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Mali

Manifestation de soutien à la junte malienne à Bamako

Manifestation de soutien au Comité national pour le salut du peuple (CNSP) sur la place de l'Indépendance à Bamako, le 8 septembre 2020. (Photo by MICHELE CATTANI / AFP)

Des centaines de Maliens ont manifesté leur soutien au Comité national pour le salut du peuple (CNSP, la junte) mardi à Bamako, 24 heures après des pressions des chefs d'Etat ouest-africains qui exigent le retour des civils au pouvoir après le putsch du 18 août.

Les participants ont répondu à l'appel du MP4 (Mouvement populaire du 4 Septembre), nouvelle formation soutenant les colonels au pouvoir.

L'opinion publique semble partagée sur les modalités pratiques permettant à un civil de diriger la transition.

"On veut que l’armée reste au pouvoir le temps qu'il faudra. Pourquoi pas trois ans, d’ici la fin du mandat de l'ancien président IBK", dit dans la foule des manifestants et le vacarme des vuvuzelas Hamza Sangare, commerçant d'une quarantaine d'années, en faisant référence à Ibrahim Boubacar Keïta, renversé par les militaires le 18 août.

La CEDEAO fait pression sur le CNSP
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Les militaires ont dès le départ promis de rendre les commandes aux civils à l'issue d'une transition d'une durée qui reste à déterminer. Ils ont initialement parlé de trois ans (correspondant à l'échéance du mandat présidentiel) sous la conduite d'un militaire.

Mais ils se sont heurtés au refus des voisins ouest-africains et ont lancé des concertations avec les partis et la société civile sur la mise en place de la transition.

"Les militaires! Les militaires!", a scandé un animateur pour motiver les manifestants arborant sous un soleil de plomb drapeau national, portraits du chef de la junte, le colonel Assim Goïta, et panneaux proclamant "Vive l'armée".

Des dizaines de minibus verts typiques du paysage de Bamako où ils assurent généralement les transports en commun avaient été mobilisés pour les acheminer sur la place de l'Indépendance, haut lieu de la contestation avant le putsch.

Les partisans d'une transition longue confiée aux militaires arguent du temps et de l'autorité nécessaires pour créer les conditions d'un redressement dans un pays souvent décrit comme près de sombrer. Les autres invoquent au contraire le risque d'une instabilité encore accrue dans un Sahel déjà gagné par les agissements jihadistes, et le mauvais exemple régional donné par une junte maintenue durablement au pouvoir.

La junte est soumise à la pression des acteurs locaux avec leurs intérêts propres, mais aussi de la communauté internationale. La Communauté des Etats ouest-africains réclame un retour des civils au bout de 12 mois maximum. Elle impose un embargo sur les flux commerciaux et financiers avec le Mali.

Lundi, elle a donné jusqu'au 15 septembre aux militaires pour désigner un président et un Premier ministre civils de la transition, ne laissant que quelques jours à la junte pour surmonter les divergences maliennes. Le CNSP organise trois jours de concertations à partir de jeudi.

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L'armée française tue une femme pendant une poursuite au Mali

Des soldats français du 2e Régiment étranger du génie fouillent une caisse métallique lors d'une opération de contrôle de zone dans la région du Gourma lors de l'opération Barkhane à Ndaki, au Mali, le 27 juillet 2019.

Des militaires français ont tué une femme lundi dans la région de Gossi, dans le nord du Mali, alors qu'ils poursuivaient deux personnes qui venaient d'abandonner une moto transportant une arme et des munitions, a annoncé mardi l'état-major dans un communiqué.

Pendant une mission de reconnaissance franco-malienne "dans une zone où des éléments d'un groupe armé terroriste avaient été détectés à l'est de Gossi", les soldats français détectent "deux individus à moto. A la vue des soldats français et maliens, les deux individus abandonnent la moto" et s'enfuient vers un sous-bois, tandis qu'"un fusil d'assaut abandonné, des munitions et un sac militaire sont découverts près de la moto", explique l'état-major.

Les soldats "engagent la poursuite de l'un des deux individus dans le bois. Quatre tirs de sommation sont réalisés pour le stopper mais ce dernier s'éloigne encore". Puis "l'individu se retourne vivement vers les soldats qui appliquent un tir de neutralisation" et "découvrent qu’il s'agit d’une femme", soupçonnée d'appartenir à l'équipage en fuite de la moto, explique-t-il.

"Des habitants du village le plus proche sont appelés pour préciser l'identité de cette personne" mais "aucun ne la connaît", souligne l'état-major, en précisant que le corps a été enterré sur place.

Une enquête de commandement a été initiée "pour préciser le déroulement exact des faits et disposer d'un éclairage complet sur cette action de combat", conclut le communiqué.

Cette annonce intervient parallèlement à des rumeurs sur les réseaux sociaux accusant la force française Barkhane d'avoir tué lundi une jeune fille de 13 ans lors d'un raid aérien dans la commune de N'Tillit, au sud-ouest de Gao.

Des affirmations fermement démenties par l'état-major français: "Il n'y avait aucun aéronef dans cette zone hier et aucune action de Barkhane au sol".

L'armée malienne dit avoir sanctionné les soldats qui ont commis des actes de torture

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La force Barkhane a débuté la phase finale du transfert de la base de Kidal

La force Barkhane a débuté la phase finale du transfert de la base de Kidal
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Le transfert de la base française de Kidal a commencé

Des soldats de l'opération Barkhane porté par les troupes françaises dans la région du Sahel en Afrique, à Inaloglog, au Mali, le 17 octobre 2017.

La force antijihadiste Barkhane a débuté mardi matin la phase finale du transfert de la base de Kidal, dans le nord du Mali, vers la force des Nations unies (Minusma) et de l'armée malienne, a indiqué l'état-major français.

"Le dernier convoi logistique est parti pour Gao ce matin à 5 heures. Un détachement de Barkhane restera sur place pour les dernières formalités administratives et logistiques", a indiqué le porte-parole de l'état-major, le colonel Pascal Ianni.

Paris a entrepris en juin de réorganiser son dispositif militaire au Sahel, en quittant notamment les bases les plus au nord du Mali (Kidal, Tombouctou et Tessalit) et en prévoyant de réduire ses effectifs dans la région d'ici à 2023 à 2.500-3.000 hommes, contre plus de 5.000 aujourd'hui.

"Le transfert vers la Minusma et les forces armées maliennes sera définitif d'ici une dizaine de jours", a ajouté le porte-parole en insistant sur "l'étroite collaboration avec les autorités et l'armée" du Mali.

Les relations entre Paris et Bamako se sont envenimées le 25 septembre, lorsque le Premier ministre de transition malien, Choguel Kokalla Maïga, a accusé la France, engagée militairement au Mali depuis 2013, d'"abandon en plein vol". Des critiques censées justifier le possible recours au groupe de sécurité privée russe Wagner, décrit comme proche du président Vladimir Poutine, pour compenser la réduction de la voilure de Barkhane.

Le détachement de Barkhane qui demeure à Kidal, dont les effectifs n'ont pas été révélés "pour des raisons de sécurité", sera amené à faire de la "réassurance" auprès des partenaires de la France, a précisé le porte-parole en insistant sur un processus "contrôlé, maîtrisé, sécurisé".

"Il n'est pas question de laisser dire qu'on abandonne le Mali", a-t-il insisté.

La Minusma compte à Kidal 1.300 soldats, des Guinéens et des Tchadiens. Les forces maliennes en rassemblent pour leur part 400, a précisé cette même source.

Les groupes armés causent des déplacements massifs dans la région malienne de Ségou

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