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Madrid veut une loi sur le consentement sexuel


Des dizaines de milliers personnes manifestent sur la Plaza del Castillo, Pampelune, le 28 avril 2018

Le gouvernement socialiste espagnol va proposer une réforme du code pénal pour introduire la notion de consentement sexuel explicite sur le modèle de la Suède.

"Si une femme ne dit pas oui explicitement, tout le reste est non. C'est ainsi que seront préservés son autonomie, sa liberté, le respect à sa personne et sa sexualité", a déclaré Carmen Calvo, la vice-présidente, qui est aussi ministre de l'Egalité, devant une commission parlementaire.

Dans son allocution, Carmen Calvo a indiqué s'inspirer de la loi sur le consentement sexuel entrée en vigueur le 1er juillet dans une Suède bouleversée par la campagne #MeToo.

Cette loi considère comme viol tout acte sexuel sans accord explicite, même en l'absence de menace ou de violence.

En Espagne, l'annonce de Carmen Calvo intervient sur fond de polémique autour de l'affaire de "la Meute" (la Manada): cinq hommes avaient abusé d'une jeune fille lors des fêtes de la San Fermin à Pampelune en 2016.

Cette agression a été le détonateur d'une puissante vague féministe dans tout le pays.

>> Lire aussi: Gouvernement majoritairement féminin en Espagne

La décision de la justice de condamner ces cinq hommes en avril à neuf ans de prison pour "abus sexuel" et non "agression sexuelle", catégorie comprenant les viols et plus lourdement sanctionnée, avait fait descendre des milliers d'Espagnoles dans la rue. Tout comme leur libération sous caution le 21 juin.

Des appels se sont multipliés depuis en faveur d'un durcissement du code pénal espagnol, qui stipule qu'il doit y avoir "intimidation" ou "violence" pour que le chef d'accusation de viol puisse être retenu.

Avec AFP

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