Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Togo

Les Togolais votent pour élire leurs 91 parlementaires

Lors de l'élection présidentielle à Lomé, le 22 avril 2015.

Ce scrutin met un terme à un processus électoral très contesté par la plus importante coalition de l'opposition dans le pays. Les législatives ont demandé a être reportées par différentes couches de la société.

La journée de trêve avant le vote de demain est observée dans le calme à Lomé. Des forces de l’ordre et de sécurité quadrillent la ville.

Des agents de la force de sécurité pour les élections 2018 sont visibles aux différents carrefours, appuyés par des militaires qui font des patrouilles en jeep.

Ce mercredi, le ministre de la sécurité, le général Yark Damehane a fait le point des 15 jours de campagne électorale.

Environs 1.900 meetings ont été organisés à travers tout le pays. Il a annoncé que dans la nuit du mardi à mercredi, le siège de la Commission électorale locale indépendante, Moyen mono, a été victime d’un incendie, qui n’est pas d’origine criminelle, comme l'a relevé Yark Damehane, soulignant que le feu était parti de l’intérieur.

De nombreux dégâts matériels sont à déplorer mais les agents en faction au niveau du siège ont pu sauver les fichiers électoraux et les deux urnes dans lesquelles se trouvaient les votes des militaires.

Certaines organisations de la société civile et l’opposition appellent les Togolais à ne pas aller voter.

Toutes les actualités

Bilan de la contractualisation des hôpitaux publics togolais

Entrée de l'hôpital secondaire de Be, à Lomé, le 19 octobre 2017.

Les hôpitaux publics n’ont pas bonne réputation au Togo. L'accueil dans ces établissements laisse à désirer et la population manque de confiance dans le personnel soignant.

Pour redorer le blason des centres sanitaires publics, le ministère de la Santé a opté pour la contractualisation de ces hôpitaux, lancée en 2017. Deux ans après, l’heure est au bilan.

Le Togo s’est inscrit, depuis deux années, dans une approche contractuelle pour ses services de santé. L’objectif est d’améliorer le système de santé en assainissant la gestion des finances des hôpitaux.

Après la phase pilote qui a concerné une dizaine de centres hospitaliers, le bilan est satisfaisant explique le ministre togolais de la santé, le professeur Moustapha Mijiyawa : "cette contractualisation a beaucoup assaini la gestion des finances des hôpitaux".

"Cela a beaucoup impacté les taux de consultation et de fréquentation, les maternités et l’aspect prise en charge chirurgicale. Maintenant, il s'agit d’équiper et de réhabiliter les différentes formations sanitaires. Cet ensemble de mesures va nous permettre de mettre en place un système de santé de base robuste et correct pour nos populations", soutient-il.

Reconnaissant que la contractualisation a contribué à une certaine amélioration des services dans les hôpitaux publics, certains Togolais appellent à plus d’humanisme dans les centres sanitaires.

"On a senti qu’il y a une nette amélioration de la vie sanitaire. Si il fallait améliorer quelque chose, c’est l’accueil. Il faut que tout le monde soit traiter de la même manière", ont expliqué des Togolais à VOA Afrique.

En visite au Togo à la fin du mois d’avril, la directrice région Afrique de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a estimé que grâce à la contractualisation, le Togo peut augmenter le budget alloué au secteur de la santé.

"Nous constatons dans beaucoup de pays -y compris ici au Togo- qu’il y a lieu d’augmenter l’allocation de budget public dans le système de santé", a déclaré la docteur Matshidiso Moeti.​

"Je suis très satisfaite, le pays est en bonne voie. Nous, en tant qu'Organisation Mondiale de la Santé, nous allons appuyer ce processus avec les hôpitaux".

Selon les résultats rendus publics par le ministère de la santé, la disponibilité des médicaments dans les centres contractualisés est supérieure à 95%. En ce qui concerne les chiffres d’affaires, ils ont connu une progression entre 22 et 69% selon les centres de santé.

Le gouvernement togolais veut redorer le blason des hôpitaux publics

Le gouvernement togolais veut redorer le blason des hôpitaux publics
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:27 0:00

Me Célestin Agbogan explique les cas de violences au Togo

Me Célestin Agbogan explique les cas de violences au Togo
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:29 0:00

"Recrudescence alarmante" des violations des droits de l'Homme (ONG)

"Togo mort" dans les rues de Lomé, le 4 décembre 2018.

Les violations des droits de l'Homme ont connu une "recrudescence alarmante" au Togo ces derniers mois, selon la Ligue Togolaise des Droits de l'Homme (LTDH) dans son dernier rapport consacré à ce pays.

Les faits collectés et présentés dans le document couvrent une période de huit mois, d'août 2018 au 13 avril 2019, date des dernières manifestations contre le pouvoir.

Selon la LTDH, cinq personnes ont été tuées dont trois par balle pendant des manifestations de l'opposition au cours de cette période.

Parmi les victimes, figure un enfant de 12 ans, Moufidou Idrissou, "froidement abattus à Togblékopé (banlieue-nord de Lomé) par une arme à feu par des éléments des forces armées" le 8 décembre, à la veille des élections législatives, souligne le rapport intitulé "Togo : La Terreur contre le Peuple".

La LTDH dénonce pêle-mêle "des atteintes à l'intégrité physique, des maltraitances psychologiques, des destructions, extorsions de biens, pillages et vols, des entraves aux libertés publiques et les mauvaises conditions de vie des personnes" détenues dans le cadre des manifestations de l'opposition.

Selon l'ONG, respectée au sein de la société civile togolaise, les manifestants arrêtés sur les lieux de manifestations par les forces de sécurité "subissent de sérieuses et graves atteintes à leur intégrité physique".

"Des coups de matraques, des bastonnades et autres traitements inhumains et cruels, en l'occurrence de coups de pieds, sur des endroits sensibles de leur corps sont monnaie courante", selon les termes du document.

Quelque 78 personnes arrêtées dans le cadre des manifestations de l'opposition, sont toujours incarcérées, n'ayant pas bénéficié de deux vagues de grâces présidentielles.

Par ailleurs, la LTDH a formulé une série de recommandations notamment à l'endroit de l'Etat togolais, des organisations onusiennes et la communauté internationale et des organisations de défense des droits de l'Homme.

Elle demande l'ouverture d'une "enquête indépendante sur les multiples cas de tortures" et la libération tous les détenus arrêtés dans le cadre des manifestations ainsi que les leaders du Parti National Panafricain (PNP, opposition).

La Ligue invite la communauté internationale à "s'impliquer réellement dans la résolution définitive de la crise togolaise tout en évitant le parti-pris".

Le Togo a été secoué par une importante crise politique entre 2017 et 2018, et des dizaines de milliers de personnes sont régulièrement descendues dans les rues pour demander la démission du président Faure Gnassingbé, et la limitation rétroactive du nombre de mandats présidentiels.

Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005, a succédé à son père, le général Eyadema Gnassingbé, qui a dirigé le pays d'une main de fer pendant 38 ans. Début mai, les députés togolais ont voté une révision constitutionnelle permettant au chef de l'Etat de se représenter en 2020 et 2025 et lui garantissant une immunité à vie “pour les actes posés pendant les mandats présidentiels".

Recrudescence de violations des droits humains

Recrudescence de violations des droits humains
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:35 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG