obtenu en 2019 l'annulation de leur mise en examen pour une partie des infractions concernant la Guinée, pour cause de prescription.

Ils avaient déjà essayé d'éviter un long procès devant le tribunal correctionnel en négociant avec le Parquet national financier une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC, sorte de "plaider-coupable" à la française) qui prévoyait une amende de 375.000 euros.

Lors de l'audience en 2021, MM. Bolloré, Alix et Dorent avaient reconnu les faits reprochés mais le tribunal avait refusé d'homologuer ces CRPC, estimant qu'il était "nécessaire" que les trois hommes comparaissent en correctionnelle.

Selon plusieurs sources proches du dossier, M. Bolloré réclame désormais la nullité de la procédure d'instruction, au motif notamment que sa reconnaissance de culpabilité lors de la CRPC y figure.

"Les magistrats ont été très attentifs à l'examen de tous les moyens et ont laissé chacun s'exprimer, y compris sur le sujet principal, l'annulation pure et simple de la procédure compte tenu de l'atteinte à la présomption d'innocence de Vincent Bolloré", a déclaré à l'AFP Me Olivier Baratelli, un des avocats en défense, à l'issue de l'audience.

"Nous avons rappelé que le refus d'homologation était la manifestation de l'indépendance du magistrat qui avait refusé de se soumettre à une justice complaisante et négociée", a de son côté commenté Me Jérôme Karsenti, avocat d'Anticor, partie civile.

"C'est la publicité de la sanction qui permettra à la justice d'avoir un rôle pédagogique et de rappel de la nécessaire exemplarité de ses élus et des puissants", a-t-il ajouté. Cette audience avait été renvoyée à de nombreuses reprises.

La justice mauritanienne permet au procès de l'ex-président Aziz de continuer

ARCHIVES- L’ancien président de la Mauritanie Ould Abdel Aziz. 

Le procès historique de l'ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz pour enrichissement illicite peut continuer, le tribunal ayant décidé mardi de ne se prononcer sur les contestations de sa compétence qu'à la fin des débats.

Pendant des jours, les avocats des parties ont bataillé sur la compétence du tribunal, la défense plaidant que la chambre criminelle ne pouvait pas juger M. Aziz et sa dizaine de co-accusés. La cour a finalement décidé que cette question serait tranchée en même temps que celle de la culpabilité ou non des accusés après les débats sur le fond de l'affaire, a constaté un correspondant de l'AFP.

Ouverture du procès de lex-président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz
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M. Aziz, qui a dirigé de 2008 à 2019 ce pays charnière entre l'Afrique du nord et l'Afrique subsaharienne, est jugé depuis le 25 janvier pour avoir abusé de son pouvoir afin d'amasser une fortune immense, au côté de deux anciens Premiers ministres, d'anciens ministres et hommes d'affaires. Dix au total au début, les accusés sont 11 désormais, l'un d'eux, absent à l'ouverture, ayant pu rejoindre le procès.

Les débats ont aussi été accaparés par la demande de la défense de remise en liberté de ses clients, placés en détention la veille de l'ouverture. La cour a fini par rejeter ces demandes. M. Aziz, général porté au pouvoir par un putsch en 2008 puis élu président en 2009 et réélu en 2014, nie les faits et crie au complot destiné à l'écarter de la politique.

L'ancien homme fort de ce pays, secoué naguère par les coups d'Etat et les agissements jihadistes mais revenu à la stabilité sous sa présidence, est l'un des rares ex-chefs d'Etat à devoir rendre compte sur la façon dont il s'est enrichi au pouvoir.

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