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Macron appelle au "dialogue et au multilatéralisme" pour régler la crise iranienne

Le président français Emmanuel Macron prend la parole lors du débat général de la 73ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, le 25 septembre 2018.

Le président français Emmanuel Macron a appelé à résoudre la crise iranienne par "le dialogue et le multilatéralisme", peu après une demande de son homologue américain Donald Trump d'"isoler le régime iranien".

L'unilatéralisme conduit "directement au repli et aux conflits", a aussi mis en garde le président français devant l'Assemblée générale annuelle de l'ONU à New York.

"Cette voie, celle de l'unilatéralisme, nous conduit directement au repli et aux conflits, à la confrontation généralisée de tous contre tous au détriment de chacun, même de celui à terme qui se croit le plus fort", a fait valoir Emmanuel Macron, sans citer de noms.

"Qu'est-ce qui permettra de régler véritablement la situation en Iran et qu'est-ce qui déjà a commencé à permettre de la stabiliser?, a demandé le président français. "La loi du plus fort? La pression d'un seul? Non!"

"Nous savons que l'Iran était sur la voie du nucléaire militaire, mais qu'est-ce qui l'a stoppé? L'accord de Vienne de 2015", a-t-il poursuivi. Une allusion implicite à la décision en mai de Donald Trump de quitter l'accord, le jugeant inopérant pour arrêter les programmes militaires iraniens.

"Nous devons aujourd'hui, comme je le disais il y a un an, non pas exacerber les tensions régionales, mais proposer un agenda plus large permettant de traiter toutes les préoccupations nucléaire, balistique, régionale, causées par les politiques iraniennes mais dans le dialogue et le multilatéralisme", a-t-il insisté.

Cette approche doit se faire "sans naïveté ni complaisance et sans les postures qui à terme ne manqueraient pas d'être stériles", a aussi estimé le président français.

Un peu plus tôt, Donald Trump, à la même tribune de l'ONU, avait lancé un appel à la communauté internationale à "isoler le régime iranien", dénonçant la "dictature corrompue" au pouvoir selon lui à Téhéran.

Avec AFP

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L'Australie sur le pied de guerre pour faire face aux incendies

La ville de Sydney est enveloppée par une fumée provenant d'incendies dans le nord de la ville, en Australie, le 11 novembre 2019.

Des milliers de pompiers ont été déployés mardi dans l'est de l'Australie pour faire face aux incendies qui devraient s'intensifier en raison d'une combinaison de facteurs: des vents violents, des températures caniculaires et une végétation sèche.

Alors que des dizaines de feux de brousse n'étaient toujours pas maîtrisés, des températures atteignant les 40 degrés, des vents soufflant à 60 km/h sont attendus dans certaines régions de l'Etat de Nouvelles-Galles du Sud (sud-est).

Les pompiers ont prévenu qu'une vaste région située autour de Sydney était menacée par ces conditions "hors normes".

Depuis vendredi, les incendies sur la côte est de l'Australie ont déjà fait trois morts, détruit plus de 150 habitations et contraint des milliers d'habitants à fuir.

Shane Fitzsimmons, responsable des pompiers de l'Etat de Nouvelles-Galles du Sud (sud-est), a affirmé que dans les conditions actuelles, "si un incendie se déclare et s'établit ... nous ne l'arrêterons pas".

"Nous avons déjà d'importants incendies sur la côte nord de la Nouvelle-Galles du Sud. Certains couvrent à eux seuls une superficie de plus de 100.000 hectares, soit un périmètre d'un millier de kilomètres", a-t-il ajouté.

Les vents qui soufflent d'ouest en est et la végétation qui souffre d'une intense sécheresse risquent de propager les feux de brousse en direction des foyers de population vivant sur le littoral.

A titre préventif, environ 600 écoles ont été fermées, ainsi que de nombreux parcs nationaux et, par endroits, les habitants ont été invités à envisager de quitter leurs domiciles.

La police et l'armée apportent un appui logistique aux pompiers qui ont également reçu le soutien aérien de plus de 80 appareils.

"Maintenant, il est temps de réfléchir à partir, partez tôt et allez dans un endroit sûr", a conseillé M. Fitzsimmons.

Le rallye d'Australie, dernière manche du championnat du monde des rallyes de la FIA, qui devait débuter jeudi en Nouvelle-Galles du Sud, a été annulé mardi par les organisateurs.

"Il n'est pas opportun d'organiser le rallye", a déclaré dans un communiqué Andrew Papadopoulos, le président de cet événement, invoquant notamment des raisons de sécurité.

- "Les feux sont partout" -

Dans la petite ville de Taree, au nord de Sydney, des dizaines de personnes ont trouvé refuge dans un parc d'exposition.

Caroline Watson, 59 ans, est arrivée lundi soir avec son époux et leur chien.

"Les feux sont absolument partout ", a-t-elle dit à l'AFP. "Ils ne nous ont pas demandé de partir, mais on s'est dit que ça viendrait."

Dans les Blue Mountains, à l'ouest de Sydney, Alan Gardiner, un pompier de Winmalee, a indiqué que les habitants étaient "terrifiés et à bout de forces".

La ville porte encore les stigmates de l'incendie de 2013 qui avait détruit 200 habitations et la population est parfaitement consciente du fait, qu'en raison du peu d'axes routiers dans cette zone montagneuse, ils doivent envisager de partir avant qu'il ne soit trop tard.

Mais M. Gardiner veut encore croire que "la journée sera très calme. (...) S'il y a un incendie, ce sera catastrophique".

Les autorités ne pensent pas que la ville de Sydney, qui compte plus de quatre millions d'habitants, soit menacée mais elles ont lancé une alerte sanitaire en raison de l'épais nuage de fumée toxique qui recouvre la ville.

La présence de ces nuages de fumée, liés aux incendies de la semaine dernière, a été signalée jusqu'en Nouvelle-Calédonie, à près de 1.500 kilomètres de l'autre côté de la mer.

Sue Johnson, qui vit dans le nord de Sydney, a participé à l'évacuation de chevaux qui se trouvaient dans des zones menacées aux environs de Sydney.

"J'ai emmené deux chevaux au milieu de la nuit", a-t-elle expliqué, avant de préciser qu'elle a coupé la végétation autour de sa maison.

"J'espère que rien de tout cela ne sera nécessaire, a-t-elle souligné, mais les habitants ont "peur, très peur".

De tels incendies se produisent chaque année sur l'immense île-continent pendant le printemps et l'été en Australie. Cette année, elle a été particulièrement précoce et violente. Elle pourrait être l'une des pires qu'ait connue l'Australie.

En Nouvelle-Galles du Sud, un million d'hectares ont déjà brûlé, soit déjà trois fois plus que l'an dernier.

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