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Dans un livre, Sarkozy publie l'inventaire de ses années au pouvoir, objectif 2017

Nicolas Sarkozy et François Hollande, le 15 novembre 2015 à l'Elysée. (AP Photo/Jacques Brinon)

L'ancien président français publie "La France pour la vie" , un ouvrage où il admet des "erreurs" et où il avance des propositions pour "redresser la France".

Plus de trois ans après avoir quitté le pouvoir, l'ex-président français de droite Nicolas Sarkozy fait l'inventaire de son mandat dans un livre où il admet des "erreurs", un mea culpa qui intervient sur un chemin semé d'obstacles pour la présidentielle de 2017.

La défaite de 2012 face au socialiste François Hollande "me conduit à analyser ce que j'aurais dû faire différemment, à la fois dans la conduite des réformes et dans l'exercice de la fonction présidentielle", explique l'ex-chef de l'Etat (2007-2012) dans cet ouvrage intitulé "La France pour la vie" (éditions Plon) dans lequel il avance aussi des propositions pour "redresser" la France.

En difficultés depuis son retour en politique fin 2014, le chef du parti Les Républicains, bientôt 61 ans, tente depuis des mois de convaincre son camp qu'il est l'homme providentiel pour 2017. Avant cette échéance, il sera cependant confronté fin 2016 à une primaire voulue par ses rivaux, notamment l'ex-Premier ministre Alain Juppé, favori et dont la popularité en France surpasse la sienne.

"Avec ce livre, Nicolas Sarkozy ne rédige pas ses Mémoires, il propose un examen de soi en vue d'un éventuel retour au pouvoir", souligne vendredi le quotidien conservateur Le Figaro.

Côté politique, l'ex-président dit regretter "d'avoir retardé des réformes qui auraient dû être engagées dès les premiers jours de (son) quinquennat". Il évoque ainsi la modification du temps de travail hebdomadaire réglementaire fixé à 35 heures, qu'il avait résumé d'une formule contestée : "Travailler plus pour gagner plus".

Côté personnalité, Nicolas Sarkozy, jugé clivant par ses détracteurs, regrette d'avoir "cédé à la colère" lorsqu'il avait lancé à un homme qui l'avait insulté un retentissant "casse-toi pauvre con". Cette phrase avait été perçue comme un affaiblissement notoire de la fonction présidentielle.

Affaires judiciaires

"Lorsque l'on veut devenir président, on se doit de considérer, de respecter et de s'intéresser à chacun", reconnaît-il dans son livre à paraître lundi, qui vient concurrencer plusieurs ouvrages récemment publiés par plusieurs ténors de son camp.

Nicolas Sarkozy regrette aussi d'avoir fêté sa victoire en 2007 dans l'un des restaurants les plus huppés de la capitale et être parti en vacances tout de suite après son élection sur le yacht luxueux d'un ami milliardaire. Ces choix avaient été très mal perçus dans une France en crise économique.

Il explique aujourd'hui avoir pensé à l'époque d'abord "au sauvetage de (sa) famille", c'est-à-dire de son couple formé avec Cécilia, qui divorcera peu après. "J'aurais dû anticiper, me méfier, faire passer mon nouveau statut présidentiel avant toutes choses", admet celui qui fut aussi critiqué ensuite pour avoir étalé sa vie privée avec la chanteuse et mannequin Carla Bruni.

S'il franchit avec succès le cap de la primaire, son chemin vers le prochain scrutin présidentiel pourrait toutefois être contrecarré par une série d'affaires judiciaires dans lesquelles son nom est cité.

Il est notamment inculpé pour corruption et trafic d'influence actifs dans un dossier où il est soupçonné d'avoir tenté d'obtenir fin 2013-début 2014 des informations couvertes par le secret auprès d'un magistrat contre promesse d'un poste de prestige.

Dans son livre, Nicolas Sarkozy évoque un autre dossier: citant Bygmalion, cette entreprise de communication qui s'est occupée de sa campagne présidentielle et dont les surfacturations ou fausses factures valent à plusieurs de ses proches d'être inculpés, l'ex-président assure qu'il ne "connaissait rien de cette société".

Le temps de la justice n'étant pas toujours le temps politique, Nicolas Sarkozy se place dans la perspective d'une non-reconduction de François Hollande en multipliant dans son livre les propositions (Europe, immigration, fiscalité, retraite...) pour redresser la France.

Evoquant les débats en France aujourd'hui, notamment sur la déchéance de nationalité pour tous les binationaux, il se targue d'avoir anticipé les orientations actuelles : "Avoir raison avant l'heure n'est pas nécessairement avoir tort".

Parmi les premières réactions, François Bayrou, président du parti MoDem (centre-droit) s'est néanmoins interrogé vendredi: "Est-ce qu'il suffit de dire +Je me suis trompé à peu près sur tout+ pour avoir raison à peu près sur tout?"

Certains responsables socialistes ont mis en cause de leur côté la "sincérité" de l'ex-président qui n'a pas eu "la moindre contrition" après sa défaite.

Avec AFP

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L'industrie aérienne envisage des réductions d'effectifs dans les 12 mois

Le logo de l'Association du transport aérien international (IATA), au salon international du tourisme ITB à Berlin, Allemagne, le 7 mars 2018. REUTERS / Fabrizio Bensch - UP1EE370TU52S

La plupart des compagnies aériennes envisage des réductions d'effectifs dans les douze mois à venir en raison d'une reprise du trafic aérien freinée par les incertitudes liées au Covid-19, selon un sondage publié mercredi par l'Association internationale du transport aérien (Iata).

"La majorité (55%) des responsables des compagnies aériennes interrogés s'attendent à devoir réduire leurs effectifs au cours des 12 mois à venir" en raison d'un trafic qui va rester faible à court terme, a indiqué l'Iata dans un communiqué.

Cette déclaration est le résultat d'un questionnaire sur la confiance des dirigeants de compagnies que l'organisation a envoyé à plus de 300 compagnies aériennes partout dans le monde.

45% des dirigeants ont indiqué avoir déjà réduit leurs effectifs en raison de l'impact de la crise du Covid-19 sur le secteur du transport aérien.

57% d'entre eux s'attendent à un recul de leur rentabilité au cours des 12 prochains mois et pensent que les prix des billets pourraient baisser en raison de la faible reprise de la demande. 19% misent sur une augmentation progressive des tarifs une fois que l'équilibre entre l'offre et la demande sera retrouvé.

L'Iata, qui regroupe 290 compagnies aériennes, table sur un retour du trafic aérien d'avant-crise en 2024 et estime à 63% la chute du trafic en 2020 par rapport à 2019 avec un manque à gagner de 419 milliards de dollars pour le secteur, en raison de la crise du coronavirus.

L'Asie Pacifique et l'Europe devraient être les premières à retrouver un trafic au niveau de celui de 2019 alors que l'Amérique du Nord et l'Amérique latine devraient connaître un retour à la normale plus lent qu'ailleurs, selon l'Iata.

Le secteur du transport aérien a été frappé de plein fouet par la crise du coronavirus avec la quasi-totalité des flottes d'avions clouée au sol et la suppression de dizaines de milliers d'emplois.

L'américaine United a annoncé qu'elle pourrait congédier jusqu'à 36.000 salariés. American Airlines a évoqué le chiffre de 25.000 suppressions.

L'allemande Lufthansa veut supprimer 22.000 emplois, Air Canada 20.000, British Airways 12.000, Air France-KLM jusqu'à 12.500, l'australienne Qantas 6.000, le scandinave SAS 5.000, le britannique EasyJet 4.500.

LATAM, la compagnie la plus importante d'Amérique latine, a annoncé la suppression de 2.700 emplois et est placée, comme la colombienne Avianca, sous la protection de la loi américaine sur les faillites.

En dépôt de bilan, le géant australien Virgin Australia est en passe d'être racheté par une société américaine et a annoncé mercredi qu'il allait fermer l'une de ses filiales et supprimer 3.000 postes.

La britannique Virgin Atlantic a déposé le bilan aux Etats-Unis et a déjà annoncé la suppression de 3.000 emplois.

Industrie aérienne africaine: “des faillites à partir de mai-juin”, selon l’expert Abderhamane Barthé
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Les points de contrôle à New York pour faire appliquer la quarantaine covid-19

Des gens sont assis devant le Metropolitan Museum of Art le samedi 2 mai 2020 à New York, en respectant la distanciation sociale afin de prévenir la propagation du coronavirus. (Photo AP / Ron Blum)

New York va mettre en place des postes de contrôle aux accès clés de la ville afin de s'assurer que les voyageurs en provenance d'Etats américains très affectés par le coronavirus respectent bien la quarantaine qui leur est imposée, a annoncé le maire de la ville mercredi.

Les visiteurs venus de 35 Etats connaissant une forte recrudescence de l'épidémie, comme les très peuplés Etats de Floride et du Texas, sont actuellement soumis à une quarantaine de deux semaines à leur arrivée à New York.

Afin de tenter de mieux faire respecter cette mesure, le maire Bill de Blasio a annoncé que les forces de l'ordre allaient installer "des points d'enregistrement des voyageurs" au niveau des principaux ponts et tunnels menant à la métropole à partir de jeudi.

Les voyageurs en provenance des Etats problématiques devront alors remplir un formulaire de santé. Celui-ci doit aussi aider les autorités à faire un suivi des contacts en cas d'infection.

Les personnes arrivant dans les aéroports de New York doivent déjà remplir ce formulaire. Quiconque refuse de le faire risque une amende de 2.000 dollars.

"La ville de New York tient bon contre le Covid-19, et les New-Yorkais ont montré une discipline exemplaire", a déclaré M. de Blasio. "Nous n'allons pas laisser cet effort nous filer entre les doigts et nous allons continuer à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger la santé et la sécurité des New-Yorkais."

Les individus ne respectant pas la quarantaine imposée risquent une amende de 10.000 dollars.

Plus de 32.000 personnes sont mortes du Covid-19 dans l'Etat de New York, selon l'université Johns Hopkins.

La ville a été l'épicentre de l'épidémie américaine au printemps, mais a ensuite réussi à la maintenir sous contrôle, même lorsque les cas sont repartis à la hausse dans d'autres parties du pays à partir de la fin juin.

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