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Les Sud-Africains risquent de subir des coupures de courant jusqu'en avril


Les Sud-Africains risquent de subir des coupures de courant jusqu'en avril

L'Afrique du Sud cherche urgemment des fonds pour financer l'achat de diesel, qui sert à atténuer les coupures de courant récurrentes liées à des centrales à charbon vétustes, alors que ses réserves de carburant sont à plat, a-t-on appris lundi.

Si aucun budget n'est alloué en ce sens, les coupures vont se poursuivre voire s'aggraver, entre deux à quatre fois plusieurs heures par jour, pour les entreprises et particuliers jusqu'en avril, ont mis en garde des experts en énergie.

Le ministre des Entreprises publiques, Pravin Gordhan, s'est réuni avec le conseil d'administration de la société publique d'énergie Eskom dimanche soir, en raison de ces "graves préoccupations".

"Le ministère travaille de toute urgence avec le Trésor national et Eskom pour que cette dernière trouve l'argent nécessaire à l'achat de diesel", assure un communiqué gouvernemental.

Eskom a déclaré lundi n'avoir plus d'argent pour reconstituer les réserves de diesel pour l'exercice financier se terminant le 31 mars 2023, ce qui fait planer le spectre de mois de graves pannes. "Le peu de stock dont nous disposons est soigneusement conservé pour les cas d'extrême urgence", a affirmé à l'AFP son porte-parole Sikonathi Mantshantsha.

Les pannes, déjà régulières, ont atteint de nouveaux sommets cette année, obligeant Eskom à brûler plus de diesel qu'elle ne peut se le permettre pour compenser les pénuries d'approvisionnement, selon Jan Oberholzer, son directeur d'exploitation.

"Nous n'avons plus d'argent pour brûler du diesel", a-t-il déclaré la semaine dernière devant la presse, expliquant que la société avait déjà dépensé plus de 690 millions de dollars en carburant cette année.

Certaines municipalités ne payent pas l'électricité qu'elles consomment, ce qui ajoute aux difficultés financières de l'entreprise, a-t-il ajouté. Eskom croule sous une dette de 22 milliards de dollars, dont le gouvernement s'est engagé à prendre en charge la moitié.

Les délestages sont planifiés et les plages horaires réparties selon les quartiers. La mauvaise nouvelle tombe le plus souvent via téléphone portable, grâce à une application spécialement dédiée. Dans les coins privilégiés s'enclenche alors le ronronnement des générateurs, tandis que d'immenses zones pauvres du pays restent dans l'obscurité.

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