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Libération d'une trentaine d'étudiants nigérians kidnappés en mars

Les étudiants libérés se réunissent à la Government House avec d'autres étudiants de l'école secondaire Government Science, à Kankara, dans le nord-ouest de l'État de Katsina, au Nigéria, à leur libération le 18 décembre 2020.

Une trentaine d'étudiants kidnappés en mars par un commando lourdement armé dans le nord du Nigeria ont été libérés, s'est félicité mercredi le président nigérian, critiqué pour son incapacité à enrayer les attaques de bandes criminelles pratiquant les enlèvements de masse.

"Nous sommes heureux qu'ils aient été libérés... Nous remercions tous les acteurs ayant contribué à cette heureuse issue", a réagi le président Muhammadu Buhari dans un communiqué.

Au total, 39 étudiants avaient enlevés le 11 mars dans leur université du nord-ouest du Nigeria, dans la ville de Kaduna.

Selon le quotidien This Day, 10 étudiants avaient été libérés en deux groupes de cinq parce que leurs familles avaient versé une rançon de 17 millions de naira. Les 29 derniers étudiants manquant à l'appel auront été captifs pendant près de deux mois.

"Le commandement de la police a informé le gouvernement de l'Etat de Kaduna de la libération des derniers étudiants" enlevés le 11 mars, avait annoncé un peu plus tôt Samuel Aruwan, ministre de l'Intérieur de l'Etat de Kaduna.

Les enlèvements de masse dans les écoles se multiplient dans le nord et le centre du Nigeria, oeuvre de groupes islamistes ou de gangs criminels appelés localement "bandits" cherchant à obtenir des rançons ou ayant tissé des liens avec ces groupes armés.

Populations terrorisées

Les autorités nigérianes ne donnent pas de détails sur les circonstances de la libération des étudiants ou une éventuelle rançon. Les familles des étudiants enlevés à Kaduna avaient manifesté à Abuja cette semaine pour réclamer leur libération.

Ces bandes armées terrorisent les populations, pillant des villages, volant le bétail et se livrant à des enlèvements de masse pour obtenir des rançons.

Depuis plusieurs mois, ces "bandits" pratiquent des enlèvements collectifs dans des établissements scolaires et universitaires de zones rurales, où quelque 730 enfants et adolescents ont été kidnappés depuis décembre 2020. Ces attaques ont perturbé les études de plus de cinq millions d'enfants, selon l'Unicef.

Les autorités nient avoir payé la moindre rançon pour obtenir la libération des 29 étudiants, qui survient quelques jours après la mort d'un chef de gang ayant dirigé l'enlèvement de centaines d'élèves dans le nord du Nigeria, tué lors d'un affrontement armé avec un gang rival.

Le 20 avril, une vingtaine d'étudiants ont été à nouveau enlevés dans une université de l'Etat de Kaduna, et un membre du personnel universitaire a été tué durant l'attaque. Cinq des étudiants enlevés ont depuis été exécutés.

Le Nigeria, le pays le plus peuplé d'Afrique avec plus de 200 millions d'habitants, est en proie à de multiples conflits, entre une insurrection jihadiste dans le Nord-Est, des attaques de bandes criminelles pratiquant des enlèvements de masse dans le Nord-Ouest et celles de séparatistes qui visent les forces de sécurité dans le Sud-Est.

Au moins 30 personnes ont été tuées lundi dans une attaque de combattants liés au groupe Etat islamique contre une garnison.

L'armée nigériane a exprimé son soutien au président Muhammadu Buhari, critiqué de toutes parts pour son incapacité à endiguer l'insécurité dans le pays.

Des hommes armés attaquent une université nigériane et kidnappent des étudiants
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Nouveau kidnapping de masse dans l’Etat nigérian de Kebbi

L'école de la ville de Yauri visée par une attaque des hommes armés, au Nigeria, le 18 juin 2021.

Dans les régions du nord-est et du nord ouest des centaines d’écoles ont fermé pour raison de sécurité.

Nouveau rapt dans une école publique de l’Etat de Kebbi dans le nord-ouest. Des hommes armés ont enlevé des élèves de l’internat de la ville de Yauri. Un policier a été tué lors d'un échange de tirs.

On ne sait pas encore combien d’élevés ont été enlevés mais des hommes armés ont envahi le Collège du gouvernement fédéral de Yauri jeudi. Les assaillants ont maîtrisé l'unité de police qui gardait l'école. Ils ont ensuite kidnappé les élèves et les enseignants.

"Pour Boko Haram, l’éducation occidentale n’est pas bonne. C’est pour cette raison qu’ils attaquent des écoles pour enlever des enfants. Je ne pense pas que cela est une bonne chose. Le gouvernement doit renforcer les mesures de sécurité", souligne Agwu Excel Anthony, une élève.

"Je demande au gouvernement de recruter plus de personnel de sécurité pour protéger les enfants. Aujourd’hui au Nigeria les enfants sont enlevés dans les écoles par les éléments de Boko haram et ça c’est pas bon", explique Ugonna, une autre élève.

Les autorités locales effectuent actuellement un contrôle pour déterminer le nombre exact de personnes portées disparues.

Dans le pays, c’est encore l’indignation comme le témoigne le père Malaki Nmadewest, principal de l’école Maria Boys College.

"La situation est alarmante. Et la question de la sécurité de toute nation doit être une priorité. Surtout pour les enfants et les femmes en grossesse. Mais c’est malheureux de voir que c’est le contraire qui se produit dans notre situation d’aujourd’hui".

Le Nigeria a connu une vague d'enlèvements dans des écoles ces derniers mois. Dans les régions du nord-est et du nord ouest des centaines d’écoles ont fermé pour raison de sécurité.

Ce nouvel incident survient après qu'un autre groupe d'hommes armés a enlevé quatre ressortissants chinois près de Lagos, dans le sud-ouest du pays.

Plus de 130 enfants enlevés dans une autre école coranique dans l'État du Niger le mois dernier sont toujours entre les mains de leurs ravisseurs. Les autorités de l’Etat refusent tout versement de rançon pour leur libération.

La menace jihadiste gagne le Golfe de Guinée, s'inquiète Paris

Des militaires marchent à l'intérieur de l'école scientifique du gouvernement à Kankara, dans le nord-ouest de l'État de Katsina, au Nigeria, le 13 décembre 2020.

La menace jihadiste s'étend aux pays du Golfe de Guinée, de la Côte d'Ivoire au Bénin, via le Burkina Faso, s'est inquiété vendredi le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian.

“Je suis très soucieux des déstabilisations dans les pays du Golfe de Guinée", a déclaré le ministre français des Affaires étrangères sur la chaîne BFM TV.

"La porosité terroriste, en particulier en passant par le Burkina Faso, aujourd'hui est en train de toucher le nord de ces pays, que ce soit la Côte d'Ivoire, le Togo, le Bénin, le Ghana", a-t-il ajouté.

"Il y a là des risques et nous agissons beaucoup en ce moment pour que ces pays-là aussi s'organisent pour assurer la sécurité de leurs propres frontières et éviter que le terrorisme se répande dans ces territoires", a-t-il dit.

La France a annoncé une prochaine réduction et transformation de sa présence militaire au Sahel, tout en réaffirmant sa volonté de poursuivre la lutte antiterroriste dans la région.

La ministre des Armées Florence Parly a aussi souligné vouloir "travailler avec les pays du Golfe du Guinée" en la matière.

Jean-Yves Le Drian et le Premier ministre ivoirien Patrick Achi ont notamment inauguré le 10 juin près d'Abidjan l'Académie internationale de lutte contre le terrorisme (AILCT).

"Avec l'appui de la France, des Européens, de la communauté internationale, les Etats de la région doivent intensifier leur coopération militaire, leur coopération sécuritaire et leur coopération judiciaire", avait alors relevé le ministre français des Affaires étrangères.

L'AICLT doit former policiers, militaires, gendarmes, magistrats, douaniers et être un lieu d'échange sur la lutte antiterroriste.

Le nord de la Côte d'Ivoire, frontalier du Burkina Faso, a de nouveau été la cible le 7 juin d'une attaque de jihadistes présumés au cours de laquelle un soldat ivoirien a été tué.

La Côte d'Ivoire avait été frappée une première fois par une attaque jihadiste en mars 2016, dans la ville balnéaire de Grand-Bassam, près d'Abidjan: des assaillants avaient ouvert le feu sur la plage et des hôtels, faisant 19 morts.

Allemagne: 2 morts dans une fusillade, opération de police en cours

Des policiers déployés l’attaque par un véhicule-bélier à Münster, Allemagne, 7 avril 2018.

Deux personnes, un homme et une femme, ont été tuées dans une fusillade jeudi à Espelkamp, dans le nord-ouest de l'Allemagne, a annoncé la police locale sans avoir d'éléments sur les motivations du tireur.

La police ignore également à ce stade si l'auteur est l'une des victimes ou s'il a pris la fuite, a précisé un porte-parole à l'AFP.

Selon les quotidiens Westfalen Blatt et Bild, la police a lancé une vaste chasse à l'homme dans la région alors que l'auteur en fuite est armé, ce que la police a refusé de confirmer.

L'une des personnes a été tuée dans un bâtiment tandis que l'autre l'a été dans la rue, selon le journal local. La police évoque de son côté "deux lieux du crime".

Un important déploiement policier est en cours dans cette ville de 25.000 habitants située entre Hanovre et Osnabrück.

Selon Bild qui ne cite pas ses sources, il s'agit d'un drame "de la jalousie".

Boko Haram confirme la mort de son chef historique et nomme un remplaçant

Le leader de Boko Haram, Abubakar Shekau, dans une capture d'écran prise le 2 janvier 2018 d'une vidéo.

Le groupe nigérian jihadiste Boko Haram a confirmé la mort de son leader historique, mort lors de combats avec le groupe rival Etat islamique en Afrique de l'Ouest, l'Iswap, a annoncé Bakura Modu, dit Sahaba, le nouveau chef présumé, dans une vidéo envoyée mercredi à l'AFP par des sources vérifiées.

Sahaba, important commandant de Boko Haram connu par les experts pour être basé sur le lac Tchad, demande à "Allah de bénir l'âme de Shekau", mort "en martyr" et accuse le chef de l'Iswap, "Abu Musab Al-Barnawi, cet agresseur pervers", de l'avoir tué.

Dans son message, prononcé en arabe et qui s'arrête de manière très abrupte au milieu d'une phrase sans raison apparente, celui qui se présente comme le nouveau chef de cette ancienne secte islamique transformée en mouvement jihadiste violent, appelle à se venger contre le groupe rival, qui a fait scission de Boko Haram en 2016.

La semaine dernière, l'Iswap avait annoncé la mort d'Abubakar Shekau, chef historique du groupe depuis la mort du fondateur Mohammed Yusuf en 2009, qui se serait fait exploser pendant des combats entre les deux groupes rivaux dans la forêt de Sambisa, dans le nord-est du Nigeria.

Cette annonce venait confirmer de nombreuses rumeurs donnant Shekau pour mort depuis le mois de mai.

L'Iswap, reconnu par le groupe Etat islamique, est né en 2016 d'une scission avec Boko Haram, auquel il reproche notamment des meurtres de civils musulmans.

Après être monté en puissance, il est désormais le groupe jihadiste dominant dans le nord-est du Nigeria, multipliant les attaques d'ampleur contre l'armée nigériane.

Depuis 2019, l'armée nigériane s'est retirée des villages et bases de petite importance, pour se retrancher dans des "supercamps", une stratégie critiquée car elle permet aux jihadistes de se déplacer sans entraves dans les zones rurales.

Depuis le début de la rébellion du groupe islamiste radical Boko Haram en 2009 dans le nord-est du Nigeria, le conflit a fait près de 36.000 morts et deux millions de déplacés.

Perpétuité requise contre l'ex-Premier ministre ivoirien Guillaume Soro

Guillaume Kigbafori Soro, ancien premier ministre ivoirien et ancien chef de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire, le 29 janvier 2020 à Paris, en France.

La prison à perpétuité à été requise mercredi devant le tribunal criminel d'Abidjan contre l'ex-Premier ministre ivoirien Guillaume Soro, accusé de complot contre le pouvoir.

Au terme d'un procès qui a débuté le 19 mai, le procureur Richard Adou a requis la perpétuité "pour atteinte à la sûreté nationale".

M. Soro et 19 de ses partisans sont accusés de "complot", "tentative d'atteinte contre l'autorité de l'Etat" ainsi que de "diffusion et publication de nouvelles fausses jetant le discrédit sur les institutions et leur fonctionnement, ayant entraîné une atteinte au moral des populations".

Vingt ans de prison ont été requis contre Souleymane Kamagaté dit Soul to Soul, ex-chef du protocole de Guillaume Soro. Les mêmes réquisitions ont été prononcées contre son avocate et ancienne ministre Affoussy Bamba, et contre son responsable de la Communication Toure Moussa, tous deux en exil.

Le parquet a aussi demandé 17 mois de prison ferme pour "troubles à l'ordre public" pour sept militaires, l'ancien ministre Alain Lobognon, considéré comme son bras droit, et Simon Soro, jeune frère de Guillaume Soro.

Le procureur a réclamé "la dissolution" de Générations et peuples solidaires (GPS) "parce que ce mouvement politique (créé par Guillaume Soro) se livre à des actes subversifs".

"Il y a beaucoup de complots, de parjures, trop de forfaitures dans ce dossier" a dénoncé, de son côté, Me Souleymane Diallo, l'avocat de la plupart des accusés, dans sa plaidoirie.

"La dissolution du GPS demandée par le procureur montre le caractère politique du procès. Parce qu'il n'appartient pas au juge pénal de prononcer la dissolution d'une association. Il n'y a pas de complot, pas d'atteinte à l'autorité de l'Etat", a assuré Me Diallo, plaidant "la relaxe pure et simple" de ses clients.

Ancien chef de la rébellion des années 2000, Guillaume Soro, 49 ans, qui vit en exil depuis deux ans, est jugé par contumace, comme cinq de ses partisans.

Les accusés ont nié toutes les charges.

Après une élection présidentielle tendue en octobre 2020, la Côte d'Ivoire traverse depuis plusieurs mois une période de détente politique, avec des discussions entre le pouvoir et les deux principaux partis d'opposition, et des libérations d'opposants.

Mais Guillaume Soro et ses partisans restent dans le collimateur des autorités et semblent marginalisés.

En avril 2020, M. Soro a été condamné à 20 ans de prison pour recel de détournement de deniers publics, pour avoir tenté de s'approprier, selon la justice, une résidence achetée par l'Etat pour le loger lorsqu'il était Premier ministre.

Cette condamnation avait justifié l'invalidation de sa candidature à la présidentielle, alors qu'il était vu comme un challenger sérieux.

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