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Macky Sall ne veut plus d'enfants talibés au Sénégal

Enfants talibés mendiant à Dakar, au Sénégal, le 31 août 2010

Le président sénégalais a ordonné de mettre fin à la mendicité organisée des enfants, appelés localement "talibés" et estimés à plusieurs dizaines de milliers dans les rues des grandes villes, menaçant de sanctions ceux qui poussent les mineurs à quémander.

"J'ai donné des instructions très fermes au gouvernement pour mettre un terme à cette image insoutenable d'enfants abandonnés dans la rue" comme "talibés", a déclaré le président Sall devant la presse après la grande prière à l'occasion de l'Aïd el-Fitr marquant la fin du ramadan.

"Ce n'est pas parce qu'ils sont issus de milieux pauvres ou modestes qu'on doit les laisser à la merci de la rue", a-t-il dit.

Auparavant, le 1er juillet, il avait annoncé sur Twitter avoir

Pour sauver les #Talibés, l'État prévoit amendes et peines de prison pour ceux mettant leurs enfants dans la rue pic.twitter.com/M61aw5sff8

— Macky SALL (@macky_sall) July 1, 2016 " target="_blank">"ordonné le retrait d'urgence des enfants des rues" dans le cadre de "la protection des droits de l'enfant et groupes vulnérables".

Selon une étude gouvernementale réalisée en 2014, plus de 30.000 "talibés", dont beaucoup originaires des pays voisins, mendient chaque jour rien qu'à Dakar, la capitale, pieds nus et en haillons.

Ils sont généralement confiés à des maîtres coraniques, à la tête de "daara" (écoles coraniques, en langue wolof), qui les font vivre dans la précarité, les exploitent en les forçant à mendier et à rapporter des quotas journaliers d'argent et de denrées, sous peine d'être battus, selon divers témoignages.

Cette pratique persiste en dépit d'une loi de 2005 interdisant la mendicité forcée et qui punit ses auteurs de deux à cinq ans de prison et d'amendes.

Ce n'est pas la première fois que les autorités sénégalaises annoncent l'interdiction de la mendicité des "talibés". Durant la présidence d'Abdoulaye Wade (2001-2012), une mesure similaire avait été prise en 2010 avant d'être rapportée.

Selon des observateurs, l'application de cette interdiction rencontre l'hostilité de nombreux marabouts, très influents au Sénégal dont la population est musulmane à plus de 95%.

"Tout le pays doit se mobiliser" contre la mendicité des enfants, "ce n'est pas une question religieuse, puisque les vrais daara qui enseignent ne laissent pas leurs talibés traîner" jour et nuit dans les rues, "cela n'a rien à voir avec l'islam", a affirmé Macky Sall.

"Ceux qui continueront à vouloir s'adonner" à cette pratique s'exposeront "à la rigueur de la loi. Pour le moment, il s'agit de pédagogie", de "travailler ensemble pour éradiquer l'exploitation des enfants", a-t-il ajouté.

Avec AFP

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Liberté provisoire pour l'expert de l'ONU arrêté pour "espionnage"

Des policiers assurent la sécurité des touristes à Sousse, Tunisie, 29 juin 2015.

L'expert de l'ONU Moncef Kartas, détenu depuis fin mars en Tunisie sur des accusations d'espionnage, a été remis mardi en liberté provisoire, a-t-on appris de source judiciaire.

"La chambre d'accusation a décidé de la libération provisoire de Moncef Kartas", a déclaré à l'AFP le porte-parole du parquet, Sofiène Sliti, en insistant sur le fait qu'il restait "poursuivi par la justice tunisienne".

Interrogé sur le sujet, M. Sliti a par ailleurs affirmé que l'expert, pour lequel l'ONU réclamait la libération immédiate et l'abandon des poursuites, n'était pas sous le coup d'une interdiction de sortie de territoire.

"Nous sommes très encouragés par ce développement. Nous attendons avec impatience la confirmation de sa libération", a déclaré à la presse à New York un porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric.

"Nous recherchons actuellement des informations complémentaires auprès du gouvernement (tunisien), notamment en ce qui concerne l'état d'avancement des procédures judiciaires engagées contre M. Kartas", a-t-il ajouté.

Membre d'un groupe de spécialistes chargés par l'ONU d'enquêter sur les violations de l'embargo sur les armes imposé à la Libye, M. Kartas, un Germano-Tunisien, était en détention depuis fin mars sur des accusations d'espionnage.

Selon M. Sliti, il est poursuivi pour avoir "collecté des informations en relation avec le terrorisme de façon non officielle, ce qui constitue un crime dangereux".

Dans le cadre de cette enquête a été découvert du matériel servant à contrôler le trafic aérien civil et militaire, "dont l'utilisation nécessite des autorisations", avait précisé la même source.

Selon la défense de M. Kartas, l'un des principaux éléments à charge est un appareil "donnant accès aux données publiques concernant les vols d'avions civils et commerciaux", l'équivalent des informations diffusées par des sites comme FlightRadar.

Cet appareil, un RTL-SDR, soumis à une autorisation en Tunisie, lui servait "uniquement pour la surveillance du trafic aérien à destination de la Libye, afin d'identifier les vols susceptibles d'être liés à des violations de l'embargo sur les armes", avait expliqué son avocate, Sarah Zaafrani.

L'ONU, par la voix de son porte-parole, avait dénoncé la détention de cet expert, arguant de la validité de l'immunité diplomatique, contestée par Tunis.

Avec cette affaire, la Tunisie, candidate à un poste de membre non-permanent du Conseil de sécurité de l'ONU pour la période 2020-2021, "a un gros problème", avait estimé une source proche de ce dossier.

L'arrestation de M. Kartas est survenue au moment où les enquêteurs de l'ONU sont mobilisés sur la violation de l'embargo sur les armes en Libye, dont les cas se multiplient dans le cadre de l'offensive lancée le 4 avril par le maréchal Khalifa Haftar sur Tripoli.

L'homme fort de l'est libyen et son Armée nationale libyenne (ANL) autoproclamée cherchent à conquérir la capitale, siège du gouvernement d'union nationale (GNA) reconnu par la communauté internationale.

Hausse des prix de l'électricité en Egypte pour stimuler l'économie

Les gens font la queue pour prendre le train à une station de métro dans la capitale égyptienne, le Caire, le 28 mai 2018.

Les prix de l'électricité vont de nouveau augmenter en Egypte dès juillet de 14,9% en moyenne dans le cadre d'une politique de réforme visant à stimuler l'économie, a annoncé mardi le ministre de l'Electricité Mohamed Chaker.

Ces hausses attendues devraient prendre effet à partir de juillet, couvrant l'année budgétaire 2019/2020, a dit le ministre égyptien lors d'une intervention à la télévision égyptienne.

Les mesures annoncées font partie d'un plan d'austérité et de coupes dans les subventions publiques, entamé en 2016, pour l'obtention la même année d'un prêt de 12 milliards de dollars (10,7 milliards d'euros) de la part du Fonds monétaire international (FMI).

"L'augmentation n'excédera pas 14,9%", a affirmé M. Chaker, qui faisait référence à la moyenne des hausses du prix de l'électricité, toutes tranches confondues, entreprises et particuliers inclus.

L'économie du pays le plus peuplé du monde arabe a souffert de l'instabilité politique qui a suivi la révolte de 2011 et la chute du régime du président Hosni Moubarak.

Les hausses, annoncées pendant le mois de jeûne du ramadan, font suite à d'autres augmentations décidées en 2017 et 2018, concernant l'électricité, les carburants mais aussi les tickets de métro.

Ces mesures ont été durement ressenties, en particulier par les classes moyennes et pauvres de la population.

Le coût de la vie a augmenté considérablement en Egypte depuis la dévaluation de la monnaie nationale en novembre 2016. L'euro s'échangeait alors à 9,75 livres égyptiennes, contre 19 livres égyptiennes actuellement.

Mais les protestations sont rares en Egypte depuis l'adoption d'une loi interdisant tout rassemblement non autorisé au préalable par le ministère de l'Intérieur.

Selon le FMI, ces mesures "sont essentielles pour encourager une utilisation efficace de l'énergie" et pour favoriser "les dépenses hautement prioritaires dans les domaines de la santé et de l'éducation".

Egypte: 16 jihadistes présumés tués par la police dans le Sinaï

Des policiers égyptiens dans le nord du Sinaï, le 26 juillet 2018.

Seize djihadistes présumés ont été tués lors d'opérations de police dans le Sinaï, dans l'est de l'Egypte, où les forces de sécurité combattent une branche du groupe Etat islamique (EI), a annoncé mardi le ministère de l'Intérieur.

D'après des renseignements obtenus par les forces de sécurité, les suspects planifiaient des attaques contre des "installations importantes et vitales" et des personnalités de la ville d'al-Arich (nord du Sinaï), a indiqué le ministère dans un communiqué.

"Des affrontements armés avec des terroristes ont entraîné la mort de 16 d'entre eux", a ajouté le ministère, précisant que les djihadistes présumés se trouvaient dans une cache à al-Arich.

Des armes et des explosifs ont été trouvés en leur possession, a ajouté le ministère, qui n'a pas indiqué la date de ces opérations.

Actifs depuis plusieurs années dans le Nord-Sinaï, les djihadistes sont passés d'attaques sporadiques à une véritable insurrection après la destitution par l'armée du président islamiste Mohamed Morsi en 2013.

Depuis, des centaines de soldats et policiers ont été tués dans des attaques attribuées à des djihadistes.

En février 2018, les autorités avaient lancé l'opération "Sinaï 2018" destinée à "nettoyer" le pays du "terrorisme".

L'armée et la police annoncent régulièrement la mort de djihadistes présumés à la suite d'opérations. Aucun chiffre de source indépendante n'est disponible.

Les Eléphants se préparent à la CAN

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Des agriculteurs en colères au Zimbabwe

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