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Crimes/enquêtes

Attaque au couteau contre le colonel Assimi Goïta, président de la transition au Mali

Le colonel Assimi Goïta, le 22 septembre 2020.

Deux personnes ont tenté mardi matin de poignarder le président de la transition au Mali, le colonel Assimi Goïta, durant le rite musulman de l'Aïd al-Adha, la fête du Sacrifice, à la Grande mosquée de Bamako.

Le président Goïta a ensuite été emmené et ne semblait pas avoir été touché, selon le constat de l'AFP.

"C'est après la prière et le sermon de l’imam, ou au moment où l’imam devrait aller immoler son mouton que le jeune a tenté de poignarder Assimi (Goïta) de dos, mais (c'est) une autre personne qui a été blessée", a confirmé à l'AFP Latus Tourè, régisseur de la grande mosquée.

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Des rebelles attaquent un village centrafricain et tuent au moins six civils

Des casques bleus de la MINUSCA patrouillent devant la cathédrale de Bangassou le 3 février 2021, un mois après une attaque des rebelles.

Au moins six civils ont été tués samedi en Centrafrique après une attaque par des rebelles d'un village situé dans le nord-ouest du pays, près de la frontière avec le Tchad et le Cameroun, a annoncé la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca).

"Ce matin à l'aube des éléments du groupe 3R (Retour, Réclamation, Réhabilitation) ont lancé une attaque d'ampleur contre les positions des forces armées centrafricaines au village de Mann", à plus de 550 km de Bangui, "et en ont temporairement pris le contrôle", a affirmé à l'AFP le lieutenant-colonel Abdoulaziz Fall, porte-parole de la Minusca.

"Six civils ont été tués et il y a plusieurs blessés", a-t-il ajouté.

"La situation est sous contrôle et des patrouilles de contrôle ont été conduites dans le village et ses alentours par les Casques bleus", a-t-il précisé.

L'information a été confirmée à l'AFP par Bernard Dillah, député de cette région.

Le député Martin Ziguélé, opposant au régime du président Faustin Archange Touadéra, a pour sa part réagi dans un communiqué, exprimant sa "tristesse" après "l'attaque par le groupe armé 3R qui s'est soldée par sept victimes civiles et militaires et une personne kidnappée par les assaillants".

Lundi, une attaque lancée par des rebelles avait blessé un Casque bleu et tué un soldat centrafricain à Obo, à 900 km à l'Est de Bangui.

Les 3R, majoritairement composés de Peuls, sont l'un des plus puissants groupes armés de Centrafrique. Fin décembre, ils ont participé à la coalition rebelle qui a cherché à renverser le président Touadéra et faire échec à sa réélection.

Les forces gouvernementales ont réussi depuis à reprendre aux rebelles les agglomérations et une bonne partie des deux tiers du pays qu'ils contrôlaient depuis plusieurs années, essentiellement grâce au renfort de soldats rwandais et à la présence de centaines de paramilitaires russes combattant à leurs côtés.

A la demande de Bangui, la Russie a commencé en 2018 à déployer ces paramilitaires, notamment pour former l'armée centrafricaine et assurer la sécurité rapprochée du président Touadéra. Leurs effectifs ont été renforcés fin 2020 pour venir à la rescousse d'une armée très démunie face à l'offensive lancée par les rebelles.

Une affaire de détournement de fonds publics fait la une de l'actualité au Niger

Une affaire de détournement de fonds publics fait la une de l'actualité au Niger
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Une explosion fait 3 morts et 6 blessés dans le sud de la Somalie

Les forces de sécurité près du site d'une attaque à la voiture piégée près d'une base d'entraînement militaire à Kismayo, en Somalie, le 22 août 2015.

Au moins trois personnes ont été tuées et six autres blessées dans une explosion survenue vendredi dans la ville portuaire de Kismayo, dans la région méridionale du Bas-Juba en Somalie, a-t-on appris de source policière.

"L'explosion a été causée par une bombe apparemment placée dans le bus transportant de jeunes joueurs qui se rendaient à un tournoi de football, qui s'ouvrait dans la ville. Trois d'entre eux ont été tués et six autres ont été hospitalisés pour blessures", a déclaré Mohamed Guled Hassan, commandant adjoint des forces de police de la région de Jubaland, interviewé par le service somali de la VOA.

Aucun groupe n'a jusqu'ici revendiqué la responsabilité de l'attaque, mais le commandant de la police a rejeté la faute sur le groupe al-Shabab, allié d'Al-Qaida.

La raison pour laquelle des joueurs de football ont été pris pour cible dans un bus, ce qui est rare en Somalie, n'est pas encore claire, mais l'attaque a eu lieu un jour après l'élection de quatre membres de la Chambre haute du pays dans la ville.

Elections

Jeudi, la Somalie a fait un pas de plus vers un nouveau parlement et un président avec l'élection des premiers membres de la Chambre haute.

En tout 72 membres de l'Assemblée de l'État de Jubbaland ont élu les quatre premiers sièges de la Chambre haute du pays, qui compte 54 membres, lors d'un scrutin qui s'est déroulé dans un lieu hautement sécurisé à Kismayo, une ville qui était autrefois un bastion du groupe al-Shabab.

L'élection indirecte en Somalie est fondée sur un accord récemment conclu par les principaux dirigeants de la fédération et des États.

Son modèle est similaire à bien des égards à celui utilisé en 2016, ce qui signifie qu'un collège électoral basé sur les clans et composé de 101 délégués votera pour chaque siège de la Chambre du peuple, tandis que les sièges de la Chambre haute seront votés par les assemblées des États. Le modèle réserve 30 % des sièges aux femmes.

Le pays connaît une tension politique autour des élections depuis février, après la fin du mandat du président Mohamed Abdullahi Farmajo. Ensuite, les élections parlementaires et présidentielles précédemment prévues ont été reportées à plusieurs reprises à la suite de désaccords sur le processus entre le gouvernement et l'opposition.

Selon le calendrier électoral actuel, 329 membres du parlement bicaméral, qui comprend 54 membres de la Chambre haute et 275 de la Chambre du peuple, éliront le président le 10 octobre.

Plus de 15 candidats de l'opposition se sont déjà signalés.

Article de Mohamed Olad Hassan du service somali de la VOA. Traduit et adapté de l'anglais par VOA Afrique. Lire l'original >>

Deux morts dans une attaque contre un pétrolier parti de Tanzanie

Le pétrolier Mercer Street, battant pavillon libérien, au large de Cape Town, en Afrique du Sud, le 2 janvier 2016.

Deux membres d'équipage ont été tués lors de l'attaque d'un pétrolier lié à un milliardaire israélien au large d'Oman, dans la mer d'Oman, ont annoncé vendredi les autorités, marquant ainsi les premiers décès après des années d'attaques visant la navigation dans la région.

La société londonienne Zodiac Maritime, qui fait partie du groupe Zodiac du milliardaire israélien Eyal Ofer, a déclaré que les deux membres d'équipage tués étaient originaires du Royaume-Uni et de Roumanie. Elle ne les a pas nommés et n'a pas décrit ce qui s'est passé lors de l'assaut. Il a déclaré qu'il pensait qu'aucun autre membre d'équipage à bord n'avait été blessé.

"Au moment de l'incident, le navire se trouvait dans le nord de l'océan Indien, se déplaçant de Dar es Salaam à Fujairah, sans cargaison à bord", indique le communiqué de Zodiac Maritime, qui cite respectivement les ports de Tanzanie et des Émirats arabes unis.

Personne n'a immédiatement revendiqué la responsabilité de l'attaque de jeudi soir sur le pétrolier Mercer Street, battant pavillon libérien. Toutefois, un responsable américain a déclaré qu'il semble qu'un drone suicide ait été utilisé dans l'attaque, ce qui soulève la possibilité qu'un gouvernement ou une milice en soit à l'origine. Un responsable de la sécurité israélienne a affirmé, sans fournir de preuves, qu'un drone iranien avait attaqué le navire.

L'attaque de jeudi soir a visé le pétrolier juste au nord-est de l'île omanaise de Masirah, à plus de 300 kilomètres au sud-est de la capitale d'Oman, Mascate.

La marine américaine s'est précipitée sur les lieux après l'attaque et escorte le pétrolier vers un port sûr, selon une société de gestion de navires basée à Londres.

L'assaut a représenté la violence maritime la plus connue jusqu'à présent dans les attaques régionales contre le transport maritime depuis 2019.

Un responsable américain, s'exprimant sous couvert d'anonymat pour discuter de l'enquête en cours, a déclaré à l'Associated Press que l'attaque semblait avoir été menée par un drone "à sens unique" et que d'autres drones y avaient participé. Le responsable a déclaré que l'on ne savait pas immédiatement qui avait lancé l'attaque et a refusé de donner des précisions.

Les autorités omanaises n'ont pas répondu aux demandes de commentaires. Le sultanat est situé à l'extrémité orientale de la péninsule arabique, le long de routes maritimes vitales pour le transport de marchandises et d'énergie par le détroit d'Ormuz, l'étroite embouchure du golfe Persique.

Israël n'a pas reconnu publiquement l'attaque. D'autres navires liés à Israël ont également été pris pour cible ces derniers mois, dans le cadre d'une guerre de l'ombre entre les deux nations, les responsables israéliens accusant la République islamique d'être responsable de ces attaques.

Entre-temps, Israël a été soupçonné dans une série d'attaques majeures visant le programme nucléaire iranien. Par ailleurs, l'Iran a récemment vu son plus grand navire de guerre couler dans des circonstances mystérieuses dans le golfe d'Oman, tout proche.

L'attaque de jeudi intervient dans un contexte de tensions accrues autour de l'accord nucléaire iranien en lambeaux et alors que les négociations sur le rétablissement de l'accord sont au point mort à Vienne.

C'est la deuxième fois ce mois-ci qu'un navire lié à Ofer a apparemment été pris pour cible. Début juillet, le porte-conteneurs CSAV Tyndall, battant pavillon libérien et lié à Zodiac Maritime, a subi une explosion inexpliquée alors qu'il se trouvait dans le nord de l'océan Indien, selon l'administration maritime américaine.

La CPI annule le mandat d'arrêt contre Simone Gbagbo

L'ancienne première dame de Côte d'Ivoire Simone Gbagbo dans un tribunal à Abidjan, le 31 mai 2016.

Simone Gbabgo n'est plus poursuivie par la justice internationale: le mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale contre l'ex-Première dame ivoirienne, accusée de crimes contre l'humanité lors de la crise de 2010-2011 a été levé.

"La Chambre considère qu'il est approprié de décider que le mandat d'arrêt contre Simone Gbagbo cesse d'être effectif", écrit la CPI, répondant à une demande du procureur, dans une décision de 7 pages, datée du 19 juillet et rendue publique jeudi soir.

"Bonne nouvelle pour Mme Simone Gbagbo (...), elle pourra désormais librement voyager à travers le monde entier", a réagi son avocat Ange Rodrigue Dadjé, dans une déclaration transmise à l'AFP.

"Cette levée du mandat vient boucler définitivement les poursuites dont faisaient l'objet les Gbagbo devant la CPI", a-t-il ajouté.

Simone Gbagbo était réclamée depuis 2012 par la CPI pour quatre chefs de crimes contre l'humanité, à savoir meurtre, viol, autres actes inhumains et persécution, commis pendant la crise post-électorale de 2010-2011.

Cette crise, née du refus de Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à la présidentielle de 2010 face à Alassane Ouattara, avait fait plus de 3.000 morts.

En mars dernier, la CPI avait définitivement acquitté Laurent Gbagbo, également poursuivi pour crimes contre l'humanité et il avait pu faire son retour en Côte d'Ivoire le 17 juin, après dix ans d'absence.

Contrairement à son époux, Simone Gbagbo n'avait jamais été livrée à la CPI. Abidjan a toujours estimé être en mesure de la poursuivre pour les mêmes crimes que ceux lui étant reprochés par la Cour.

Elle avait été condamnée en mars 2015 à 20 ans de prison à Abidjan pour atteinte à la sûreté de l'Etat.

Insuffisant aux yeux de la justice internationale qui estimait que la Côte d'Ivoire "ne prenait pas de mesures tangibles" pour juger Mme Gbagbo pour les mêmes crimes que ceux allégués par la CPI.

Elle avait finalement été libérée le 8 août 2018, après sept ans de détention, à la suite d'une amnistie décrétée par le président Alassane Ouattara afin de favoriser la réconciliation nationale.

Divorce

Une réconciliation qui se poursuit depuis le retour de Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire.

Mardi, il a été reçu à la présidence par son ancien rival Alassane Ouattara, pour la première fois depuis plus de dix ans.

La rencontre s'est déroulée dans une atmosphère chaleureuse: les deux hommes se sont donné l'accolade, tenu la main et échangé plusieurs éclats de rire.

"Cette crise a créé des divergences mais cela est derrière nous", a notamment affirmé M. Ouattara.

Mais si la réconciliation nationale avance en Côte d'Ivoire, la rupture est désormais consommée au sein du couple Gbagbo.

A peine rentré en Côte d'Ivoire, l'ancien président a demandé le divorce d'avec son épouse en raison de son "refus réitéré depuis des années de consentir à une séparation à l'amiable".

Le couple est marié depuis 1989 et a deux filles ensemble.

Laurent Gbagbo a effectué son retour en Côte d'Ivoire avec Nady Bamba, une ex-journaliste de 47 ans, sa compagne depuis le début des années 2000 à laquelle il est uni par un mariage coutumier.

Reste à savoir si Simone Gbabgo, 72 ans, va désormais décider d'embrasser une carrière politique seule, après avoir formé un redoutable tandem avec l'ancien président au pouvoir de 2000 à 2011.

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