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Liverpool reste vulnérable en Ligue des Champions


Mohamed Salah, à droite, lors du match entre le FC Liverpool et l’AS Roma, en Angleterre, le 24 avril 2018

Battu en fin de match à Naples mardi pour son entrée en lice en Ligue des Champions - sa première défaite de la saison -, le tenant du titre Liverpool a une nouvelle fois montré qu'il est bien moins terrifiant hors de son antre d'Anfield.

Décidément, l'Italie ne réussit pas à Jürgen Klopp. Il faut remonter à 2008 et un déplacement de Dortmund à l'Udinese pour trouver trace d'un succès du coach allemand en Italie.

Depuis qu'il est à la tête des Reds, il s'est incliné contre la Roma (4-2) en demi-finale de la C1 2017/218 - mais Liverpool avait gagné 5-2 à l'aller - et deux fois à Naples puisqu'il s'était déjà incliné (1-0) l'an passé.

Cette défaite était aussi advenue en toute fin de rencontre avec un but d'Insigne à la 90e minute, mais la comparaison s'arrête là.

"On a beaucoup mieux joué que la saison dernière", a asséné Klopp en conférence de presse.

Difficile de lui donner tort sachant que le match début octobre 2018 avait été le seul parmi les 75 dernières rencontres européennes où Liverpool n'avait cadré aucun tir (sur 4 tentatives).

- Une défaite qui fait tache -

Il n'en reste pas moins qu'en dépit de la qualité de l'adversaire - "Naples peut gagner la Ligue des Champions", a assuré Klopp après le match -, cette défaite fait un peu tache.

Cela faisait 25 ans qu'un tenant du titre de la Ligue des Champions n'avait pas perdu pour son entrée en lice.

Elle remet aussi en lumière une relative fragilité loin de ses bases sur la scène européenne puisque l'an dernier Liverpool avait perdu ses trois matches de poule à l'extérieur, y compris chez l'Étoile Rouge de Belgrade (2-0).

Il avait aussi concédé un 3-0 qui aurait pu être rédhibitoire en demi-finale aller à Barcelone, rattrapé six jours plus tard par un 4-0 retentissant, pour aller finalement soulever le trophée à Kiev le 1er juin.

Cette confiance de Liverpool quant à sa force à domicile - les Reds ont terminé invaincu à Anfield les deux dernières saisons en championnat et en Coupe d'Europe - explique peut-être en partie des performances moins tranchantes à l'extérieur.

D'autant que sur la scène européenne les adversaires sont en moyenne d'un niveau bien meilleur que beaucoup d'équipes de Premier League.

- Réaffirmer son autorité -

En championnat, il n'y a qu'une poignée d'équipes qui, même à domicile, peuvent prendre l'initiative, presser Liverpool avec une qualité suffisante dans leur effectif pour exploiter mieux ses rares points faibles et tenir tête aux Reds en termes d'intensité sur 90 minutes.

Naples a parfaitement su le faire, faisant le dos rond quand c'était nécessaire mais n'hésitant pas à casser le pressing des Reds et à se projeter en nombre vers l'avant pour profiter des espaces parfois laissés dans le dos des latéraux.

Et défensivement, les Italiens avaient aussi de quoi tenir la dragée haute à son trio d'attaquants dans les un-contre-un, comme l'a fait Kalidou Koulibaly mardi soir.

D'autant plus qu'en deux ans les adversaires de Liverpool ont eu le temps de bien étudier le jeu d'une équipe dont l'effectif n'a pas bougé cet été.

Finalement, dans un coin de sa tête, Klopp doit être presque satisfait du rappel adressé à son équipe. Rien n'est acquis et les choses ne seront pas plus faciles - bien au contraire - avec l'étiquette de tenant du titre.

Les deux prochains déplacements européens, chez des adversaires a priori moins armés pour les contrer que sont les Autrichiens de Salzbourg et surtout les Belges de Genk, devront permettre aux Reds de se sentir comme à la maison, même loin de chez eux.

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