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Cinq soldats maliens tués à Mondoro, attaquée pour la troisième fois en 6 mois

Le général Keba Sangare lors d'une visite aux postes de l'armée malienne dans le centre du pays.

Au moins cinq soldats maliens ont été tués dimanche dans une attaque contre un check-point à Mondoro, une localité du centre du Mali déjà visée en septembre et le mois dernier par les jihadistes, a-t-on appris lundi de source militaire et locale.

"Au moins cinq militaires ont été tués dimanche à Mondoro lors d'une attaque jihadiste, les assaillants ont aussi subi des pertes", a déclaré à l'AFP, sans plus de précision, un officier de l'armée malienne basé à Mopti, chef lieu de la région.

Les assaillants ont "attaqué un check-point avant de le détruire" et ont "utilisé des lance-roquettes pour tirer sur les véhicules de l'armée garés", a indiqué un élu local.

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Procès des attaques contre le Radisson Blu Hotel: compte-rendu de la première audience

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Ouverture du procès des attentats de Bamako en 2015

Ouverture du procès des attentats de Bamako en 2015.

Le procès des auteurs présumés des attentats de l'hôtel Radisson Blu et du restaurant La Terrasse en 2015 à Bamako s'est ouvert mardi dans la capitale malienne, en présence du principal accusé mais en l'absence des représentants des victimes occidentales.

Principal accusé, le Mauritanien Fawaz Ould Ahmed (ou Ahmeida), alias "Ibrahim 10", lieutenant du chef jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar, dont la présence était incertaine jusqu'à la dernière minute, a été amené sur le banc des accusés par des hommes cagoulés.

L'homme, né dans les années 1970 à Nouakchott, est accusé d'avoir tué avec un fusil d'assaut un Français, un Belge et trois Maliens le 6 avril 2015 dans le restaurant La Terrasse, une action pour "venger le prophète" perpétrée dans la foulée des attentats contre l'hebdomadaire français Charlie Hebdo, selon l'enquête.

Il est également soupçonné d'avoir "planifié et fait exécuter" l'attaque, le 20 novembre de la même année, contre l'hôtel de luxe Radisson Blu. Deux hommes avaient alors "tiré sur tout ce qui bouge", tuant 20 personnes, dont 14 étrangers, avant d'être abattus.

De nombreuses parties civiles maliennes étaient présentes à l'ouverture du procès, mais nul proche de victimes occidentales, selon le journaliste de l'AFP.

Une retransmission par visioconférence a toutefois été mise en place.

"Il s'agit d'une retransmission en direct pour que les parties civiles françaises puissent suivre, mais en aucun cas d'un enregistrement. Seulement du direct", a expliqué le président de la Cour.

Le procès, dont la durée n'a pas été précisée, se déroule dans les locaux de la Cour d'appel, dans le sud de Bamako. Des soldats d'élite étaient placés dans et autour du bâtiment.

Fawas Ould Ahmed est apparu vêtu d'un long boubou gris. Ses cheveux crépus et une barbe fournie cachaient sa fine balafre sur le visage.

A la question, "Avez-vous un avocat?", il a répondu qu'il "ne le connaissait pas". Au Mali, dans les affaires de terrorisme, de nombreux accusés se voient commettre un avocat d'office, souvent le matin même du procès.

"Ibrahim 10" a déclaré préférer s'exprimer en arabe. "Un traducteur traduira", a répondu la cour.

Sa présence était entourée d'incertitudes, après des rumeurs ayant indiqué qu'il faisait partie des quelques 200 détenus libérés début octobre en échange de quatre otages, dont la Française Sophie Pétronin et l'homme politique malien Soumaïla Cissé.

Seul un de ses deux co-accusé était également présent à l'ouverture du procès.

Jean-Yves Le Drian en visite à Bamako

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Le dialogue n'est pas possible avec les jihadistes, selon la France

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian assiste à une réunion avec son homologue algérien à Alger le 12 mars 2020.

Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a jugé lundi qu'un dialogue était impossible avec les groupes jihadistes qui sévissent au Mali et plus largement dans la région du Sahel, lors de la première visite à Bamako d'un haut responsable français depuis le coup d'Etat du 18 août.

"Disons les choses très clairement: il y a les accords de paix (..) et puis il y a les groupes terroristes qui n'ont pas signé les accords de paix (...) Les choses sont simples", a déclaré lors d'une conférence de presse le ministre français des Affaires étrangères, interrogé sur les possibilités d'un dialogue avec les groupes liés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique.

Interrogé sur les possibilités d'un dialogue avec les groupes liés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique, il a ajouté que la position de la France était également celle "des pays du G5 Sahel, c'est la position de la communauté internationale, c'est la position du Conseil de sécurité" de l'ONU.

A ses côtés, le Premier ministre malien de transition, Moctar Ouane, a toutefois immédiatement rappelé que le "dialogue national inclusif", vaste concertation nationale tenue fin 2019 au Mali, "a très clairement indiqué la nécessité d'une offre de dialogue avec les groupes armés" jihadistes.

M. Ouane, nommé fin septembre dans le cadre de la transition censée rendre le pouvoir aux civils dans un délai de 18 mois, a estimé qu'il fallait voir en cette possibilité de dialogue "une opportunité d'engager une vaste discussion avec les communautés afin de définir les contours d'une nouvelle gouvernance des espaces".

"Cela va nécessiter (...) un séquençage et une coordination avec nos partenaires notamment ceux qui interviennent sur le plan militaire", au premier rang desquels figure la France.

La question du dialogue avec les groupes armés jihadistes revient régulièrement dans le débat sahélien.

En février, l'ancien président malien Ibrahim Boubacar Keïta, renversé le 18 août, avait annoncé l'ouverture de canaux de discussion avec certains groupes armés jihadistes.

Fin octobre, dans un entretien au quotidien français Le Monde, le secrétaire général de l'ONU avait estimé le dialogue possible avec certaines groupes jihadistes: "Il y a des groupes avec lesquels on pourra discuter et qui auront intérêt à s'engager dans ce dialogue pour devenir des acteurs politiques du futur", avait estimé Antonio Guterres.

Pierre Buyoya va faire appel de sa condamnation

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