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Les Sénégalais veulent des mesures de sécurité face au coronavirus

Dans les hôpitaux, la routine continue même si les autorités sanitaires annoncent des mesures préventives et de riposte à Dakar, le 30 janvier 2020. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Apparu en Chine, le coronavirus se propage rapidement à partir de son épicentre. Au Sénégal, les habitants ont de vagues notions de la maladie tandis que leurs compatriotes bloqués en Chine demandent une assistance aux autorités.

Avec plus de 170 morts en Chine et près de 5.000 personnes contaminées, le coronavirus devient un danger de plus en plus réel pour le monde.

Aucune infection confirmée de coronavirus en Afrique
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À Dakar, on en parle peu et les rares citoyens imprégnés de la question demandent un renforcement du contrôle aux frontières. C'est le cas de Ngagne Diop : "j'en ai entendu parler, ils disent que c'est très dangereux". Pour cet homme qui avoue ne pas connaître la cause du virus, l'important est que nos autorités prennent des précautions pour mieux garder les frontières afin que les gens contaminés ne puissent pas entrer. Ngagne ajoute que "si on sent quelque chose d’anormal à notre corps, mieux vaut aller à l’hôpital".

Si les Sénégalais demandent une vigilance maximale, leurs compatriotes de Chine sont, eux, déboussolés. Ousmane Ndiaye, un commerçant, fait la navette entre Dakar et les villes chinoises. Il affirme que son commerce est, certes, plombé, mais pour le moment, le plus important à ses yeux est de venir en aide aux concitoyens vivant dans l'épicentre de la flambée de coronavirus. "A l'instant où je vous parle, il y a douze ressortissants sénégalais qui résident à Wuhan et la ville est en quarantaine depuis des jours".

Il affirme qu'ils ont lancé des appels aux autorités pour qu’elles leur viennent en aide, mais sans réponse. Le commerçant exhorte le gouvernement pour qu’il fasse des "efforts pour les Sénégalais qui sont là-bas au moins".

Si les Sénégalais présents en Chine espèrent un rapatriement, les médecins eux ne le préconisent pas. Pour le Dr Sidy Tall, cette option est extrêmement risquée dans de pareilles circonstances "sachant qu'en cas d'épidémie, il est interdit de faire des déplacements de la zone de l'épidémie vers d’autres territoires avec un risque de dissémination de l’affection, il est primordial que les gens qui doivent se déplacer soient dépistés au préalable afin d’éliminer une infection quelconque", avertit d'emblée le médecin.

Dr Tall explique que ce qui est primordial dans ses cas, c'est déjà que la personne qui a ses symptômes soit isolée, qu'elle ne soit pas en lieu public parce que "pour le moment, aucun vaccin n’a été trouvé et tous les symptômes qui ont été décrits, ce sont des symptômes qui sont assimilables à des symptômes grippaux". Pour lui, il est donc essentiel de faire attention parce qu'il faut "éviter qu'une dissémination ne commence à s’installer".




Même s'il promet aide et assistance aux Sénégalais bloqués en Chine, l'État veut avant tout éviter l'entrée et la propagation du coronavirus au Sénégal.

Pour y arriver, le ministère de la Santé préconise des mesures simples pour éviter la maladie. Il s'agit entre autres de se laver les mains avec du savon, de se couvrir le nez et la bouche pour tousser et au besoin se protéger le visage avec un masque.

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Génocide rwandais: l'ancien ministre Ngirabatware transféré au Sénégal

Augustin Ngirabatware (D), ancien ministre rwandais de l’urbanisme, est assis à côté de son avocat Cecil John Maruma (G) lors de sa première comparution devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) à Arusha, le 10 octobre 2008

L'ancien ministre rwandais Augustin Ngirabatware, condamné à 30 ans de prison pour son rôle dans le génocide au Rwanda en 1994, purgera le restant de sa peine au Sénégal, a indiqué mercredi la justice internationale.

Dans un document daté du 28 mai, rendu public mercredi, le juge Carmel Agius a ordonné le transfert de M. Ngirabatware au Sénégal "pour l'exécution de sa peine dès que possible après le prononcé du jugement" dans une autre affaire.

Dans ce dossier distinct, M. Ngirabatware et trois de ses proches ont été reconnus coupables le 25 juin d'avoir cherché à soudoyer et intimider des témoins dans le but d'annuler la condamnation pour génocide à l'encontre de l'ancien ministre.

Né en 1957 à Nyamyumba, M. Ngirabatware est le gendre de l'homme d'affaires Félicien Kabuga, accusé d'être le financier du génocide et arrêté en mai 2020 près de Paris.

Ministre du Plan au moment du génocide, qui a fait 800.000 morts selon l'ONU, essentiellement des membres de la minorité tutsi, Augustin Ngirabatware a été condamné en appel en 2014 par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), pour génocide et incitation à commettre le génocide dans sa commune de Nyamyumba (nord-ouest).

La condamnation avait été confirmée en 2019 au terme d'une procédure de révision de son procès devant le Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux (MTPI), qui a pris le relais du TPIR.

Docteur en économie formé en Suisse, M. Ngirabatware avait fui le Rwanda en juillet 1994. Il avait travaillé dans des instituts de recherche au Gabon et en France, avant d'être arrêté en Allemagne en 2007 puis transféré au TPIR un an plus tard.

Fête de la Tabaski: à Dakar, pas d'affluence chez les vendeurs de moutons

A Dakar, les points de vente sont installés un peu partout au Sénégal, le 20 juillet 2021. (VOA/Seydina Aba Gueye)

La Fête de l’Eid, communément appelée Tabaski, est l’une des célébrations religieuses les plus respectées au Sénégal avec notamment le sacrifice du mouton. Mais pour la deuxième année consécutive, elle sera célébrée en pleine pandémie de Covid-19. 

A quelques heures de la Tabaski, les éleveurs étaient installés un peu partout dans les rues et places de Dakar. D'habitude, les moutons de race sont très prisés malgré leur cherté.

Avec la conjoncture, Samba Diallo préfère ne pas en vendre cette année. Il est basé à Liberté 6, les prix de ses bêtes varient entre 100.000 et 400.000 francs. Sa moyenne de vente : 1 à 2 moutons tous les 3 jours. "Il y a de cela 3 ans nous ne vendions que des moutons de race. Cependant avec la crise sanitaire et la conjoncture, les acheteurs de moutons de race se font rares", se plaint-il.

Amadou sow est également éleveur. Il a commencé a exposer ses moutons depuis 10 jours. Il n’a vendu aucun mouton. Pourtant pour ses prix se veulent abordables et varient entre 100.000 et 350.000 f CFA.

"Les acheteurs se font rares en ce moment, sûrement c’est parce qu'ils n’ont pas d’endroit où garder le mouton. Les prix sont abordables, le moins cher coûte 100.000 F et le plus cher 350 000 francs CFA. Ils viennent demander les prix mais n’achètent pas. La preuve je n’ai pas encore vendu de mouton, une première pour moi si je compare cette opération Tabaski avec les éditions passées", se plaint-il.

Comment les Maliens ont passé la Tabaski
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Assane est un père de famille qui habite à Ouest foire, il n’a pas encore acheté le mouton de la Tabaski. Pour lui, conjoncture ou pas, il va accomplir ce rituel religieux, en bon croyant il reste optimiste et place toute sa confiance entre les mains du bon Dieu.

"C’est évident je vais acheter un mouton, même s' il faut le reconnaître les temps sont durs. Je crois en Dieu et je lui fais confiance, il va me donner de quoi faire le sacrifice d' Abraham et le fera avec tout le monde, c’est mon intime conviction, ça va aller pour tout le monde même si le contexte économique est particulier", dit-il d’un air résigné.

Le président des éleveurs a annoncé une quantité importante de moutons disponibles pour les besoins de la Tabaski. Il parle de plus de 27.000 bêtes réparties dans les régions.

A Dakar, dans chaque quartier est installé un point de vente. Seulement les éleveurs ont avoué qu'en ce moment les acheteurs viennent au compte-gouttes. La conjoncture ne leur permet pour le moment pas de prétendre acheter les moutons avec les prix actuels.

La troisième vague du Covid-19 préoccupe les autorités sénégalaise

Une rue de Dakar, la capitale du Sénégal, le 15 juillet 2021.

Une 3e vague de covid19 est annoncé sur le continent africain. Au Sénégal, si plusieurs variants ont été détectés, les mesures préventives sont plus que jamais négligées.

L'organisation mondiale de la santé (OMS) alerte depuis des semaines sur l'arrivée d'une 3e vague de Covid-19 en Afrique. Au Sénégal, l'Institut de Recherche en Santé, de Surveillance Épidémiologique et de Formations (Iressef) a confirmé la présence de variants préoccupants dont le très redouté Delta. Le directeur de l’Iressef, professeur Souleymane Mboup, conforte l'OMS et sollicite plus de vigilance.

"Avec cette épidémie on a vraiment senti une fatigue, ce qui est normal. A un certain moment, il y a eu des mesures que tout le monde respectait. Au fur et à mesure de l'évolution de la pandémie, surtout à la fin de la deuxième vague, on a senti qu'il y a eu un relâchement", souligne le scientifique. Mais l'information importante est qu'il faut se préparer à une 3e vague, d’après le Pr Souleyemane Mboup.

"Dans des pays en Afrique on voit la présence de ces variants préoccupants, le variant britannique est pour le moment majoritaire, suivi du variant indien. Et ce qu’on sait c’est qu’il se propage très rapidement", prévient-il.

Paradoxalement face à cette situation alarmante décrite par les autorités sanitaires, on constate un relâchement de la part des populations.

A Dakar, un jeune homme qui a requis l’anonymat semble minimiser l'arrivée d'une 3e vague. Nous l’avons rencontré dans la rue sans masque.

"Sincèrement je ne crois pas à l'arrivée de la 3e vague de coronavirus. Pourquoi ? parce qu’on nous avait déjà annoncé la deuxième vague avec des conséquences désastreuses pourtant rien de tout cela ne s'est produit", affirme-t-il. Le jeune homme conclut son propos en reprenant les mots des autorités. "Le président avait dit d'apprendre à vivre avec le virus. C'est ce que nous faisons. Donc avec ou sans 3e vague, la vie continue et nous allons vivre", dit-il d’un ton amusé.

Trouvé à un arrêt de bus, Ousmane Samba pense que les Sénégalais ne sont pas conscients des dangers que pose le virus.

"Nous négligeons les effets néfastes du virus. Nous entendons tous la hausse des cas mais on s’obstine à vouloir dire qu'il n'y aura pas 3e vague. De plus arrêtons d’accuser l’État de tous les maux. Nous n’avons qu'à porter des masques, respecter les gestes barrières et utiliser du gel hydro alcoolique", suggère-t-il.

Au Sénégal, le vaccin gratuit anti-covid ne fait pas courir
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Salif Diop est en phase avec Ousmane Samba. Pour lui, l'arrivée de la 3e vague est due au relâchement.

"Nous ne respectons pas les mesures préventives et nous avons tendance à baisser les bras d’où l’augmentation des cas", estime-t-il.

Malgré le relâchement constaté, certains continuent à suivre scrupuleusement les mesures barrières.

Porter son masque, se laver les mains régulièrement Ali, un sexagénaire, dit prendre toutes ces précautions pour éviter de contracter le virus. "Je vois les cas augmenter donc je continue le port du masque et le lavage fréquent des mains", affirme-t-il avec sérénité.

Malgré la découverte de vaccin, au Sénégal les cas augmentent.

Si d'aucuns pensent qu'il faut vivre avec le virus, d'autres continuent à respecter les gestes barrières et les règles d'hygiène. La seule constante est que nous assistons à une augmentation des cas notamment ceux dits communautaires.

COVID-19: A Dakar, "avec ou sans 3e vague, la vie continue"

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Un data center accueilli comme une révolution au Sénégal

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