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Madagascar

Le Covid-19 met en quarantaine les 2 principales villes malgaches

Entrée des services d'urgence à l'hôpital universitaire d'Antananarivo, le 26 juin 2016. (Photo: RIJASOLO/AFP)

Le président malgache Andry Rajoelina a annoncé dimanche le confinement, à compter de lundi, de la population des deux principales villes du pays, la capitale Antananarivo et Toamasina (est), pour tenter d'endiguer la pandémie du nouveau coronavirus.

A ce jour, 12 cas de Covid-19 ont été confirmés à Madagascar, l'un des pays les plus pauvres au monde, a annoncé le président lors d'une intervention à la télévision.

En trois jours, le bilan est passé de 2 à 12 patients contaminés, tous venant de France. Aucun décès n'a été enregistré à ce jour, a précisé le chef de l'Etat.

"À partir de demain, lundi 23 mars 2020, tout le monde reste chez soi", a-t-il déclaré, précisant cependant que le confinement ne s'appliquait qu'à la capitale Antanarivo et sa région Analamanga, ainsi qu'à la zone de Toamasina.

Dans ces deux régions, poumons économiques du pays, tout transport, sauf celui de marchandises, est interdit, a poursuivi le président. "Seuls les points de vente des produits de première nécessité peuvent encore ouvrir leurs portes. Seule une personne par famille peut faire les courses (...). Les banques reste ouvertes. (...) Il y a couvre-feu la nuit", a-t-il dit.

"Toutes ces mesures s'appliquent à Antananarivo et dans la région d'Analamanga et à Toamasina pour l'instant. Les mesures pour les autres villes seront prises au fur et à mesure en fonction des porteurs de virus s'ils arrivent en province", a précisé Andry Rajoelina.

"Ceux qui ne respectent pas ces mesures vont subir des sanctions sévères", a-t-il prévenu.

Dans le monde, plus de 324.000 cas d'infection au Covid-19 ont été détectés dans 171 pays et territoires depuis le début de l'épidémie qui a fait au moins 14.396 morts, selon un bilan établi par l'AFP dimanche à 19h00 GMT.

A l'échelle de la planète, près d'un milliard de personnes sont appelées à rester chez elles.

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Neuf morts dans une collision de bateaux sur un fleuve malgache

Un accident a coûté la vie à 9 personnes sur le fleuve Loza, près de la ville d'Antsohihy.

Au moins neuf personnes sont mortes dans une collision à Madagascar entre deux bateaux sur le fleuve Loza, près de la ville d'Antsohihy (nord-ouest), a-t-on appris lundi auprès des autorités maritimes.

Dimanche vers 17 heures (14 heures GMT), un navire de marchandises a heurté une vedette transportant 35 personnes, dont des enfants, qui a coulé immédiatement. Neuf morts ont été recensés, tandis que certains passagers ont pu regagner les rives, selon des témoins.

"Nous ne savons pas encore ce qu'il est advenu des autres passagers", a expliqué à l'AFP Jean-Edmond Randrianantenaina, directeur général de l'Autorité de gestion maritime et portuaire (APMF). Les opérations de sauvetage se poursuivaient.

Le boutre de marchandises est rentré dans la vedette en bois, mesurant huit mètres long, selon les premiers éléments de l'enquête. "L'accident pourrait être dû à l'absence d'éclairage de la vedette", a avancé M. Randrianantenaina.

"Le navire de marchandises s'est enfui après la collision, mais nous l'avons rattrapé" dans la nuit, a-til ajouté, précisant que l'équipage était interrogé par les gendarmes.

En décembre, juste avant Noël, 88 personnes, la plupart des saisonniers ayant tout juste terminé la récolte de girofle et qui rentraient chez eux, avaient péri dans le naufrage d'un navire de transport de marchandises au nord-est de Madagascar.

Les gendarmes malgaches confirment avoir tué 19 personnes

Dans ce pays d'Afrique australe, les personnes atteintes d'albinisme sont régulièrement la cible de violences, souvent liées à certaines croyances.

Les gendarmes de Madagascar ont confirmé mardi avoir tué 19 personnes en tirant sur une foule en colère qui avait tenté lundi d'entrer dans leur caserne dans le sud-est de l'île, à la suite de soupçons d'enlèvement d'un enfant albinos.

"Dix-neuf personnes ont perdu la vie et 21 blessés sont toujours soignés" à l'hôpital d'Ikongo, la petite ville où les heurts ont eu lieu, ont-ils déclaré dans un communiqué, ajoutant qu'une enquête est en cours.

Le médecin chef de l'hôpital local, le Dr Tango Oscar Toky, joint mardi au téléphone par l'AFP, a donné le même nombre de morts.

Les gendarmes, qui affirment que le calme est désormais retombé, avaient annoncé lundi un premier bilan de 11 morts.

Lundi matin, des tirs avaient retenti à proximité de la caserne de gendarmerie de cette ville plongée dans des montagnes vertes, secouée depuis plusieurs jours par la disparition d'un enfant, albinos. Les autorités soupçonnent un enlèvement.

Dans ce pays d'Afrique australe, les personnes atteintes d'albinisme sont régulièrement la cible de violences, souvent liées à certaines croyances.

Plus d'une douzaine d'enlèvements, d'attaques et de meurtres ont ainsi été signalés au cours des deux dernières années à Madagascar, selon les Nations unies.

Quatre suspects ont été arrêtés par les gendarmes et placés en détention.

Mais la communauté locale, en colère, est décidée à faire justice elle-même.

Lundi, au moins 500 personnes se sont rendues devant la caserne, certains munis d'"armes blanches" et de "machettes", selon une source de la gendarmerie qui se trouvait sur les lieux. Et ont réclamé qu'on leur remette les quatre suspects.

Un périmètre de sécurité est alors installé, et les gendarmes tentent de faire baisse la tension pour "éviter un bain de sang", a expliqué lundi lors d'une conférence de presse le commandant Andry Rakotondrazaka lors d'une conférence de presse dans la capitale Antananarivo.

Mais quand la foule tente de franchir le périmètre de sécurité, les choses dérapent.

Les gendarmes ont d'abord fait usage de gaz lacrymogène et tiré des coups de sommation, disent-il.

"Mais, en dernier ressort, les gendarmes n'ont pas eu d'autre choix que de recourir à la légitime défense", a expliqué le commandant de gendarmerie.

Mardi matin, l'hôpital local attendait encore l'arrivée de blessés qui devaient être évacués, selon le Dr Tango Oscar Toky, qui a décrit des blessures graves.

La police malgache est régulièrement épinglée par la société civile pour des violations des droits de l'homme, qui font rarement l'objet de poursuites.

Malgaches tués par des gendarmes: tout est parti de la disparition d'un enfant

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Des gendarmes malgaches ouvrent le feu sur des civils: au moins 11 morts

Des gendarmes malgaches se déploient pour disperser des habitants du quartier Androranga en colère à Toamasina, grande ville portuaire de la côte est de Madagascar, le 3 juin 2020.

Au moins 11 personnes ont été tuées lundi à Madagascar après que les gendarmes ont ouvert le feu sur des habitants en colère, autour d'une sombre affaire d'enlèvement, selon des sources locale et médicale à l'AFP. Un premier bilan de 14 morts avait été annoncé.

"Les gendarmes (...) ont tiré sur la foule", a déclaré Jean Brunelle Razafintsiandraofa, député du district d'Ikongo (est), où s'est déroulé l'incident.

"Neuf personnes sont mortes sur le coup", a affirmé Tango Oscar Toky, médecin en chef de l'hôpital local. Et sur 33 blessés reçus dans la matinée, cinq sont décédés à l'hôpital, ajoute-t-il.

Mais les gendarmes ont eux donné un bilan plus bas, avec 11 morts et 18 blessés.

Aux alentours de 8 heures GMT, des tirs ont retenti à Ikongo. Depuis la semaine dernière, la petite ville est sous le choc: un enfant, albinos, a disparu et les autorités suspectent un enlèvement.

Sur la grande île de l'océan Indien, les personnes atteintes d'albinisme sont régulièrement la cible de violences. Plus d'une douzaine d'enlèvements, d'attaques et de meurtres ont été signalés au cours des deux dernières années, selon les Nations Unies.

Quatre suspects ont été arrêtés par les gendarmes. Mais les habitants sont décidés à faire justice eux-mêmes.

Dans la matinée, ils se sont rendus devant la caserne de gendarmerie et ont demandé qu'on leur remette les quatre suspects, selon M. Razafintsiandraofa.

D'après une source de la gendarmerie à l'AFP, au moins 500 personnes ont débarqué, certaines munies d'"armes blanches" et de "machettes".

"Il y a eu négociations, les villageois ont insisté", raconte la source. Les gendarmes ont alors décidé de lancer des fumigènes pour disperser la foule, et tiré quelques coups de feu en l'air.

Mais les habitants ont continué à tenter de forcer le passage pour entrer dans la caserne. "On a eu pas eu d’autres choix que de se défendre..." dit la même source.

La police malgache est régulièrement épinglée par la société civile pour des violations des droits humains, qui font rarement l'objet de poursuites.

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