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Les revendications sociales planent au dessus de la rentrée scolaire au Bénin


Un stand de fournitures scolaires, à Cotonou, Benin, le 10 septembre 2017. (VOA/Ginette Fleure Adande)

Contrairement aux années précédentes, la rentrée aura lieu le 18 septembre prochain. Les parents espèrent une rentrée scolaire apaisée. Dans le rang des partenaires sociaux, on parle d'une année tumultueuse si le gouvernement Talon ne prend pas la peine de s'asseoir à la table de négociations afin d'écouter les acteurs de l'école sur leurs différentes revendications.

Dans quelques jours, l'école s'ouvrira pour le bonheur des apprenants, impatients d'affronter les cours. Certains pensent tout de même n'avoir pas eu suffisamment de temps pour se remettre de l'année scolaire écoulée.

Pour une bonne rentrée scolaire apaisée, il faut des enseignants satisfaits ayant le cœur à l'ouvrage. Même si le gouvernement a pris des décisions fortes, elles ne satisfont pas les responsables syndicaux qui pensent que le gouvernement "use de ruse et de manipulation".

Pour Noël Chadare de la Cosi Bénin, "la rentrée risque d'être violemment perturbée si l'État ne joue pas son rôle".

"Il faut que le gouvernement négocie au lieu de faire de la communication", dit-il.

L'ancien secrétaire général de la CSTB pense que le gouvernement se doit de se départir des effets d'annonce pour de réelles actions sur le terrain des réformes pour lesquelles.

Le gouvernement est attendu pour une éducation de qualité et un mieux-être des acteurs du secteur qui vivent dans la misère et la précarité.

"Il faut que Talon sache qu'il doit poser les problèmes de l'école, et pour trouver une solution, c'est avec les acteurs de l'école qu'il faut les trouver", explique-t-il.

Une rentrée coûteuse

Pour le moment, les écoles sont désertes et attendent d'accueillir les apprenants le 18 septembre. Mais on ne sent aucunement les préparatifs sur le terrain, sur les stands de vente de fournitures. La baisse du pouvoir d'achat serait pointée du doigt par certains vendeurs.

La grande affluence se fera sentir à la veille ou au cours des premières semaines de la rentrée. C'est une stratégie qui espère voir les prix baisser à cause de la mévente.

Le gouvernement mesure la portée d'une rentrée sans mécontentements.

Lucien Kokou, ministre de l'Enseignement secondaire, à Cotonou, Bénin, le 10 septembre 2017. (VOA/Ginette Fleure Adande)
Lucien Kokou, ministre de l'Enseignement secondaire, à Cotonou, Bénin, le 10 septembre 2017. (VOA/Ginette Fleure Adande)

Le ministre de l'Enseignement secondaire, Lucien Kokou, rassure de la volonté manifeste du chef de l'État à prendre en compte et à satisfaire au mieux toutes les revendications des travailleurs.

"Tout est planifié pour que la rentrée soit apaisée", a-t-il insisté.

Cette année, le gouvernement Talon a décidé d'introduire l'apprentissage de l’anglais déjà au cours primaire, une décision qui avait suscité des critiques.

De nombreux Togolais attendent le gouvernement sur sa politique des infrastructures puisque de nombreuses écoles dans la capitale seront fermées les premières semaines de la rentrée pour cause d'inondations.

Ginette Fleure Adandé, correspondant à Cotonou

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