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Malawi: entre 18 mois et 11 ans de prison pour des braconniers


Un éléphant, abattu par une fléchette par des barconniers à Lilongwe, est mesuré par African Parks, qui gère trois réserves malawiennes le mardi 12 juillet 2016 photo, (AP Photo / Tsvangirayi Mukwazhi)

Sept Chinois et deux complices africains reconnus coupables au Malawi de trafic de faune sauvage ont été condamnés à des peines de 18 mois à 11 ans de prison.

Sept ressortissants chinois et deux complices africains reconnus coupables au Malawi de trafic de défenses d'éléphants, de cornes de rhinocéros et d'écailles de pangolins ont été condamnés lundi à des peines de prison allant de 18 mois à onze ans.

Les neuf condamnés, membres d'une organisation criminelle impliquée dans le trafic d'espèces protégées, avaient été arrêtés en 2019 à la suite d'une action coordonnée de la police et du département de la faune sauvage, rattaché au ministère malawite des Ressources naturelles.

Yunhua Lin, considéré comme le cerveau du groupe, avait été arrêté en août à la suite d'une chasse à l'homme de trois mois.

Lundi, le tribunal de Lilongwe l'a condamné à onze ans de prison pour possession illégale d'une corne de rhinocéros et d'une arme. Son épouse, Quin Hua Zhang, a écopé de la même peine.

Deux autres Chinois ont été condamnés à sept ans de prison chacun pour possession illégale de cornes de rhinocéros, et trois autres à six ans, pour possession illégale d'écailles de pangolin et travail sur l'ivoire.

Enfin, deux Malawites membres de cette organisation criminelle ont écopé chacun d'une peine de prison d'un an et demi pour possession illégale d'ivoire gravé et de dents d'hippopotames.

Selon le département malawite de la faune sauvage, l'organisation criminelle opérait depuis au moins une décennie dans ce petit pays d'Afrique australe.

Les condamnations prononcées lundi représentent "une victoire pour le Malawi" qui "n'est plus un terrain de jeu pour ces criminels de la nature", a estimé le directeur du département de la faune sauvage, Brighton Kumchedwa, interrogé par l'AFP.

L'ivoire et la kératine, qui constitue les cornes de rhinocéros, sont très prisées de la médecine asiatique pour leurs vertus prétendûment curatives. Leur trafic provoque chaque année la mort de plus de 40.000 pachydermes, pour l'essentiel africains.

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