Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Mali

Attaque dans le nord du Mali : au moins 4 soldats et 2 civils tués

Le secteur de Tessit est fréquemment le théâtre d'affrontements et d'attaques.

Au moins quatre soldats, deux civils et cinq assaillants ont été tués dimanche dans l'attaque, attribuée à des groupes jihadistes, d'une localité où est installé un camp militaire, Tessit, dans la zone dite des trois frontières entre Mali, Burkina et Niger, a affirmé l'armée malienne.

Le bilan pourrait être "beaucoup plus lourd" pour l'armée malienne, ont dit à l'AFP plusieurs sources contactées sur le terrain ne pouvant être citées pour des raisons de sécurité. Les deux civils sont des élus locaux, ont rapporté à l'AFP des proches des victimes.

Cinq policiers maliens tués dans une attaque
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:54 0:00

Le secteur de Tessit, située du côté malien de la zone des trois frontières, dans une immense région rurale broussarde non contrôlée par l'Etat, est fréquemment le théâtre d'affrontements et d'attaques.

Les groupes armés affiliés à Al-Qaïda, rassemblés sous la houlette du Groupe de soutien à l'Islam et aux musulmans (GSIM, JNIM en arabe), y combattent le groupe Etat islamique au Grand Sahara (EIGS), affilié à l'organisation EI. Les jihadistes cherchent le contrôle de cette zone stratégique et aurifère.

L'armée malienne, installée dans un camp militaire à côté de la localité de Tessit, a également souvent été prise à partie dans cette région. Dans cette zone parfois appelée le "Gourma malien" opèrent également des Casques bleus de la mission de l'ONU au Mali et jusqu'il y a quelques mois encore, des soldats français de l'opération Barkhane.

Propagation jihadiste

Quant aux civils, comme ailleurs au Mali, ils sont pris entre les feux de ces acteurs du conflit, et accusés d'être allié avec l'un quand ils ne le sont pas avec l'autre. Les habitants de la zone ont fui par milliers, notamment vers la grande ville voisine de Gao, à quelque 150 km.

La région de Tessit, comme l'ensemble de la zone dite des trois frontières, est d'autant plus enclavée durant la saison des pluies où une importante pluviométrie empêche le passage.

Le Mali est plongé dans la tourmente depuis 2012. La propagation jihadiste, d'abord confinée dans le nord du pays, s'est étendue au centre et au sud du Mali, ainsi qu'aux Burkina Faso et Niger voisins.

Toutes les actualités

Les autorités maliennes se dissocient des sanctions de la Cédéao contre la Guinée

Le gouvernement malien se dit "outré" par ces mesures contre la Guinée, dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux depuis mercredi soir.

La junte au pouvoir au Mali a indiqué se dissocier des sanctions infligées au voisin guinéen, également gouverné par des militaires, par la Communauté des Etats ouest-africains (Cédéao).

Le Mali et la Guinée, membres de la Cédéao, sont suspendus de ses organes de décision pour sanctionner la prise du pouvoir par des militaires et leur maintien prolongé à la tête de ces pays.

Les militaires ont renversé les régimes civils en août 2020 au Mali et en septembre 2021 en Guinée.

Outre la suspension des organes de décision déjà en vigueur, un sommet de la Cédéao sans participation guinéenne ni malienne a décidé le 22 septembre de suspendre toute assistance et transaction financière des institutions financières de l'organisation avec la Guinée.

Un certain nombre de personnalités sont par ailleurs frappées de sanctions individuelles.

Le gouvernement malien se dit "outré" par ces mesures contre la Guinée, dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux depuis mercredi soir.

Exprimant une "solidarité indéfectible" avec les Guinéens, le gouvernement malien "décide de se désolidariser de toutes les sanctions illégales, inhumaines et illégitimes prises à l’encontre de la République sœur de Guinée et ne leur réservera aucune suite".

Il adoptera, "si nécessaire", des mesures pour aider la Guinée et contrecarrer les effets des sanctions.

La publication de ce communiqué précède de près la visite prévue jeudi au Mali de trois chefs d'État ouest-africains dépêchés par la Cédéao pour tenter de dénouer une crise diplomatique avec un autre voisin, la Côte d'Ivoire.

Le Mali a lui même été soumis de janvier à juillet de la part de la Cédéao à un sévère embargo commercial et financier punissant le projet des militaires de rester au pouvoir jusqu'à cinq années supplémentaires. La junte dirigée par le colonel Assimi Goïta s'est depuis engagée sous la pression à organiser des élections en février 2024, et la Cédéao a levé l'embargo.

Mais des sanctions individuelles restent en vigueur contre les membres de la junte malienne.

La Guinée a été l'une des rares à se solidariser avec le Mali face aux sanctions de janvier et a maintenu ses frontières ouvertes.

Le chef de la junte guinéenne, le colonel Mamady Doumbouya, a été reçu avec tous les honneurs par son homologue malien le 22 septembre, jour où se tenait le sommet de la Cédéao. Il a été élevé à la dignité de grand-croix de l'ordre national du Mali.

Soldats ivoiriens: la mission ouest-africaine attendue jeudi au Mali

La mission doit arriver jeudi en fin de matinée et repartir en milieu d'après-midi.

La mission de haut niveau dépêchée au Mali par la Communauté des Etats ouest-africains (Cédéao) pour dénouer la crise diplomatique avec la Côte d'Ivoire est attendue jeudi à Bamako, indique un document du gouvernement malien.

Cette commission est composée des présidents togolais Faure Gnassingbé, ghanéen Nana Akufo-Addo et gambien Adama Barrow, et non plus sénégalais Macky Sall, comme annoncé initialement, précise ce document des Affaires étrangères maliennes consulté mercredi par l'AFP.

Les dirigeants des Etats membres de la Cédéao avaient décidé jeudi dernier, lors d'un sommet extraordinaire à New York, d'envoyer cette mission pour trouver une issue à la crise avec la Côte d'Ivoire.

La mission était d'abord prévue mardi, mais le Mali a fait savoir ne pouvoir la recevoir que jeudi ou vendredi.

Le Mali et la Côte d'Ivoire sont en pleine querelle diplomatique sur le sort de 46 soldats ivoiriens arrêtés le 10 juillet à leur arrivée à Bamako.

Ces soldats devaient, selon Abidjan et l'ONU, participer à la sécurité du contingent allemand des Casques bleus au Mali. Mais Bamako a dit les considérer comme des "mercenaires" venus attenter à la sûreté de l'Etat.

Le Niger suspend le transit des produits pétroliers vers le Mali

Le président nigérian Mohamed Bazoum rencontre les ministres français des Affaires étrangères et des Armées lors de sa visite officielle à Niamey, le 15 juillet 2022.

Le Niger a décidé la semaine dernière de "suspendre" le transit des produits pétroliers destinés au Mali voisin "pour des raisons sécuritaires", face à la menace de groupes jihadistes, a appris mardi l'AFP de sources douanières.

Dans une note de service datée du 21 septembre, la direction générale des Douanes du Niger annonce "la suspension de la délivrance des autorisations de transit de produits pétroliers accordées aux usagers sur le Mali".

Les produits destinés à la Mission des Nations unies pour la stabilisation du Mali (Minusma) sont toutefois exemptés de cette suspension, ajoute cette note.

En outre, le texte annonce la "suspension" des autorisations "déjà délivrées" pour la fourniture des produits pétroliers au Mali et qui ne sont pas destinées à la mission onusienne.

Cette décision a été prise trois jours avant les attaques du Premier ministre malien par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, à l'encontre du président nigérien Mohamed Bazoum.

A la tribune de l'ONU, il avait notamment accusé M. Bazoum "de ne pas être nigérien".

"Cette mesure est motivée vraiment par des raisons sécuritaires, pas autre chose", a assuré une source douanière sous couvert d'anonymat.

Les livraisons d'hydrocarbures destinées à la Minusma seront "escortées jusqu'à la frontière du Mali", a-t-elle assuré. Selon une autre source douanière, il s'agit des hydrocarbures produits par le Niger et par son voisin le Nigeria, l'un des plus gros producteurs africains.

Au Niger et au Burkina Faso voisin, plusieurs sources font souvent état de détournements de camions transportant des hydrocarbures par des groupes jihadistes.

Le Niger et le Mali sont confrontés depuis des années aux attaques de groupes jihadistes affilés à l'Etat islamique (EI) et Al-Qaida.

Des groupes armés imposent un couvre-feu dans ville malienne de Kidal

Des groupes armés imposent un couvre-feu dans ville malienne de Kidal
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:02 0:00

Mali: Kidal, ville stratégique du nord, sous couvre-feu nocturne

Rentrée dans une école à Kidal, au Mali, le 17 octobre 2016. (VOA/Kassim Traore)

La ville de Kidal, noeud stratégique du nord du Mali, est désormais soumise à un couvre-feu imposé, non par l'Etat, mais par la coalition de groupes armés à dominante touarègue qui la contrôle.

Le couvre-feu est entré en vigueur pour la première fois dans la nuit de lundi à mardi, a indiqué un habitant à l'AFP sous couvert d'anonymat. Deux responsables locaux joints à distance ont confirmé l'instauration de la mesure.

Le couvre-feu de 21H00 à 05H00 (locales et GMT) fait partie d'un dispositif visant à répondre aux "besoins sécuritaires du moment" et détaillé dans un document officiel de cette coalition, la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA).

Le document publié cette semaine est vague sur les raisons de la mise en place de ce dispositif, se contentant d'évoquer l'arrivée de personnes déplacées et la menace de la circulation d'armes.

L'opération prévoit des missions de sécurisation des routes, des fouilles systématiques et des perquisitions, souligne le document de la CMA.

Kidal occupe une place spéciale dans la géographie, la politique et les consciences sahéliennes. Elle est une étape cruciale entre le Mali et l'Algérie, à plus de 1.500 km et de 24 heures de route de la capitale Bamako, à des centaines de km des autres grandes villes du nord, Gao et Tombouctou.

Ce n'est pas l'Etat central qui la gouverne et y fait régner l'ordre, mais la CMA, qui a combattu l'Etat après le déclenchement d'insurrections indépendantiste et salafiste en 2012 avant de signer un accord de paix en 2015. Les jihadistes continuent, eux, de combattre l'armée malienne et se sont propagés au centre du Mali et aux Burkina Faso et au Niger voisins.

L'insoumission de Kidal, enjeu majeur de souveraineté, reste un motif d'irritation à Bamako, y compris pour la junte désormais au pouvoir.

La région de Kidal est relativement préservée des violences. Mais plus au sud, les secteurs de Gao et Ménaka sont en proie depuis des mois aux combats entre armée, groupes armés, jihadistes, avec les civils au milieu.

Les résidents de Kidal avaient dit à un correspondant de l'AFP récemment leur préoccupation que les violences ne gagnent la région, où des populations déplacées commencent à affluer.

"Nous voulons éviter toute surprise", a expliqué un responsable local sous couvert d'anonymat à un correspondant de l'AFP.

Voir plus

XS
SM
MD
LG