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Peu de Sénégalais font leur bilan médical

Centre de santé à Dakar, au Sénégal, le 19 avril 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Au Sénégal, des cas de mort subite et de crise cardiaque sont de plus en plus nombreux. Très peu de Sénégalais ont la culture du "check-up", encore appelé bilan médical. Une pratique sanitaire importante, mais peu connue ou pratiquée.

D’une démarche lente et nonchalante, Amara Badji arpente une ruelle aux alentours du stade Demba Diop. Agé de 78 ans, il ignore ce que veut dire un bilan de santé. "Non je ne sais pas ce que c'est, je n'en ai aucune idée".

Les Sénégalais ne font pas assez de bilan médical
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Après Sicap, un quartier populaire de Dakar, cape sur Tilene un autre quartier périphérique de la capitale Sénégalaise. Adja Yacine Fall est assise sur un banc public. Elle attend son bus. A la main, un sac en plastique bleu contenant des légumes. Elle a déjà fait un bilan médical. Mais il y a un hic, elle n’a pas fait le suivi.

"J'ai une fois fait un bilan de santé il y a cinq ans. En résumé, c'est un petit geste aux grands effets. C'est à travers le bilan qu'une maladie a été décelée mais j'ai pas pu faire le suivi parce que j'avais peur. Je comprends l'attitude des Sénégalais qui ont peur de faire un check-up parce que souvent des maladies graves sont décelées, des maladies liées à la mort", estime-t-elle.

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De nombreux Sénégalais refusent de faire des bilans de santé, car souvent les résultats issus des check up signalent des maladies chroniques, ce qui crée la psychose.

Une femme, sous le couvert de l’anonymat, invite les médecins à rassurer et à sensibiliser les patients : "On a quelques appréhensions par rapport aux médecins, par rapport à tout ce qui tourne autour de la santé en général. On a peut-être peur de se rendre compte qu'on a une maladie plus ou moins grave. Je trouve quand même que c'est aux médecins eux-mêmes de rassurer les patients et de leur dire que c'est pas comme si on allait trouver quelque chose et même si on trouve quelque chose, ce serait la porte ouverte à un traitement, à un accompagnement et à un suivi médical personnalisé."

L’objectif d’un bilan de santé est d’aider à maintenir une personne en bonne santé. Et même si on se sent en forme, il est judicieux de faire un point à intervalles réguliers sur son état physique, pour que le médecin puisse rectifier certaines mauvaises pratiques, et si nécessaire, qu’il en place un plan de traitement.

A chaque âge, le corps subit des évolutions et transformations, et un dispositif d’examens biologiques suivi d’un contrôle des poids, tension, vue, audition et réflexes pourrait se rapprocher de l’idée d’une révision que l’on ferait pour son propre corps, afin de rester en bonne santé.

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Réouverture des frontières aériennes sénégalaises après quatre mois de fermeture

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Construction d’un camp militaire sénégalais près de la frontière malienne

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Les JO de la jeunesse, Dakar 2022, reportés à 2026

Le président Macky Sall lors de l'AG du CIO, Argentine, le 8 octobre 2018.

Le Comité international olympique (CIO) et le Sénégal ont décidé de reporter à 2026 les prochains Jeux olympiques de la jeunesse.

"Le report de Dakar 2022 permet au CIO, aux comités nationaux olympiques et aux fédérations internationales de mieux planifier leurs activités, qui ont été fortement affectées par le report des Jeux olympiques de Tokyo 2020 (à 2021), par les reports consécutifs d'autres évènements sportifs internationaux, et par les conséquences de la crise de santé mondiale sur les volets opérationnels et financiers", écrit le CIO dans un communiqué.

"Je souhaite répéter que le CIO conserve tout mon soutien pour l'organisation des Jeux de la jeunesse, repoussés à 2026", déclare le président du Sénégal Macky Sall cité dans le communiqué.

Les Jeux olympiques de la jeunesse, réservés aux athlètes de 14 à 18 ans, sont organisés tous les deux ans depuis la première édition en 2010 à Singapour, en alternant Jeux d'été et d'hiver, comme les JO classiques.

La dernière édition s'est déroulée à Lausanne (Suisse) du 9 au 22 janvier dernier. Avec le report de Dakar à 2026, le premier évènement olympique programmé en Afrique, les prochains JO de la jeunesse seront donc de nouveau consacrés aux sports d'hiver et auront lieu en 2024 dans la province du Gangwon en Corée du Sud.

Les footballeurs professionnels demandent plus de reconnaissance au Sénégal

El Hadj Diouf, Yatma Diop, Ferdinand Coly entre autres président la création du syndicat, le 13 juillet 2020. (VOA/Seydina Aba Gueye)

En phase de projet depuis le mois de septembre 2019, l'Union nationale des footballeurs professionnels du Sénégal a tenu son assemblée générale élective le 11 juillet dernier. Les joueurs en activité, les anciens internationaux et les légendes comme Yatma Diop, El Hadj Diouf et Ferdinand Coly ont tous répondu présents. L'objectif : la reconnaissance, la réhabilitation du footballeur local et la défense des intérêts moraux et matériels.

En 10 ans d'existence, le football professionnel sénégalais n'a jamais eu d'instance dédié aux joueurs. Ils n’avaient même pas accès aux différentes sphères de décision. Une anomalie que les footballeurs professionnels ont décidé de corriger en mettant en place une structure capable de gérer leurs intérêts, comme l'indique à VOA Afrique Abdoulaye Diop, trésorier général du syndicat.

"Nous allons envoyer représentants au niveau de la fédération et de la Ligue sénégalaise de football professionnel parce que vous n’êtes pas sans savoir que depuis le début du football local aucun joueur n’est représenté dans ces instances toutes les décisions sont prises sans pour autant demander l’avis des joueurs", confie-t-il. Abdoulaye ajoute également que certains joueurs sont victimes de "licenciements abusifs" et que d'autres "n'ont même pas perçu leurs salaires" durant cette période de Covid-19.




Pour gommer ces maux qui les empêchent de s'épanouir, les joueurs ont porté leur choix sur Lamine Mboup. Le tout nouveau secrétaire général est déjà en ordre de bataille. Pour lui, l'urgence est d'intégrer les organes de décisions du football sénégalais afin que le professionnel puisse enfin avoir la reconnaissance qu'il faut. "Nous allons avoir un poste au comité exécutif de la fédération, à la chambre de résolution des litiges", a-t-il déclaré.

"La dernière fois quand je me révoltais, je disais que même le vendeur d’arachide est plus nanti que le footballeur parce que lui quand il vend son arachide il ressort avec au moins 10.000 francs par jour mais le footballeur lui n’a que 500 francs de transport après chaque match. Vous pensez que c’est normal, il faut arrêter", peste le secrétaire général du nouveau syndicat des footballeurs professionnels. Il précise que même quand le transfert d'un joueur permet au club de gagner des centaines de millions, les joueurs n'en profitent pas, "ce sont les dirigeants qui en profitent et ça doit s’arrêter". conclut-il.

Pour développer le football professionnel, il faut placer les acteurs au cœur du système, tel est la conviction de Ferdinand Coly ancien international sénégalais mandaté par Fifpro, le syndicat international des joueurs de football. "Ce n'est pas facile c’est sûr mais il faudra quand même s'y atteler comme on dit on ne peut pas être premier africain au niveau de la Fifa et ne pas avoir les infrastructures et les moyens de pouvoir assurer un minimum pour les joueurs", plaide l'ancien latéral des "Lions de la Teranga".

Il précise cependant que la conciliation sera la meilleure méthode pour atteindre les objectifs fixés, "ça fait 10 ans que ce championnat existe et on va améliorer tout ça c’est un long processus mais pas contre qui que ce soit". Pour Ferdinand Coly, les présidents de clubs sont aussi en difficulté aussi mais il faut "trouver le juste milieu" pour que les acteurs principaux peuvent au moins subvenir à leurs besoins.

Le président de la Fédération sénégalaise de football et plusieurs présidents de clubs ont déjà apporté leur soutien à l'initiative des joueurs tout comme l'Association des anciens internationaux. Ces derniers ont d'ailleurs été impliqués dans des commissions pour encadrer l'action de leurs jeunes frères et leur offrir un accompagnement dans l'optique de leur reconversion.

L’île sénégalaise de Gorée désormais “Place de la liberté et de la dignité humaine”

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